Quand cette pourriture de Tapie ne manque pas d’air !

Tapie n’a jamais mis énormément d’argent dans Adidas et n’a jamais perdu des dizaines de millions d’Euros dans cette affaire, comment peut-il donc en demander des centaines ?

Tout le monde sait que Adidas a été achetée par le Crédit Lyonnais qui a toujours avancé de l’argent à Bernard Tapie. Bernard Tapie n’était propriétaire d’Adidas que sur le papier, cette société ayant été largement acheté par les banques soutenues par le pouvoir politique en place à ce moment là.

En effet, il était de bon ton pour la France de pouvoir dire que Adidas était Français.

Las, aujourd’hui M. Tapie s’estime floué alors même qu’il n’a rien perdu dans cette affaire.

En attendant, ce Monsieur est mis en examen pour « escroquerie en bande organisée », ce qui est normal car M. Tapie est et a toujours été un pourri et un escroc.

Le propre d’un escroc c’est de ne douter de rien : c’est à ça qu’on le reconnaît…

A quand cet escroc derrière les barreaux ?

Il est aussi plus que temps que l’Etat récupère les 400 Millions d’Euros abusivement versés à M. Tapie dans cette affaire…

Un article du journal ‘Le Monde’ daté du 10 Juillet 2015

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Adidas : Tapie réclame 1 milliard d’euros à l’Etat
L’homme d’affaires compte sur son nouvel avocat,Emmanuel Gaillard, spécialiste reconnu de l’arbitrage

Ils se donnent du  » monsieur le Ministre  » et du  » monsieur le Professeur « , et s’échangent des SMS jusque tard dans la nuit. Entre Bernard Tapie, 72 ans, et son nouvel avocat, Me Emmanuel Gaillard, l’homme qui a obtenu la condamnation de l’Etat russe à une amende de 50 milliards de dollars dans son conflit avec Ioukos, c’est vraiment du sérieux.

Un attelage redoutable en tout cas, qui va réclamer à l’Etat, le 29 septembre, devant la cour d’appel de Paris, la somme record d’un milliard d’euros, agrémentée d’intérêts courant sur plus de vingt ans. Toujours dans le cadre de l’interminable litige entre l’homme d’affaires et le Crédit lyonnais, lié à la revente d’Adidas en 1993. Bernard Tapie estime avoir été floué par sa banque, accusée d’avoir encaissé de fortes plus-values dans son dos. Il ne lâchera rien, d’autant qu’il a retrouvé un fol espoir, après avoir nourri de sombres pensées.

 » Frauduleusement faussé « 

Qu’importe sa double mise en examen pour  » escroquerie en bande organisée  » et  » détournement de fonds publics « , dans le cadre de l’arbitrage qu’il avait suscité et organisé, en 2007, dans le but, déjà, de solder ses comptes avec le Crédit lyonnais. Passé maître dans l’art du rebond, l’ancien patron de l’OM entend revenir sur le fond du dossier, désormais.

Il avait gagné, dans un premier temps, en 2008 – un tribunal arbitral un peu trop partial lui accordant la somme de 405 millions d’euros. La justice pénale, depuis, y a trouvé à redire, qualifiant même la procédure de  » simulacre « . A tel point que la cour d’appel, au civil, a prononcé, le 17 février, la rétractation de la sentence, en s’appuyant sur les conclusions de l’enquête pénale.

D’ailleurs, depuis cette décision du 17 février, qui l’a mis à terre, Bernard Tapie a été interrogé à deux reprises par le juge Serge Tournaire. Il a semblé admettre ses torts, en reconnaissant ce qu’il avait d’abord démenti dans ses interrogatoires devant les policiers. Oui, il a bien  » acheté  » l’aide de petits porteurs pour le soutenir dans son combat. Oui, il a sollicité Nicolas Sarkozy et lui a rendu visite à dix-sept reprises, lui parlant plusieurs fois de l’arbitrage souhaité.  » Est-ce que l’arbitrage pouvait avoir lieu sans que Nicolas Sarkozy donne son accord ? La réponse est non « , lâche-t-il même au juge, le 10 mars. Oui, aussi, la désignation par son avocat Me Maurice Lantourne du juge arbitre Pierre Estoup, qui concentre toutes les suspicions, n’était pas une bonne idée :  » Ils se sont rencontrés, ils se sont consultés, a indiqué M. Tapie. (…) M. Estoup a eu incontestablement des contacts avec Lantourne avant. Aucun avocat n’est assez sot pour désigner un arbitre qui lui soit hostile.  » Or, M. Estoup – soumis à une obligation de  » révélation étendue  » – avait omis de signaler ces liens de proximité. Selon les déclarations de M. Tapie, Me Lantourne aurait également caché cet état de fait à son client.

Les investigations sont presque terminées, tous les actes des magistrats enquêteurs ont été confirmés par la chambre de l’instruction. Ainsi, le 15 janvier, la cour d’appel a dit ceci, en réponse à une requête de Bernard Tapie visant à l’annulation de sa mise en examen :  » L’ensemble du processus décisionnel de recours à l’arbitrage, de mise en place de celui-ci, a pu être frauduleusement faussé et altéré dans son principe et dans ses exigences de loyauté et d’impartialité.  » En vieux routier des procédures judiciaires, Bernard Tapie sait maintenant qu’il a toutes les chances d’être bientôt renvoyé devant le tribunal correctionnel. Mais il s’est trouvé un nouveau combat, dont l’issue, si elle lui était favorable, lui permettrait de se retrouver sur le banc des prévenus avec un milliard d’euros en poche… et sa bonne foi reconnue par la justice civile.

