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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Lundi 6 juillet 2009
C'est peu dire que Cantona suscite une véritable passion outre manche. Voici un article qui le décrit très bien, le but dont on parle dans cet article qui est tout bonnement hallucinant, et un clip réalisé à la gloire de ce monsieur, chanté par...James Hetfield de Metallica ;) Juré, c'est pas moi qui ai fait le clip ;)

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Enquête
Cantona, une passion anglaise
LE MONDE | 26.05.09 | 09h41  •  Mis à jour le 26.05.09 | 21h12

STOCKPORT (GRANDE-BRETAGNE) ENVOYÉ SPÉCIAL

Plus de dix ans après avoir pris sa retraite, Eric Cantona est revenu en avril 2008 sur les lieux de ses exploits de 1992 à 1997, le stade Old Trafford. En assistant à la victoire de l'équipe de Manchester United sur l'AS Roma, il a alors pu encourager son ancien coéquipier Ryan Giggs, un Gallois qui court toujours sous le maillot rouge et qui s'apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, mercredi 27 mai, contre Barcelone.

Ce jour-là, "Canto" était en ville pour le tournage de Looking for Eric, le nouveau film de Ken Loach, qui sort sur les écrans ce 27 mai après avoir été présenté à Cannes. Le cinéaste anglais a fait une entorse à son principe de ne pas travailler avec des vedettes. Pour la première fois, il a eu affaire à des paparazzis.

Tenue secrète, la présence de "King Eric" est vite éventée à Old Trafford. Des caméras de télévision le repèrent, puis le speaker fait une annonce. Aussitôt, les tribunes entonnent des chants à la gloire du célèbre attaquant, le numéro 7. Les gorges se déploient, parfois se nouent. A la fin du match, Cantona va saluer quelques amis. Selon Rebecca O'Brien, productrice de Looking for Eric, "cela faisait un drôle d'effet de voir les gens s'écartant sur notre passage pour se coller contre les murs. C'était comme s'ils avaient été touchés par la présence d'Eric Cantona". "Il y a quelque chose de moi qui m'échappe chez les autres", observe le héros, dans une "cantonade".

En fait, Cantona n'est pas revenu à Manchester parce qu'il n'en est jamais vraiment parti. Même en son absence, ses trois syllabes s'invitent dans les hymnes poussés par les supporteurs d'Old Trafford. Le maillot à son nom est toujours en vente, comme le tee-shirt, où son visage mutin se découpe sur une croix de Saint-Georges, avec ce slogan, conçu à l'origine pour Nike : "66 est une grande année pour le football anglais. Eric est né". C'est aussi l'année de la victoire anglaise en Coupe du monde de football.

Si nul n'est prophète en son pays, Cantona est définitivement des leurs : élu "joueur du siècle" en 2001 par les supporteurs de United puis "meilleur joueur de l'histoire de la Premier League" en 2005, il est le seul non-Britannique à être membre de la Fondation de l'English Football Hall of Fame. "Si un jour je dois revenir dans ce milieu, confie l'actuel sélectionneur de l'équipe de France de beach soccer (football de plage), ce sera pour être entraîneur de l'équipe nationale anglaise ou de Manchester."

Parolier du club de supporteurs d'Old Trafford et auteur à ce titre du chant Eric the King, Peter Boyle remarque qu'"Eric jouait au baby-foot dans les pubs. La plupart des joueurs fréquentent des restos chics. Je ne vois pas comment Nicolas Anelka pourrait être idolâtré. Je ne l'ai croisé qu'une fois en faisant mes courses. Il se la pétait en arrivant à fond dans sa bagnole de sport". Anelka a, il est vrai, un autre défaut majeur : avoir porté les couleurs de Manchester City, le voisin honni.

Avec le recul, Eric Cantona peut-il analyser les raisons de ce culte qui perdure ? "Je n'ai pas envie de tout savoir, dégage-t-il en touche. C'est comme pour une histoire d'amour, ça peut tuer la magie. Et une histoire d'amour est comme une grande œuvre. Il y a autant d'œuvres que d'observateurs. C'est pour cela qu'il ne faut jamais mettre un titre à un tableau."

