M. Bernard Tapie est enfin condamné !

Enfin, cette pourriture de Bernard Tapie est condamné et il était temps !

En effet, il a tenté de nous faire croire, pendant des années, qu’il avait été floué par le Crédit Lyonnais, in fine par l’Etat, donc, par les Français, alors qu’il n’en était rien !

Rappelons nous qu’il n’a pas acheté Adidas avec son fric, mais bel et bien par l’intermédiaire du Crédit Lyonnais, donc, d’argent public venant des poches du contribuable !

Adidas était bien plus puissant que la boîte à Bernard Tapie ! Le surplus venait donc des poches du contribuable !

Quand il a revendu ses parts, il a récupéré une bonne partie de l’argent qu’avait engagée le Crédit Lyonnais. Il en a voulu plus, prétendument car le Crédit Lyonnais avait racheté une partie de ces parts, mais ce rachat ne signifie pas fraude pour autant !

C’est parce que Adidas a réussi après l’aventure Tapie qu’elle a pris de la valeur !

Bernard Tapie n’est qu’un beau parleur ! Pas une seule de ses boîtes n’a eu à dire qu’elle avait été sauvée grâce à ce Monsieur !

Bernard Tapie, ce n’est pas de l’investissement, c’est de la spéculation de base à court terme consistant à s’en mettre plein les poches en revendant des boîtes achetées en difficulté, sur lesquelles on a mis un beau cache-misère de dégraissage social !

Aujourd’hui Bernard Tapie est condamné et ce n’est que justice : demander des dédommagements alors que l’on n’a pas investi, ça s’appelle du vol !

Par contre, on n’a pas encore été au bout de la logique : Mme Christine Lagarde et surtout M. Nicolas Sarkozy sont archi-mouillés dans cette affaire : on doit aussi leur faire payer cette complicité !

Un article du journal ‘Le Monde’ daté du 5 décembre 2015

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Le Crédit lyonnais disculpé dans la vente d’Adidas

Le jugement de la cour d’appel prend à rebours plusieurs décisions rendues depuis dix ans
Sonnés. Interloqués. Réunis autour de Bernard Tapie, dans une salle du luxueux cabinet Shearman & Sterling, les avocats de l’homme d’affaires étudient minutieusement les 41 pages du jugement rendu jeudi 3 décembre par la cour d’appel de Paris. Vingt ans de conflit entre M. Tapie et le Crédit lyonnais, soldés par quelques phrases qui claquent.

Les époux Tapie, leurs sociétés et leurs liquidateurs judiciaires sont ainsi condamnés à rembourser les 285 millions d’euros,  » 404 623 082,54 euros  » avec les intérêts, versés en vertu de l’arbitrage qui avait soldé en juillet 2008 leur litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas en 1994, a précisé la cour d’appel. Ils devront également rembourser les coûts de la procédure d’arbitrage, soit 300 000 euros.

Un désaveu absolument cinglant opposé aux arguments avancés par M. Tapie, persuadé d’avoir été floué lors de la revente d’Adidas.  » On tourne le dos à la réalité, cette même cour d’appel avait pourtant reconnu le bon droit de Bernard Tapie en 2005, assure Me Emmanuel Gaillard. Ils ne font pas mention des éléments déterminants que nous avons apportés. Cette décision est mal ficelée en fait et inique en droit. « 

Les magistrats sont allés à rebours de plusieurs décisions rendues ces dernières années par la justice. Ils se sont appuyés, pour ce faire, sur l’enquête pénale menée par les juges Serge Tournaire et Guillaume Daïeff sur l’arbitrage rendu en 2008, qualifié par eux de  » simulacre « . Leurs investigations ont débouché sur les mises en examen de six personnes, dont Bernard Tapie et l’un des juges-arbitres, poursuivis pour  » escroquerie en bande organisée « .

Lors de l’audience au civil, le 29 septembre, l’homme d’affaires de 72 ans avait réclamé entre 516 millions et 1,174 milliard d’euros, en réparation du préjudice économique et moral qu’il estimait avoir subi. Avançant notamment qu’il avait été tenu à l’écart des réelles conditions de la vente d’Adidas et que le Crédit lyonnais avait manqué à son devoir de loyauté en ayant recours à un portage lié à des sociétés off shore, pratique illégale.

Mais selon le jugement de la cour d’appel jeudi, le  » prix de vente – 2,085 milliards de francs – correspondait à la valeur réelle d’Adidas à la date de la cession « . De plus, les sociétés de M. Tapie  » disposaient, à la date de la vente d’Adidas, des mêmes éléments d’information que la banque, notamment sur les perspectives de redressement d’Adidas « . Et le groupe Tapie avait des moyens d’action limités par ses  » résultats catastrophiques de 1992 « , estime encore la cour. Les magistrats ont enfin jugé que  » la SDBO et Clinvest « , les deux filiales du Crédit lyonnais visées par l’homme d’affaires,  » n’ont pas commis les fautes qui leur sont reprochées  » par Bernard Tapie.

 » C’est une exécution « 

 » Nous allons nous pourvoir en cassation, indique Me Gaillard. Dire qu’il n’y a pas eu de faute, qu’il s’agit d’un arbitrage interne, quand tout prouve le contraire… Sans compter que l’on nous demande de rembourser plus que ce que nous avons perçu ! C’est hallucinant. C’est une exécution. « 

A en croire un document produit en justice par Me Patrick Philip, avocat fiscaliste de M. Tapie, il va maintenant être compliqué pour l’Etat de récupérer la totalité de la somme allouée par la cour d’appel. En effet, sur les 345 millions d’euros perçus réellement par le Groupe Bernard Tapie, à l’issue de l’arbitrage de juillet 2008, il est resté 101,5 millions d’euros à l’homme d’affaires, après qu’il a réglé les dettes et les impôts. Dont 97 millions d’euros ont déjà été saisis par la justice pénale.

En outre, les époux Tapie ont perçu 45 millions d’euros au titre du préjudice moral. L’homme d’affaires en a investi 20 millions dans le quotidien La Provence, 5 millions sont venus apurer le passif, les époux Tapie conservant 20 millions d’euros pour leur compte. Même en tenant compte des biens immobiliers de M.Tapie, on est très loin du montant réclamé par la justice, et immédiatement exigible, car le pourvoi en cassation n’est pas suspensif.

 » Cela prouve que l’Etat avait raison de considérer que le recours à l’arbitrage n’était pas la bonne manière de défendre les intérêts de l’Etat « , a commenté Michel Sapin, le ministre des finances. Quant à Me William Bourdon, l’un des conseils de l’Etat, qui n’a eu de cesse de dénoncer les  » boniments  » de M. Tapie et qui ne fait pas mystère de sa volonté de recouvrer très rapidement les 405 millions d’euros, il estime que  » l’arrêt de la cour d’appel ne pouvait pas mieux démontrer vingt ans de manipulations et une fraude à l’intérêt général hors norme « .

G. Da. et F. Lh.

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