Rien ne change sur le Tour de France

On essaie de nous faire croire, année après année, que nos champions ne se dopent plus et qu’ils préservent tous l’équité sportive. Las, les chiffres sont là pour prouver le contraire : un dopage est avéré à partir de 410 W de puissance déployée dans un col.

M. Froome n’a déployé que 2 Watts de moins que lors des dopés Armstrong et Ullrich, projetant sa puissance à près de 446 Watts. M. Froome est donc dopé : on le sait, c’est sûr.

Sachant cela, pourquoi le peloton, qui connaît ces chiffres par coeur, ne se révolte-t-il pas ?

La seule réponse crédible à cette question est qu’ils sont autant dopés que le premier.

Alors le Tour de France est-il propre ? Absolument pas, et il n’est pas prêt de l’être.

Un article du journal ‘Le Monde’ daté du 09 Juillet 2013

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RADAR
 » Aussi puissant qu’Armstrong et Ullrich dans la montée d’Ax 3 Domaines « 
Antoine Vayer, ex-entraîneur de Festina, décrypte les performances des coureurs dans les Pyrénées

YImpossible de gagner le Tour sans dopage ?  » Le bilan chiffré de ce début de course contredit-il la réponse affirmative formulée dans ces colonnes par Lance Armstrong ? Négligeons les vitesses moyennes, même si un contre-la-montre par équipes à 57,84 km/h et une moyenne générale qui frise les 41 km/h laissent dubitatif. Ce qui compte, pour mieux appréhender l’état sanitaire du peloton, ce sont les puissances en montagne. Deux radars étaient placés dans les Pyrénées : la montée d’Ax 3 Domaines samedi 6 juillet et celle d’Hourquette dimanche. Qu’indique leur relevé ? En deçà de 410 watts, c’est sans garantie mais humain, entre 410 et 430, c’est suspect, jusqu’à 450 miraculeux, et au-delà mutant.

Dans le premier grand col (Pailhères, niché à plus de 2 000 m) qui précédait la montée d’Ax, derrière le Colombien Quintana à 390 watts, certains des 27 coureurs, avec 372 watts, n’ont pas fait que s’échauffer pendant 47’58 » avant d’aborder Ax. Ils ont enfin fatigué ! Des coureurs comme l’Irlandais Daniel Martin et le Français Jean-Christophe Péraud ont ainsi fini placés avec 401 watts dans ce premier radar d’Ax qui concluait l’étape, en 25’47 », après cinq heures d’efforts. Combiné au fait que le rendement de bon nombre de leurs adversaires, y compris français, est étonnamment inférieur de 10 % voire 20 % (pourcentage de gain estimé grâce aux produits dopants) par rapport aux années précédentes, cela a permis, dimanche, grâce à une course de mouvement initiée par son équipe Garmin, au grimpeur irlandais de remporter l’étape sans être  » flashé « , dans la montée d’Hourquette, au-dessus de 380 watts. Peut-on briller sur le Tour 2013 sans se doper ? La réponse est oui.

Mais Chris Froome, lui, est là pour gagner. Il a donc relégué Dan Martin à Ax à 2’34 », sur la seule montée finale en développant 446 watts. D’autant plus inquiétant que cette performance quasi mutante le place à seulement deux petits watts de la prestation effarante du duo Armstrong-Ullrich en 2003, alors  » chargés comme des mules « .

Deuxième coureur flashé dans la montée d’Ax : son coéquipier Richie Porte avec 435 watts miraculeux. La Sky n’a pas touché terre samedi. Derrière eux, quatre coureurs ont été pris à des puissances suspectes entre 411 et 420 watts : Mollema, Ten Dam, Nieve et Valverde. Deux Hollandais de la défunte et sulfureuse équipe Rabobank et deux Espagnols. Lors du Tour d’Espagne 2012, les Ibériques Valverde, Contador et Rodriguez avec plus de 420 watts moyens et suspects sur les cinq ascensions cibles avaient laissé Froome et ses 410 watts prendre la 4e place. Ils visent encore le triplé sur le Tour. Mais Froome veut gagner.  » Impossible de gagner le Tour sans dopage ?  » Vous avez la réponse.  »

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