Texte Libre

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
...Mes joies
...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 07:00

Nan ! Je déconne ! Bien entendu que je ne crois pas à mon titre une seule seconde ! C'est quand même édifiant cependant la manière dont certains Chinois élèvent leurs progénitures... On va dire, pour être poli, qu'il y a une différence culturelle ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Janvier 2011

*********

La guerre des " moms " a commencé
Professeure à Yale, Amy Chua provoque la polémique en défendant dans un livre l'éducation " à la chinoise " : et si, là aussi, les Américains étaient dépassés ?
Washington Correspondante

Après le dollar, la " mom " : un nouveau pilier du modèle américain est attaqué. Cette fois, il s'agit d'un élément plus subtil, quoique tout aussi fondamental : la mère de famille. Et encore une fois, la Chine est en première ligne. La mère chinoise, avec ses méthodes dictatoriales, serait " supérieure " à la maman américaine, trop soucieuse de tout ce qui pourrait contrarier l'épanouissement de l'enfant.

Hu Jintao, le président chinois, qui est en visite officielle aux Etats-Unis jusqu'au 22 janvier, n'y est pour rien. L'attaque vient d'une Américaine d'origine chinoise, membre de l'élite intellectuelle, Amy Chua, 48 ans. Professeure à la faculté de droit de Yale, épouse du juriste et romancier Jed Rubenfeld, elle avait déjà publié un ouvrage controversé sur la démocratisation. Cette fois, elle livre un récit sur l'éducation de ses deux filles, " Le chant de bataille de la maman tigre " (The Battle Hymn of the Tiger Mother, Penguin), qui va tellement à contre-courant qu'il a fait l'effet d'un électrochoc.

" Les gens se demandent comment font les parents chinois pour élever des enfants qui réussissent aussi bien. Je peux le leur dire, annonce-t-elle. Voilà plusieurs choses que mes filles n'ont jamais eu le droit de faire. " Suit la liste : pas de " sleepover ", les nuits que les enfants passent chez leurs amis ; pas de " playdate ", les après-midi de jeux avec les copains, pas de télévision ni de jeux vidéo. Interdiction de choisir soi-même ses activités extrascolaires ; interdiction d'avoir des notes inférieures à " A " ; interdiction de jouer d'un instrument qui ne soit pas le violon ou le piano ; interdiction de ne pas jouer du violon ou du piano. Interdiction de ne pas être en tête de classe... sauf en théâtre et en gym.

Selon Amy Chua, la moindre des mères occidentales est capable de faire répéter une leçon de musique pendant une demi-heure. Mais " le plus dur, c'est la deuxième heure, ou la troisième ". C'est là que la " maman tigre " intervient. Elle menace sa fille de brûler ses peluches. Elle lui interdit d'aller aux toilettes tant que le morceau ne sera pas maîtrisé. Elle laisse la cadette à la porte, malgré le froid (" Tu ne peux pas rester à l'intérieur si tu n'écoutes pas maman "). Quand l'enfant arrive en deuxième position en maths (derrière un enfant coréen), elle est condamnée à faire 2 000 exercices dans la nuit.

Au contraire de la pensée " occidentale ", qui prône d'encourager l'enfant même s'il est nul, Amy Chua pense que plus on maîtrise une technique, plus on a confiance en soi. Elle cite une étude : 70 % des mères américaines pensent qu'insister sur les performances scolaires n'est pas bon pour l'enfant ; " les mères chinoises ne pensent pas cela ". Elles ne s'embarrassent pas de litotes : " Eh la grosse, il faudrait maigrir un peu ! ", se permettent-elles si nécessaire. Elles sont persuadées que l'enfant est fort et n'a pas besoin d'être ménagé.