"Je peing et je t'emmerde, je suis libre, moi", bougonnait sa marionnette des "Guignols" quand il se retira du football à l'âge de 30 ans. Admirateur de Rimbaud et de Jim Morrison, Cantona choisit de couper les ponts pour se consacrer à d'autres passions, la peinture, donc, et le cinéma. Dans le premier cas, on eut peu l'occasion de découvrir ses œuvres, à l'exception du nouvel habillage que le Marseillais conçut pour les bouteilles de Pastis 51. Quant à sa carrière d'acteur, elle n'a pas vraiment décollé. Affirmation qu'il rejette aussitôt : "Non, après L'Outremangeur, j'ai fait La vie est à nous, de Gérard Krawczyk, et Le Deuxième Souffle, d'Alain Corneau. C'est une belle filmographie. Qu'après douze ans on continue de me proposer des films comme ceux-là, je suis privilégié."

Certes, mais son plus grand rôle, celui où il a crevé l'écran, eut pour cadre Albion et ses pelouses. Aucune scène de violence cinématographique ne parviendra jamais à la cheville du mawashi-geri, le "coup de pied circulaire" qu'il administra à un spectateur insultant de Crystal Palace en janvier 1995. Et aucune réplique n'égalera sa métaphore baudelairienne, l'unique commentaire qu'il fit en conférence de presse après sa suspension des terrains pour neuf mois : "Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent qu'on va leur jeter des sardines."

Difficile d'être plus théâtral que lui : col relevé, menton dressé, torse bombé. "C'est un personnage qui rend lyrique, estime Marc Dolisi, auteur du roman adapté du film (Looking for Eric, éd. Le Serpent à plumes, 224 p., 17, 90 €). Ce qui frappe, c'est qu'il ne regarde jamais ses pieds, alors que Zidane, par exemple, le fait tout le temps. Dans ce registre, Cantona aurait un équivalent à Manchester, Cristiano Ronaldo. Ce qui les distingue, c'est que Ronaldo a de la vanité et Cantona de l'orgueil."

La comédie de Ken Loach offre à revoir le but inouï qu'il inscrivit contre Sunderland en 1996, qualifié d'"orgasme footballistique" par l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano.

Autant que l'acte lui-même, on a retenu le "post". Un autre aurait folâtré sur l'herbe, lui reste impassible puis sourit. C'est un "Alors heureux ?" qu'il semble adresser au public. Il se défend pourtant de toute mise en scène : "Si j'ai joué, c'est seulement au foot. Jamais je n'ai prévu telle ou telle célébration de but. Parce qu'il était trop bon de laisser vivre cela dans l'instant et de le partager ensemble. Ma plus grande fierté dans la vie est de n'avoir jamais pensé à ce que je ferais une minute après." Looking for Eric, pour lequel il a monté les marches cannoises au bras de son épouse, l'actrice Rachida Brakni, ne repose pas sur une géniale improvisation mais bien sur une "idée originale" d'Eric Cantona, "deux pages, plus sur les fans que sur moi", précise-t-il. Il a pensé à Ken Loach parce qu'il aime "le cinéma social, le sien, celui de Pasolini, Fassbinder, et de Bertrand Bonello" et parce que Loach, supporteur de Bath (club de 5e division), est "très proche de ce que sont les fans de foot anglais".

Son chef monteur, aussi, qui a censuré, dans le film, toute image de but encaissé par son club, Arsenal. L'initiative de Cantona renvoie à la déclaration publique qu'il fit en 1992 aux supporteurs de Leeds, à peine débarqué et déjà champion d'Angleterre. Prononcé avec l'accent du Vieux-Port, "I love you, I don't know why but I love you" marqua le coup d'envoi de la cantomania. "Je ne connaissais de l'Angleterre que les buts étrangers qui passaient à la fin de "Stade 2", mon moment préféré, se souvient-il. J'avais arrêté le foot en France, cela faisait trois mois que je ne faisais rien. C'est Platini qui m'a conseillé de tenter ma chance là-bas. Je lui avais dit : "Ici, en France, le foot n'est pas celui auquel je rêvais", alors que quand j'étais jeune j'aurais payé pour être joueur."

A l'entendre, "tout est différent" sur l'île de cocagne : "Les fans, les joueurs, plus matures qu'ailleurs : ce sont des hommes. Tous les dimanches, c'est un grand match. Et il y a une vraie identité par club. Manchester joue comme il y a cinquante ans. Des personnalités se sont exprimées : George Best, Roy Keane, moi. Ailleurs, on n'en aurait pas voulu." Désirer Cantona se méritait.
Bruno Lesprit

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Le but contre Sunderland en 1996



Un super clip, sur une chanson de Metallica, à la gloire de Canto !



Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Vendredi 3 juillet 2009
3 fois 'Non', mais on affirme vouloir oeuvrer pour trouver une solution à la Paix au Moyen-Orient. N'y-a-t-il pas une mauvaise foi quelque part ?

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Tiré de la Newsletter du journal 'Le Monde' daté du 25 Mai 2009

Israël inflexible
Tel-Aviv a opposé hier un triple "non" à la création d'un Etat
palestinien souverain, à un retour aux frontières de 1967 et à un gel de la colonisation, tout en affichant une volonté d'ouverture.
Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Jeudi 2 juillet 2009
Encore un article qui va dans le sens de la médiocrité de certaines personnes agissant dans le domaine juridique... A un drame initial, la Loi, aveugle comme chacun sait (...et bien souvent médiocre...), applique des sentences totalement à contre-temps de la réalité et inhumaine.

A quand le développement d'un logiciel qui serait chargé de dire le Droit ? Trop con ? Trop inhumain ? Oui, mais au moins on aurait une excuse ! Tandis que dans ce cas, la Cour d'Appel ne peut pas dire que le Droit a été donné par une machine et n'a donc pas d'excuse : son juge a été con, incompétent et médiocre... Telle est la réalité de notre Justice aujourd'hui, telle est la réalité de notre société gouvernée par une telle incompétence...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 19 Mai 2009

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Le cadavre, la cour d'appel et le trouble anormal de voisinage


Elle s'appelait Daphné, elle était très âgée et vivait seule dans son appartement parisien. Elle est morte dans la nuit du 8 au 9 août 2003, victime de la canicule. Son aide ménagère n'a découvert son cadavre décomposé que quatre jours plus tard.

Lorsqu'elle est rentrée de vacances fin août, la voisine du dessous de Daphné a découvert " des coulures de liquide et de matières " qui empestaient son appartement. Elle a sollicité le service de l'hygiène de la Ville de Paris qui a dû procéder à des pulvérisations d'eau de javel pour nettoyer son domicile, rendu inhabitable pendant deux ans. Ici finit l'histoire de Daphné. Ici commence une singulière bataille juridique.

En 2004, la voisine décide d'agir en justice contre la fille de Daphné pour obtenir des dommages et intérêts. Elle évalue son préjudice matériel à plus de 10 000 euros, la perte de la jouissance de son appartement à 11 000 euros et demande en outre 10 000 euros de préjudice moral.

A l'appui de sa plainte, elle soutient d'une part que Daphné " a commis une faute en souillant l'appartement de ses voisins " (article 1382 du code civil : " Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer ").

Elle relève d'autre part que si la fille et unique héritière de Daphné avait " pris journellement des nouvelles de la santé de sa mère, elle aurait rapidement constaté que celle-ci était décédée et les produits de décomposition n'auraient pas détérioré - son - appartement ". Elle souligne en conséquence qu'" en ne s'enquérant pas de sa mère, âgée et impotente, pendant la période de canicule ", la fille de Daphné a commis une faute de " négligence ou d'imprudence " (article 1383 du code civil). Elle observe enfin que le cadavre de Daphné " est une chose " dont sa fille avait la garde et que sa responsabilité doit être engagée sur le fondement de l'article 1384 du code civil (" On est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa garde ").

" ECOULEMENTS "

En réponse, la fille de Daphné fait valoir qu'il ne peut lui être reproché d'avoir délaissé sa mère, une aide ménagère se rendant deux fois par semaine à son domicile et que la canicule d'août 2003 a constitué " un cas de force majeure ", l'exonérant de sa responsabilité.

L'affaire est venue devant le tribunal de grande instance de Paris qui a débouté la voisine en janvier 2007. Elle a fait appel de ce jugement et obtenu gain de cause devant la cour d'appel de Paris. Dans un arrêt rendu le 28 janvier 2009, la cour constate que l'appartement de la voisine a bien été " souillé par des écoulements et des odeurs provenant de l'appartement du dessus du fait que la dépouille mortelle est restée plusieurs jours sans être enlevée ". Elle relève qu'en application de l'article 724 du code civil (" Les héritiers désignés par la loi sont saisis de plein droit des biens, droits et actions du défunt "), la responsabilité de la fille de Daphné est engagée " à raison des dommages anormaux " qui ont été causés dans l'appartement de la voisine et que la canicule de 2003 ne constitue pas " un événement imprévisible et irrésistible susceptible de l'exonérer ".