400 arbitrages à son actif

Pour ce faire, il compte désormais sur les talents de Me Emmanuel Gaillard. Professeur de droit, patron de la division arbitrage du cabinet Shearman & Sterling, il règne sur soixante collaborateurs rien qu’à Paris et compte près de 400 arbitrages à son actif. Le combat gagné face à Poutine lui a rapporté 60 millions d’euros, mais il ne court pas après l’argent, assure-t-il.  » J’ai toujours pensé, de loin et sans connaître les protagonistes, que Bernard Tapie avait été victime des agissements de sa banque, confie-t-il au Monde. Je n’ai rien à gagner dans cette affaire, si ce n’est aider à la manifestation de la vérité. On peut aimer ou détester M. Tapie, mais il reste une victime dans ce dossier. « 

En spécialiste reconnu de l’arbitrage, Me Emmanuel Gaillard semble avoir intégré le fait que son client n’a plus grand-chose à espérer de la justice pénale. Il le reconnaît à demi-mot, confiant vouloir s’attaquer au fond du dossier.  » Moi, je n’avais jamais osé lui demander son aide, raconte Bernard Tapie. D’ailleurs, il m’a dit, au début : “Vous n’avez pas les moyens de me payer.” Il a juste exigé, après l’arrêt de la cour d’appel prononçant la rétractation de la sentence arbitrale, d’avoir accès aux pièces du dossier. Il est arrivé, avec sept collaborateurs. Et a ensuite accepté de prendre ma défense. « 

Précautions oratoires

Etrange duo. M. Tapie, pour une fois, paraît respecter son conseil. Use de précautions oratoires. Goûte le franc-parler de Me Gaillard. S’émerveille de ses méthodes. A l’anglo-saxonne, Emmanuel Gaillard a profité des énormes ressources de son cabinet d’avocats. A mobilisé une équipe d’avocats, puis a passé un temps fou à expertiser les cartons de documents saisis au siège du CDR, l’organisme chargé d’apurer le passif du Crédit lyonnais.

C’est ainsi qu’il a mis la main sur un document, signé par un banquier mandaté par le Crédit lyonnais et daté du 1er février 1993, qu’il juge essentiel, car à même de prouver que la banque a sciemment trompé son client, Bernard Tapie. Selon Me Gaillard, cette note démontrerait que,  » dès le départ, la banque avait imaginé de capter la plus-value résultant de la mise en Bourse d’Adidas à un montant qui pouvait atteindre 11 milliards de francs – 2,09 milliards d’euros – « . Or, M. Tapie avait revendu Adidas à un pool d’actionnaires pour  » seulement  » 318 millions d’euros, en février 1993. Le camp Tapie estime ainsi que l’établissement bancaire a pu capter 470 millions d’euros de plus-value lors de la revente d’Adidas, au détriment de son client.

Une thèse vivement contestée par Me William Bourdon, qui représente les intérêts de l’Etat :  » Nous restons confiants quant à l’issue positive de la procédure tant les preuves de l’énorme boniment d’origine sont accablantes, c’est-à-dire la créance inventée de M. Tapie sur le Crédit lyonnais. « 

Reste que les pouvoirs publics semblent gênés aux entournures par cette nouvelle initiative de M. Tapie. Tout comme Bercy paraît s’être éloigné du dossier. Ainsi, la restitution des sommes données indûment à M. Tapie n’a jamais été réclamée, comme le permettait pourtant l’arrêt de février 2015 de la cour d’appel.

L’Etat semble même hésiter à utiliser une autre carte. En effet, Me Gaillard, en expert incontesté de l’arbitrage, avait rendu, le 3 juin 2011, à Christine Lagarde, alors ministre de l’économie de M. Sarkozy, une consultation sur… l’arbitrage Tapie. Il s’agissait pour Mme Lagarde, alors en partance pour le Fonds monétaire international, de justifier sa décision de ne pas intenter de recours contre l’arbitrage. Me Gaillard avait eu accès à bon nombre de documents, déjà, et avait conclu en ces termes :  » Le recours à l’arbitrage était parfaitement légal (…). Le recours en annulation était voué à l’échec  » – ce qui n’a pas empêché Mme Lagarde d’être, depuis, mise en examen pour  » négligence « .

Cependant n’y aurait-il pas là un éventuel conflit d’intérêts à soulever ?  » Je ne vois pas où se situe le conflit d’intérêts, rétorque Me Gaillard. J’étais saisi en ma qualité de professeur de droit spécialisé en droit de l’arbitrage, je n’intervenais au bénéfice d’aucune des parties à l’arbitrage, et je ne prenais pas parti sur le fond du dossier. « 

Bernard Tapie s’apprête à passer ses vacances à Saint-Tropez. Avec le sourire, et plus que jamais l’envie d’en découdre.

Gérard Davet, et Fabrice Lhomme

Un document favorable à M. Tapie

Le document date du 11 juillet 2004, et le camp Tapie s’est fait un malin plaisir de l’exhumer des archives judiciaires. A l’époque, l’actuelle patronne du parquet national financier, Eliane Houlette, est substitut général au service commercial du parquet général de la cour d’appel de Paris. Sollicitée par sa hiérarchie, elle donne son opinion sur l’intérêt d’une médiation entre le Crédit lyonnais et Bernard Tapie, en des termes très favorables à l’homme d’affaires :  » En droit, la position de la SDBO – Crédit lyonnais – présente une fragilité certaine : elle ne paraît pas avoir respecté son devoir de loyauté et de transparence à l’égard de son mandant – Bernard Tapie – , ce qui est susceptible d’engager sa responsabilité. (…) C’est par ailleurs le Crédit lyonnais qui a entièrement financé l’acquisition d’Adidas par M. Louis-Dreyfus, en ayant recours à une opération de portage, par le biais de plusieurs sociétés.  » Soit exactement les arguments avancés aujourd’hui par M. Tapie…

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