La fille aînée d'Amy Chua, Sophia, a été concertiste à 15 ans à Carnegie Hall. Mais la cadette Louisa a fini par se rebeller, à 13 ans. Quand elle a cassé des verres dans un restaurant de Moscou en criant qu'elle " haïssait " sa mère autant que sa vie, le tigre a été vaincu : " Elle voulait faire du tennis plutôt que du violon. Cela m'a brisé le coeur. Elle jouait si bien. " Amy Chua a renoncé et, dès le lendemain, elle s'est mise à écrire. Le 8 janvier, des extraits du livre ont été publiés dans le Wall Street Journal, sous un titre accrocheur : " Pourquoi les mères chinoises sont supérieures ". Le journal a enregistré plus de 5 000 commentaires sur le Web. Amy Chua a été traitée de " monstre ". De jeunes Sino-Américaines ont témoigné qu'elles ne s'étaient jamais remises au violon, et à peine à apprécier la vie.

Dans un pays traumatisé par la montée en puissance de la Chine, le livre a fait l'effet d'une trahison. La mère est une figure aussi consubstantielle à l'Amérique que le base-ball ou l'apple-pie. Chaque Fête des mères - invention américaine - est une célébration nationale qui voit les médias se remplir d'hommages et les éditorialistes les plus compassés verser une larme sur leur " mom ".

Les mères américaines ont un poids politique. Les " soccer moms ", qui passent leur temps dans le mini-van à conduire les enfants d'un playdate à un entraînement de soccer (football), ont fait la différence dans l'élection de 1996. Les " mamma grizzly " de Sarah Palin, apparues en 2010, sont prêtes à défendre leur famille contre " l'emprise du gouvernement ". Dans l'Histoire, la mère a été le pilier de la classe moyenne, explique Rebecca Jo Plant, professeure à l'université de Californie à San Diego et auteure du livre Mom. The Transformation of Motherhood in Modern America (University of Chicago Press, 2010). Ce sont les mères, et non les syndicats, qui ont obtenu une protection sociale avant même le New Deal.

A un moment où la classe moyenne est menacée par la crise, elles doutent d'elles-mêmes. " Il est devenu vraiment difficile d'entrer dans les meilleures universités. Les parents de la classe moyenne voient les enfants de familles asiatiques-américaines avoir de meilleurs résultats ", explique Mme Plant. En Californie, la population américaine d'origine asiatique est de 14 %. A l'université de Californie, les " Asians " représentent de 40 % à 44 % des étudiants. " Derrière le tollé, je vois une anxiété sous-jacente : est-ce que nous ne sommes pas en train de saboter les chances de nos enfants en n'étant pas assez durs avec eux ? ", relève l'universitaire.

Heureusement pour les " moms ", la créativité n'est pas la qualité première de l'éducation chinoise. Pour Adam Segal, sinologue au Council on Foreign relations à New York, et auteur d'un ouvrage qui assure que l'innovation américaine peut surmonter le défi asiatique (Advantage, W. W. Norton), les Chinois en sont conscients. " Si on considère tous les éléments qui vont être de plus en plus importants dans le futur, l'aptitude à travailler ensemble, à inventer, à former des groupes de réflexion, le système américain crée un environnement qui est nettement plus propice à l'innovation, assure-t-il. Ce n'est pas parce qu'il y a un milliard de Chinois élevés par des mères chinoises qu'il y a menace. " La bataille des " moms " n'est pas encore perdue.

Corine Lesnes

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 07:00

C'est clair dans cette affaire que 'Le Monde' s'est fait enfler dans les grandes largeurs dans ce dossier. Comme le parquet est aux ordres des politiques, bien évidemment, il a classé l'affaire sans suite histoire que ça ne fasse pas de vagues.

Il me semble que ce genre de comportement de la part d'un service aux ordres rentre en contradiction avec les principes élémentaires de démocratie.

Heureusement qu'il nous reste la presse pour nous rendre compte que l'on est dirigé par une bande de nullos et de pourritures de premier plan.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 19 Janvier 2011

************

Violation du secret des sources : " Le Monde " conteste l'analyse du parquet après le classement de sa plainte
Dans l'affaire Woerth, la police avait cherché à découvrir les sources d'un de nos collaborateurs

Le parquet de Paris a classé sans suite le 11 janvier la plainte du Monde pour violation des sources dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Le dossier, sensible, était suivi de près par le président de la République, et il était difficilement imaginable que le procureur, quoiqu'il s'en défende, puisse prendre une autre décision.