En conséquence, la cour a condamné la fille de Daphné à payer 11 857 euros de dommages et intérêts. Elle a simplement revu à la baisse son préjudice moral, évalué à 1 000 euros. Le bilan des vingt mille morts de la canicule d'août 2003 s'est alourdi d'un trouble de voisinage.

Pascale Robert-Diard

Dans le blog Chroniques judiciaires de Pascale Robert-Diard,
Par James Hetfield - Publié dans : Société
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Mercredi 1 juillet 2009
C'est vraiment à se tordre de rire ! Sous prétexte que le personnel syndiqué à la SNCF peut se permettre de gérer son syndicat à plein temps, le personnel se tire la bourre pour savoir qui aura le pouvoir syndical et qui va pouvoir glander le plus !

Ca donne bien le La concernant la mentalité qu'il y a dans cette boite à cons... M'enfin : le PDG étant un débile profond, il n'est pas étonnant que le personnel agisse de même...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 19 Mai 2009

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SNCF : les " gros " syndicats étouffent les " petits "
Les tensions entre les organisations sont la conséquence de la réforme de la loi sur la représentativité
   
Pendant une fraction de seconde, Guillaume Pepy s'est demandé s'il n'allait pas devoir séparer les belligérants. L'altercation a eu lieu début mai, alors que le président de la SNCF rencontrait des représentants des cheminots. Avant même que la réunion ne commence, les élus de la CGT et de SUD-Rail se sont copieusement invectivés devant leur patron, un peu effaré. " Je ne comprends pas. D'habitude, c'est à moi que vous vous en prenez ", leur a, en substance, fait remarquer M. Pepy.

    La CGT, première organisation avec 39,30 % des suffrages

Le scrutin de mars Les élections professionnelles à la SNCF du 26 mars concernaient 27 comités d'établissements (CE) : 23 régionaux, 3 directions centrales (transverses, clientèle et infrastructures) et 1 CE Fret.

Les résultats A l'issue du scrutin, la CGT a obtenu 39,30 % des voix, un score suffisant pour signer un accord d'entreprise mais en deçà des 50 % requis pour dénoncer un accord. L'UNSA, qui a obtenu 18,05 %, fait partie des syndicats représentatifs puisqu'elle a obtenu plus de 10 % mais ne peut pas signer d'accord d'entreprise sans s'adosser à une autre organisation, tout comme SUD-Rail (17,67 %). La CFDT (fusionnée avec la FGAAC) a eu 11,59 % des voix. FO et la CFTC n'ont pas franchi les 10 % au niveau national mais FO dépasse les 10 % dans neuf régions et la CFTC dans cinq.
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Depuis quelques semaines, les accrochages entre syndicalistes de la SNCF se multiplient. Ces tensions sont la conséquence directe des élections professionnelles du 26 mars, qui ont divisé le paysage en deux camps.

D'un côté, il y a la CGT, l'UNSA, SUD-Rail et la CFDT - alliée à la FGAAC (agents de conduite, autonomes) - qui ont recueilli au moins 10 % des voix sur le plan national et qui sont donc considérées comme représentatives, en vertu de la loi du 20 août 2008 " portant rénovation de la démocratie sociale ".

De l'autre, il y a FO et la CFTC, sous la barre des 10 %. Ces deux organisations n'étant plus représentatives, elles ne peuvent désormais ni négocier ni signer d'accord - ce qui est conforme à la nouvelle législation. Ce qui l'est moins en revanche, selon elles, c'est l'application de nouvelles règles dans les régions ou dans les établissements où elles ont obtenu plus de 10 % des suffrages : même à ces échelons-là, elles sont chassées des postes-clés à cause des pratiques anti-démocratiques du " gang des quatre ", selon la formule d'Eric Falempin, secrétaire général de FO-cheminots.

Comme après chaque élection à la SNCF, les syndicats se sont rencontrés en avril pour rédiger un " accord de gestion " sur la répartition des responsabilités dans diverses instances de l'entreprise. Mais cette fois-ci, seules les quatre organisations " représentatives " ont participé à ce " Yalta ". Première décision : désigner des représentants au comité central d'entreprise (CCE). La CFDT, la CGT, SUD et l'UNSA se sont partagé les sièges dévolus aux personnels. Deuxième décision - qui indigne FO et la CFTC : désormais, pour décrocher les postes-clés dans les 27 comités d'établissement (CE) et dans les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), les syndicats devront glaner 20 % des voix, contre 10 % jusqu'alors.

