Est-ce de cette manière que l’on créera de l’emploi dans notre pays ?

De beaux discours et de l’idéologie. C’est avec toujours ces mêmes vieilles recettes éculées, que l’on veut résoudre le problème du chômage dans notre pays.

Pour faire baisser le chômage, il faut assouplir le marché du travail, comme on le fait ailleurs, en Suisse par exemple. Pour cela, il faut travailler avec les patrons pour leur demander quels sont leurs désirs et attentes en la matière. C’est le patron qui crée l’emploi, travailler avec lui est donc indispensable.

Il faut appliquer les recettes qui ont été faites ailleurs : limiter les indemnités chômage, engager des moyens conséquents sur la formation, afin d’améliorer la qualification de notre population, puisque les travaux les moins qualifiés sont externalisés.

Il ne faut pas chercher les petites recettes miracles mais engager une véritable révolution en matière de travail et de son droit, même si ça ne plaira pas forcément à tout le monde, et aux syndicats en particulier.

C’est à ce prix que la France rattrapera son retard à l’international, en restant ferme et en ayant à l’idée de privilégier l’intérêt général vis à vis de corporatisme néfaste à la cohésion de notre pays.

Un article du journal ‘Le Monde’ daté du 16 décembre 2015

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Le premier ministre annonce des mesures sur l’emploi sans en détailler le contenu

à peine les résultats du second tour des régionales connus, le dossier de l’emploi, passé au second plan dans le discours de l’exécutif depuis les attentats du 13 novembre, a instantanément ressurgi. Peu après 20 heures, dimanche 13 décembre, Manuel Valls estimait ainsi, dans son intervention, que le verdict des urnes constituait une  » injonction  » à  » agir, sans relâche, plus vite « , contre le chômage :  » L’emploi, la formation des chômeurs, l’apprentissage pour nos jeunes doivent mobiliser plus que jamais toute notre énergie. « 

La lutte contre le terrorisme, au lendemain de ce second tour, n’est donc plus la seule boussole de l’exécutif. Au  » 20 heures  » de France 2, lundi soir, le premier ministre a d’ailleurs établi le parallèle :  » Il y a une urgence pour lutter contre le terrorisme, il y a aussi une urgence pour lutter contre le chômage. «  » Le président de la République et le gouvernement feront des annonces en janvier, car il faut aller vite « , a-t-il précisé. Faire des efforts en matière de formation des chômeurs de longue durée,  » mettre le paquet  » sur l’apprentissage, ou  » encourager  » au plan fiscal les emplois de services : le chef du gouvernement n’a cependant rien annoncé de concret ni de nouveau.

La ministre du travail, Myriam El Khomri, qui devrait présenter en mars 2016 au conseil des ministres son texte sur le code du travail et le compte personnel d’activité, planche sur ces mesures concernant l’apprentissage et la formation professionnelle, que le président annoncera début janvier.  » Plusieurs propositions sont à l’étude, complémentaires par rapport aux dispositifs déjà en place, notamment pour lutter contre le chômage de personnes peu ou pas qualifiées « , indique l’entourage de la ministre. De même, selon Bercy, Emmanuel Macron fera des propositions  » dans la semaine « , dans le cadre de la loi sur les  » nouvelles opportunités économiques  » présentée en janvier 2016 au conseil des ministres. Celles-ci demeurent pour l’heure inconnues.

L’Elysée le confirme : ces deux dossiers, antiterrorisme et emploi, constitueront les deux enjeux majeurs d’ici à la présidentielle de 2017.  » Les sujets régaliens identitaires, nationaux, sont bien en main, estime un collaborateur du président. De l’autre côté, il y a la conjoncture économique et sociale.  » Laquelle l’est nettement moins. Un intime du président en atteste :  » Hollande a quand même un problème important : l’engagement sur le chômage. Et là, je ne sais pas comment il fait. Lancer une candidature adossée à un reniement, ce n’est pas simple. C’est un argument qui fera mal, notamment face au Front national. Cela coûtera cher. « 

 » Il n’y a pas de formule magique « 
D’où ce retour en force de la lutte contre le chômage dans le discours gouvernemental.  » On a deux millions de personnes difficilement employables, il faut tout mobiliser pour les remettre dans l’emploi et montrer que la volonté politique prend le pas sur l’administratif « , estime un ministre influent, qui lance même l’hypothèse de  » la création d’un haut-commissariat ayant autorité sur Pôle emploi et sur tous les acteurs du système « .

S’agissant de la promesse numéro un du président Hollande, la palette d’actions nouvelles, à dix-sept mois de la présidentielle, demeure cependant forcément limitée.  » Il n’y a pas de formule magique contre le chômage, sinon je pense que les gouvernements l’auraient appliquée depuis longtemps « , rappelle un ami de François Hollande.  » Tous les instruments sont déjà sur la table et programmés, confirme un autre proche du président. C’est un peu normal qu’il y ait de l’autoallumage dans les états-majors parce que le moment s’y prête, et il y aura peut-être une ou deux choses annoncées plus vite que prévu. Mais il n’y a pas une solution que l’on viendrait lâcher maintenant avec nos petits bras musclés. Il ne peut y avoir de réponse miracle à une situation bien connue par ailleurs. « 

B. Bo. et David Revault d’Allonnes

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