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avait en effet cherché à la demande du chef de l'Etat, en juillet 2010, à découvrir les sources d'un journaliste en se procurant, notamment, les factures téléphoniques détaillées (les fadettes) de David Sénat, le conseiller pénal de Michèle Alliot-Marie, alors garde des sceaux.

La DCRI avait obtenu ces relevés sur simple réquisition des opérateurs téléphoniques, hors de tout contrôle de la Commissation nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), et en s'appuyant sur une lecture discutable de la loi de 1991 sur les écoutes téléphoniques.

La commission, en septembre 2010, puis le directeur de cabinet du premier ministre, en octobre, avaient rappelé à l'ordre le ministère de l'intérieur, en rappelant qu'il était interdit de se procurer directement des données personnelles auprès des opérateurs.

Saisi par Le Monde, le parquet a ouvert une enquête préliminaire, mais le contre-espionnage, couvert par le ministère de l'intérieur, s'est refusé pendant trois mois à fournir le détail des " vérifications techniques " qu'il avait engagées. Le procureur de Paris avait paru un temps s'en émouvoir, mais s'est, semble-t-il, fait une raison.

Pour le parquet, les infractions dénoncées le 20 septembre 2010 par le quotidien ne sont pas " suffisamment caractérisées ", écrit le procureur adjoint Jean Quintard. D'abord parce que la loi du 4 janvier 2010 sur la violation du secret des sources n'a pas prévu de sanctions pénales, et est donc inopérante.

L'atteinte à la liberté individuelle, aussi évoquée par la plainte, ne serait pas constituée parce que la loi ne vise en réalité que la liberté d'aller et venir, plusieurs jurisprudences allant en effet dans ce sens.

Le troisième argument est plus opaque. La plainte visait " le fait, par un dépositaire de l'autorité publique, de prendre des mesures destinées à faire échec à la loi ". Le parquet estime mystérieusement que le délit n'est pas constitué " dans une espèce où, si violation de la loi il y a, elle ne serait que le moyen de l'action mais non son but ".

Sans aucun contôle

Quant à la violation du secret des correspondances, elle ne concernerait pas les fadettes, alors que la loi de 1991 semblait au contraire placer les écoutes et les facturations détaillées sous le contrôle de la CNCIS. Ces fadettes sont bien, pour le procureur, des données personnelles, mais le délit de collecte déloyale de ces données n'est pas constitué " dans la mesure où les données recueillies sur les fadettes ne sont pas venues alimenter un fichier " : l'argument est mince, et d'ailleurs non vérifié.

Enfin, " l'élément intentionnel " d'une violation du secret professionnel des opérateurs téléphoniques qui ont livré les fadettes n'est pas établi, " même si a posteriori - Le Monde peut - discuter de leur légalité ", conclut le parquet.

En somme, des policiers peuvent, sans aucun contrôle, demander à votre insu vos relevés téléphoniques, savoir à qui vous avez téléphoné, de quel endroit et pendant combien de temps, sans que le parquet y voie malice.

Le Monde conteste l'analyse du procureur, et ses avocats, Mes Yves Baudelot et Catherine Cohen-Richelet, ont saisi, le 10 janvier, le doyen des juges d'instruction pour que la plainte soit confiée à un magistrat indépendant. Si le parquet estime à nouveau qu'il n'y a pas matière à poursuite, la cour d'appel tranchera. La Cour européenne des droits de l'homme l'a déjà fait en rappelant, en mars 1996, que " la protection des sources journalistiques est l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse ".

Le jour même du classement de la plainte, François Falletti, le procureur général de la cour d'appel de Paris et supérieur hiérarchique du procureur de Paris, rappelait que le ministère public, en France, constituait toujours un modèle et qu'il avait plus que jamais un rôle essentiel de " protecteur des libertés ".

Franck Johannès

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 07:00

C'est honteux et affligeant...