Cette nouvelle disposition " vise très clairement à évincer FO et la CFTC ", dénonce Bernard Aubin, de la CFTC-Transports. Dans le comité d'établissement de Lorraine, par exemple, le syndicat chrétien est exclu des fonctions décisionnelles, bien que 15 % des cheminots aient voté pour lui. L'inspection du travail de Metz, qui a été saisie, a indiqué par écrit que cette situation pourrait être assimilée à une " inégalité de traitement ".

D'autres incidents sont venus troubler l'atmosphère. Bien qu'elle soit arrivée en tête à Strasbourg, la CFTC n'assurera pas le secrétariat du comité d'établissement. " Il nous paraissait délicat de confier cette responsabilité à une personne issue d'un syndicat ne siégeant pas au CCE, explique Xavier Ulrich, responsable régional de l'UNSA-cheminots. Comme les dossiers examinés au niveau régional découlent d'orientations nationales, il est important d'être au courant de ce qui se décide à Paris. "

" C'est tout de même raide d'apprendre que dans des régions où la CTFC a obtenu plus de 10 % et est donc représentative, des syndicalistes de l'UNSA disent à nos militants : "Qu'est-ce que vous foutez à cette réunion ?" ", tempête M. Aubin. Pour de simples rencontres relatives - par exemple - à la sécurité des cheminots, " nous ne sommes plus invités ", note M. Falempin. Cette mise à l'écart s'effectue " avec la complicité de la direction ".

" JE RESPECTE TOUT LE MONDE "

Même s'il fait partie du " club des quatre ", SUD-Rail désapprouve certaines pratiques. " Nous avons récemment organisé une réunion interfédérale à propos des contrôleurs, raconte l'un de ses responsables, Christian Mahieux. La CGT et l'UNSA ont demandé à la CFTC et à FO de quitter la salle en leur expliquant qu'il était hors de question pour elles de signer une expression commune avec les autres fédérations. " Pour M. Mahieux, tous les syndicats de la SNCF ont vocation à participer à ce type de rencontres.

" Je respecte tout le monde ", rétorque le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste. " L'accord de gestion " correspond à des usages établis depuis les années 1980, souligne-t-il, en ajoutant : " Les quatre organisations dites représentatives ont élaboré un texte conforme à la législation. Après discussion, elles ont estimé que pour les comités d'établissement et les CHSCT, le seuil de 20 % s'imposait au regard de la situation créée par la loi de 2008. " A charge pour les syndicats " qui ne se sont pas qualifiés " à l'issue des élections du 26 mars de le faire au prochain scrutin, dit M. Le Reste.

La tâche se révèle difficile pour FO et pour la CFTC dont la visibilité va aller en s'amoindrissant. Elles conserveront leurs locaux syndicaux jusqu'en mars 2010, la direction leur ayant donné un an pour déménager. Mais après cette date, il faudra trouver d'autres solutions. Bon nombre de leurs permanents ne pourront plus consacrer tout leur temps au syndicalisme puisqu'ils vont être remis à disposition de l'entreprise. Le crédit d'heures de délégation syndicale alloué à ces deux syndicats va aussi fondre.

Autrement dit, leur capacité à peser dans le rapport de force est en jeu. " Si une organisation n'est plus capable de nuire, elle n'est plus écoutée, rappelle Bruno Duchemin, responsable de la FGGAC. C'est la culture du dialogue social à la SNCF. Peut-être faudra-t-il la changer. "

Bertrand Bissuel et François Bostnavaron
Par James Hetfield - Publié dans : SNCF
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Mardi 30 juin 2009
Suite à une balade sur la sécurité routière que je fais sur YouTube, je suis tombé sur cette vidéo de daube...

Un connard qui essaie de démontrer que les flics ne font pas leur boulot et harassent le pauvre automobiliste en mettant un radar sur une nationale où des gens roulent comme des tarés...

On a donc un crétin qui s'en offusque...

Sauf que... sauf que, il est de notoriété publique que ce type de voies est accidentogène au possible : une nationale est quatre fois plus dangereuse qu'une autoroute !

D'ailleurs, il n'y a qu'à lire les commentaires sur YouTube pour se rendre compte que la vidéo ne fait pas l'unanimité :s


Par James Hetfield - Publié dans : Société
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