J'espère que la justice va mettre son grain de sel dans cette affaire et que les responsables seront sanctionnés, y compris par de la prison ferme...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 18 Janvier 2011

************

Pendant trente-cinq ans, les autorités sanitaires ont été " roulées dans la farine "
L'Inspection des affaires sociales a décortiqué les mécanismes qui ont protégé le Mediator

C'est le récit d'une mystification. Ou comment, pendant trente-cinq ans, les autorités sanitaires ont été " roulées dans la farine " par le laboratoire Servier, pour reprendre l'expression utilisée par deux des experts auditionnés par l'inspection générale des affaires sociales (IGAS).

Le rapport rendu public samedi 15 janvier décortique, année après année, le mécanisme qui a permis le maintien sur le marché d'un médicament qui aurait provoqué entre 500 et 2 000 morts. Dans l'ordre des responsabilités, il place d'abord le laboratoire Servier, puis les autorités sanitaires. Le monde politique en sort relativement épargné.

Les trois inspecteurs de l'IGAS, Aquilino Morelle, Anne-Carole Bensadon et Etienne Marie, ont auditionné une soixantaine de personnes, mais aucune du monde politique ni du groupe Servier. Ils n'étaient habilités à enquêter que dans l'administration. Fait exceptionnel, la presse a applaudi à l'issue de la présentation de leur enquête, un travail de documentation, d'investigation et de synthèse remarquable, vu la brièveté des délais impartis.

Le Mediator, explique la mission, a été mis au point par Servier en tant qu'anorexigène. Mais pendant trente-cinq ans, le laboratoire s'est employé à nier qu'il en soit un. Ils " sont intervenus sans relâche auprès des acteurs de la chaîne du médicament " pour pouvoir poursuivre sa commercialisation et obtenir qu'il soit reconnu comme un antidiabétique. Ce qu'il n'était pas.

La reconstitution méticuleuse de l'IGAS fait apparaître de nombreux épisodes incompréhensibles : au sein de l'administration, certaines notes disparaissent, le signalement d'une atteinte des valves cardiaques par un cardiologue de Marseille est jugé douteux, des études sont édulcorées, des pressions exercées. Dans un document qu'il transmet aux autorités sanitaires en 1999, le groupe Servier supprime une phrase indiquant que la molécule du produit n'a en elle-même aucune activité pharmacologique. Le rapport est émaillé d'autres exemples.

Si le principe de précaution avait fonctionné, le Mediator aurait été retiré dès 1999, estiment les rapporteurs.

D'autant qu'il est souvent question du Mediator à l'Afssaps, l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé. Mais de 1987 à 2001, à chaque fois que le Mediator est mis en cause, la promesse d'études à venir par le groupe Servier diffère toute décision. Un processus qui se poursuit après 2001, date à laquelle le fabricant s'engage à réaliser une vaste étude.

Cet enchaînement de procédures dilatoires aurait dû être interrompu par l'organisme chargé de contrôler les médicaments. Mais " surchargée de travail, empêtrée dans des procédures juridiques lourdes et complexes ", l'Agence est décrite comme " une structure lourde, lente, peu réactive ". Le rapport est particulièrement critique à l'égard du système de pharmacovigilance, qui " a failli à sa mission ".

Aucun des directeurs généraux qui se sont succédé à la tête de l'Agence n'a été informé de manière correcte sur le sujet du Mediator par ses services, estiment les inspecteurs. L'ignorance dans laquelle est tenue la direction est totale. En janvier 2006, la Cour des comptes s'étonne qu'un produit interdit en Espagne (le Mediator) soit maintenu sur le marché français alors que la balance bénéfices/risques est connue depuis longtemps comme défavorable. De manière inexplicable, la direction de l'Agence répond trois mois plus tard que le médicament a été retiré du marché en 2006. Il ne le sera en réalité que trois ans plus tard.

Bien que maintenues dans l'ignorance, " les directions générales successives ne sauraient pour autant être exonérées de leurs responsabilités ", lit-on dans le rapport. L'actuel directeur, Jean Marimbert, qui a annoncé son départ, est sévèrement mis en cause.

Les ministres de la santé en poste au cours de la dernière décennie de commercialisation du Mediator (1999-2009) n'étaient pas non plus informés des risques que représentait le produit, indique la mission. Ils auraient dû néanmoins être conscients des problèmes posés par le dispositif de pharmacovigilance. Trois rapports (IGAS, Cour des comptes et celui remis par le professeur Jean-Louis Girard) les avaient pointés.

Si le rapport remis samedi exonère les ministres de responsabilités quant au risque sanitaire du Mediator, il souligne que trois d'entre eux (Elisabeth Guigou, ministre de l'emploi et de la solidarité, Bernard Kouchner et Jean-François Mattéi, ministres de la santé) ont été saisis par la Sécurité sociale d'une demande de baisse du taux de remboursement du médicament et n'y ont pas donné suite. Le Mediator est resté remboursé au taux de 65 % jusqu'à son retrait du marché, en novembre 2009.

Echec collectif, principe de précaution à rebours, insuffisance de culture de santé publique... Le rapport de l'IGAS est accablant. " Il n'est pas étonnant que l'alerte soit venue de l'extérieur ", note-t-il en citant la revue indépendante Prescrire et cinq personnes qui ont joué un rôle déterminant dans la mise au jour du scandale.

.

M.-P. S

Les extraits du rapport de l'inspection générale des affaires sociales

Par James Hetfield - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 07:00

Comme je ne suis pas militaire, moi, j'ai le droit d'ouvrir ma gueule : en tant que contribuable participant financièrement au paiement des fonctionnaires Français, dont le personnel de la DGGN, je dis que ces gens sont des connards qui ne respectent nullement la démocratie de notre pays en éteignant la liberté d'expression.

Pour moi, le gendarme Matelly a le droit à la liberté d'expression à partir du moment où ses propos ne sont ni une menace, ni une insulte, ni une diffamation. Il émet des critiques motivées, et, à ce titre, je pense qu'il ne mérite aucune sanction. Il ne dit rien de secret et ne fait que révéler des faits. Je suis certain qu'il avait déjà fait part en interne de ses réserves et que personne n'en a tenu compte. En s'épanchant dans les médias, il n'a voulu que faire avancer les choses afin que les citoyens Français, source de financement des fonctionnaires, soient au courant de ce que l'on fait de leur fric : c'est une attitude plus que louable.

Donc, j'use de ma liberté d'expression : sous ces faits, Messieurs de la DGGN, je vous dis que vous êtes des gros cons, et le Conseil d'Etat avec ! Et toc ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 14 Janvier 2011

*************

Le gendarme Matelly réintégré, sa hiérarchie ne désarme pas

Pour la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), la décision du Conseil d'Etat sonne comme un cinglant désaveu. La haute juridiction administrative a annulé, mercredi 12 janvier, la radiation du chef d'escadron Jean-Hugues Matelly décrétée en mars 2010 par le président de la République. " La sanction infligée à M. Matelly était manifestement disproportionnée au regard de la faute commise ", considèrent les juges. " Les propos qu'il a tenus fin 2009 constituaient une critique de fond, sous la forme d'une défense de la gendarmerie, formulée en termes mesurés et sans caractère polémique ", ajoutent les juges, qui soulignent " l'excellente manière de servir de l'intéressé, attestée par les notations produites au dossier ".

Il y a un an, l'officier de gendarmerie Matelly critique dans les médias le rapprochement police-gendarmerie et le rattachement du corps des gendarmes au ministère de l'intérieur. Arguant d'un " manquement grave " au devoir de réserve, la direction de la gendarmerie entame une procédure disciplinaire. Ce que le Conseil d'Etat approuve. En s'exprimant ainsi ès qualités, " M. Matelly a effectivement manqué à ses obligations en faisant état publiquement de son opposition à la politique des deux grands services français dédiés à la sécurité publique ", relève le Conseil d'Etat. Celui-ci rappelle l'article L 412-2 du code de la défense relatif à l'exercice des droits civils et politiques des militaires : " Les opinions des militaires ne peuvent être exprimées qu'avec la réserve exigée par l'état militaire. " Selon les conseils, " les propos de l'intéressé ayant dépassé cette réserve, ils constituaient une faute professionnelle justifiant une sanction disciplinaire ". Tout en prenant acte de l'arrêt, la direction de la gendarmerie a annoncé qu'une " nouvelle procédure disciplinaire sera engagée en raison de la faute commise par M. Matelly ". La DGGN évoque " notamment la possibilité de prendre une mesure de retrait d'emploi allant jusqu'à douze mois ". Une sanction qui s'accompagne de la suspension de la solde et de l'attribution du logement de fonction.

Après avoir exprimé son " soulagement ", l'intéressé, joint par Le Monde s'est dit " surpris " par cette réaction. " Le Conseil d'Etat a annulé une première procédure, et la direction de la gendarmerie veut tout recommencer depuis le début. Je ne suis pas sorti de la procédure ", a-t-il commenté.

Yves Bordenave

Par James Hetfield - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 07:00

C'est un article que je reproduis car on parle d'un bled que je connais bien car je suis natif de la région ;) Comme quoi, trop de bébés, n'est pas nécessairement un bien ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 13 Janvier 2011

**********

Afflux de bébés à Ars-Laquenexy, 905 habitants

Le secrétaire de mairie d'Ars-Laquenexy (Moselle), 905 habitants, envisage avec appréhension le baby-boom auquel son village va devoir faire face. Selon ses prévisions, 4 000 bébés naîtront chaque année dans la commune, à partir de 2012, soit autant d'actes d'état civil à enregistrer. Il faut s'attendre à ce que les décès progressent aussi. La commune devra encore organiser l'inhumation des indigents et assurer le greffe pour la délivrance des extraits d'acte. Avec la meilleure volonté du monde, ce fonctionnaire pourtant zélé risque vite d'être dépassé par les événements.

Cette étrange situation est la conséquence de l'implantation, sur le ban de cette commune, du nouveau centre hospitalier régional de l'agglomération de Metz. En cours de construction, celui-ci comprendra tout naturellement une maternité qui ouvrira dans dix-huit mois.

La loi est claire : chaque naissance donne lieu dans les trois jours à une déclaration auprès de l'officier d'état civil du lieu de l'accouchement (art. 55 du code civil). Siège du futur hôpital, la commune d'Ars-Laquenexy devra assumer seule cette charge. Si ce regain spectaculaire de natalité n'est pas pour déplaire au maire - " 4 000 bébés nés chaque année à Ars-Laquenexy, on entre dans la postérité ! ", sourit-il -, l'intendance lui pose quelques soucis. " Pour gérer tous les registres, il nous faudrait recruter entre cinq et six agents à temps plein, là où nous n'en avons qu'un seul aujourd'hui. Ces embauches nous coûteraient 300 000 euros par an, soit le tiers du budget total de la commune. C'est évidemment impossible ", se désespère Jean-François Schmitt.

Vide juridique

Depuis le lancement du chantier, l'élu remue ciel et terre pour obtenir de l'aide. La communauté d'agglomération de Metz-Métropole, qui suit la construction du futur hôpital, a promis de le soutenir mais ne lui a donné aucune garantie pour l'instant. " Nous sommes face à un vide juridique ", soupire le maire, qui s'est rapproché de deux collègues confrontés au même problème.

Tout comme Ars-Laquenexy demain, les villages du Bailleul (Sarthe) et de Saint-Jean-de-Verges (Ariège) accueillent déjà des regroupements hospitaliers. " Mon collègue du Bailleul se débrouille avec des dotations, mais rien n'est acquis ", témoigne Jean-François Schmitt. Le premier ministre, François Fillon, élu sarthois, aurait été alerté, et les choses ont commencé à bouger. Fin décembre, le Sénat a adopté un amendement au projet de loi de finances qui prévoit un partage des frais de gestion de l'état civil avec les communes dont les habitants représentent au moins 10 % des actes, naissances et décès combinés. De quoi réconforter le maire d'Ars-Laquenexy, qui cherche des subventions pour construire une mairie plus grande et installer un service détaché de l'état civil au sein de la nouvelle maternité.

Nicolas Bastuck (Metz, correspondant)

Par James Hetfield - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés