Texte Libre

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...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Divers

Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 07:00

Le Maroc une démocratie ? Non, mon bon monsieur ! Après l'épisode du magazine envoyé au pilon car faisant un sondage sur le Roi, voilà un autre épisode facheux : la liberté de culte baffouée !

Bien triste pour ce pays dont on disait encore peu qu'il était démocratique...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 6 avril 2010

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Expulsés pour prosélytisme
Depuis le début du mois de mars, des chrétiens étrangers ont dû précipitamment quitter le Maroc, accusés d'" ébranler la foi des musulmans "
Maroc Envoyée spéciale

Ce soir-là, mardi 30 mars, les fidèles réunis à l'église Notre- Dame-de-Lourdes de Casablanca, pour la messe chrismale d'avant Pâques, ont sans doute tendu l'oreille plus qu'à l'accoutumée. Pour la première fois, un responsable de l'Eglise catholique évoquait, publiquement, les expulsions de chrétiens au Maroc, nombreuses depuis le début du mois.

Dans son homélie, le nonce apostolique Mgr Antonio Sozzo a insisté sur la ligne de conduite tenue et à tenir. L'Eglise, a-t-il souligné, ne fait pas de prosélytisme. Mais devant l'assistance médusée, l'ambassadeur du Vatican a dû également reconnaître qu'il n'avait obtenu aucune explication des autorités marocaines au sujet de l'expulsion du prêtre Rami Zaki, le 8 mars, en même temps que 15 autres missionnaires, évangéliques pour la plupart.

Tous sont soupçonnés d'" ébranler la foi des musulmans ", un délit de prosélytisme inscrit dans la loi marocaine et puni de six mois à trois ans de prison. Comme les autres, le Père franciscain Zaki, qui officiait à Larache, dans la région de Tanger, n'a donc eu que quelques heures pour faire ses bagages.
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Ce soir-là, mardi 30 mars, les fidèles réunis à l'église Notre- Dame-de-Lourdes de Casablanca, pour la messe chrismale d'avant Pâques, ont sans doute tendu l'oreille plus qu'à l'accoutumée. Pour la première fois, un responsable de l'Eglise catholique évoquait, publiquement, les expulsions de chrétiens au Maroc, nombreuses depuis le début du mois.

Dans son homélie, le nonce apostolique Mgr Antonio Sozzo a insisté sur la ligne de conduite tenue et à tenir. L'Eglise, a-t-il souligné, ne fait pas de prosélytisme. Mais devant l'assistance médusée, l'ambassadeur du Vatican a dû également reconnaître qu'il n'avait obtenu aucune explication des autorités marocaines au sujet de l'expulsion du prêtre Rami Zaki, le 8 mars, en même temps que 15 autres missionnaires, évangéliques pour la plupart.

Tous sont soupçonnés d'" ébranler la foi des musulmans ", un délit de prosélytisme inscrit dans la loi marocaine et puni de six mois à trois ans de prison. Comme les autres, le Père franciscain Zaki, qui officiait à Larache, dans la région de Tanger, n'a donc eu que quelques heures pour faire ses bagages.

Une première. Hispanophone, d'origine égyptienne, il a été renvoyé par avion au Caire, où il est resté sept heures en garde à vue sans pouvoir expliquer les raisons de son départ forcé. Et sans motif clair, pas de recours possible. " Est-ce une erreur ? A-t-il commis une faute ? Nul ne le sait ", soupire le Père Daniel Nourissat, chargé de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca.

En l'espace de quelques semaines, ce sont ainsi une trentaine de religieux, Américains, Coréens, Néerlandais... qui ont été priés de quitter sans délai le territoire marocain. Du jamais-vu. Seize de ces personnes travaillaient dans le Village de l'espérance, un orphelinat situé à Aïn Leuh, (province d'Ifrane) dans l'Atlas. Depuis plusieurs années, le centre s'occupait d'enfants défavorisés ou orphelins, et avait même obtenu les agréments officiels pour cela.

Pour une raison ignorée, les autorités marocaines, encouragées par les discours outranciers de l'imam local, ont décidé, le 8 mars, qu'il ne respectait pas la kafala (" procédure d'adoption "). Les seize personnes, parmi lesquelles figuraient des éducateurs, des administratifs, ont eu deux heures pour rassembler leurs affaires. Avant cela, il y a eu l'expulsion d'un Américain - installé au Maroc depuis vingt-deux ans ! - à Amizmiz, au pied du Haut Atlas. Après, il y a eu les refoulés, ceux qui, de retour de congés, n'ont même pas pu sortir de l'aéroport. C'est le cas notamment d'un pasteur sud-africain de Fès. Ou bien du président de l'organisme qui chapeaute l'école américaine George-Washington.

L'activisme d'évangéliques, pour certains affiliés à la droite américaine la plus conservatrice, ne fait guère de doute et selon plusieurs sources, religieuses et étatiques, le Maroc compterait aujourd'hui plus de 500 missionnaires. Mais nul ne peut justifier le choix des personnes visées ces dernières semaines, et nul ne peut expliquer, pas plus que les motifs exacts, les dates de cette vague d'expulsions - qui a curieusement coïncidé avec le premier sommet entre l'Union européenne et le Maroc sur le statut avancé de ce dernier, qui en fait un partenaire -privilégié.

D'autres incidents se sont produits au cours de la même période. Pour la première fois, des policiers marocains ont pénétré dans l'enceinte d'un temple protestant à Marrakech pour y arrêter deux hommes, un Congolais et un Tchadien. " Le motif était qu'ils auraient été vus en compagnie de chrétiens marocains, puis la police a reconnu son erreur et s'est excusée ", soupire Jean-Luc Blanc, président de l'Eglise évangélique au Maroc. Depuis neuf ans sur place, ce pasteur ne défend aucunement les fondamentalistes évangéliques. Mais, ajoute-t-il, " il y a quand même un durcissement " des autorités marocaines. " C'est un climat bizarre ", acquiesce le Père Nourissat.

L'inquiétude grandit dans la communauté chrétienne, essentiellement étrangère. Car, contrairement aux campagnes dont s'est faite l'écho une partie de la presse, proche du palais pour une part, le nombre de chrétiens marocains ne dépasse pas 1 000 à 2 000 personnes, contre 30 000 chrétiens étrangers. Les conversions sont rarissimes, et pour cause. Les chrétiens marocains sont tout juste tolérés, à la condition qu'ils pratiquent de façon quasi souterraine leur foi et s'ils ne se réunissent pas à plus de vingt personnes.

" En ce moment, ils ne se montrent pas en compagnie de chrétiens étrangers car ils ont peur, mais de convertis, je n'en connais personnellement pas de nouveaux ", souligne le pasteur Jean-Luc Blanc. Contacté, l'un d'eux finira par annuler une rencontre, même avec la garantie de l'anonymat. " Plus tard peut-être, mais pas en ce moment, c'est trop sensible ", s'excuse-t-il.

Pour contrer l'émoi provoqué à l'extérieur du Maroc par les expulsions de chrétiens - en France, la Fédération protestante s'est émue -, le gouvernement a réuni l'ensemble des représentants religieux et exigé des églises chrétiennes officielles une réaction. " Le ministre de l'intérieur m'a demandé un communiqué de presse ", reconnaît Jean-Luc Blanc.

Le pasteur et l'archevêque Mgr Vincent Landel ont donc rédigé, le 10 mars, un texte dans lequel ils évoquent les expulsions de chrétiens étrangers " sous l'accusation de prosélytisme, ou d'autres motifs que nous ignorons ". Le texte ayant été en partie tronqué par les médias officiels, l'Eglise catholique, furieuse, l'a reproduit in extenso sur son site. A chaque expulsion, tout se passe très vite, oralement.

Une méthode que Khalil Naciri, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement marocain justifie tout en reconnaissant 27 expulsions, " seize à Aïn Leuh et onze autres éparpillés dans le pays ". " La procédure juridique a été écartée, déclare-t-il au Monde, car nous voulions que cela se fasse de la façon la plus "soft" possible : un procès aurait immanquablement débouché sur des emprisonnements. "

Pour le ministre, " si cela se produit maintenant, c'est qu'il a fallu faire des enquêtes pour être sûr des faits : nous disposons de CD, de livres, de cassettes, cela devenait du catéchisme. Pour le reste, le Maroc n'a pas changé de cap, les églises ont toujours pignon sur rue. " Les autorités marocaines affichent d'autant mieux leur fermeté qu'elles ont, au nom d'un islam " modéré " que le royaume entend promouvoir, durement réprimé des musulmans extrémistes.

Des centaines d'écoles coraniques auraient été ainsi fermées. " Nous avons été très sévères contre eux, contre les chiites, plaide M. Naciri, et il y a moins d'un an, nous avons fermé l'école irakienne de Rabat. " Le porte-parole du gouvernement ajoute : " Les pouvoirs publics ont le devoir de rester en phase avec leur opinion publique. Nous ne pouvons pas nous permettre de jouer avec le feu. "

Autrement dit, les récentes expulsions de chrétiens seraient le fruit d'un équilibre... A l'appui de cette thèse, que bon nombre d'observateurs et de responsables chrétiens avancent, certains datent le début de la vague répressive au mois de décembre 2009, quand une famille suisse, un ingénieur prothésiste, sa femme et leurs enfants, installés depuis plusieurs années à Oujda, près de la frontière algérienne, ont dû quitter par la contrainte le Maroc en laissant tout derrière eux. C'était une semaine après le vote interdisant la construction de minarets en Suisse.

Désormais, le ministre de l'intérieur a promis de nommer bientôt un wali (" préfet ") avec pour mission de devenir un interlocuteur des chrétiens.

Isabelle Mandraud

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 07:00

Voici une petite vidéo de geek qui se passe de commentaires.

Très bien foutu ;)


PIXELS by PATRICK JEAN.
envoyé par onemoreprod. - Regardez plus de courts métrages.

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 07:00

Voici un article du site Capital.fr. On y montre que l'Ecole de Ski Français (ESF) joue aux voyoux de bas étages pour asseoir son monopole.

C'est bien évidemment une entrave élémentaire à la liberté d'entreprendre que pratique l'ESF, ce, à très large niveau. Cette entrave est caractérisée comme telle dans notre constitution. Car, elle va à l'encontre de la concurrence, c'est une pratique qui devrait être combattue avec force et véhémence. Le problème, c'est que le lobby est tellement bien implanté que l'ESF fait tout ce qu'elle veut, au mépris de notre Constitution. Une situation honteuse au plus haut point.

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Le 08/04/2010 à 07:30 - Mis à jour le 08/04/2010 à 07:34
Du rififi dans les écoles de ski
Les vacanciers ne s’en rendent pas compte. Mais, de Val-d’Isère à Courchevel, ça chauffe entre les moniteurs. Explications.
Du rififi dans les écoles de ski
Du rififi dans les écoles de ski

Comme ils sont rusés, ces Savoyards… Plutôt que de chasser à coups de bâtons les moniteurs de l’Ecole de ski internationale (ESI), leurs ennemis ont eu la bonne idée d’accrocher un cadavre de renard à leur poteau de rassemblement. C’était en janvier 2007 à la Toussuire, et toute la station s’en souvient encore. «Nous n’avons pu décrocher la dépouille qu’au bout d’une demi-heure, car il fallait attendre le constat de la gendarmerie, grogne Maryline Turnes, la directrice de l’école. Vous imaginez le choc pour les enfants qui venaient prendre leur cours de ski !»

Disons que certains ont eu un peu mal au cœur sur le télésiège… Deux ans plus tard, l’enquête n’a encore rien donné, mais les soupçons se tournent vers l’Ecole du ski français (ESF) locale, qui, depuis dix ans, mène une guerre sans merci contre sa rivale.

Nom d’une myrtille, mais c’est que ça chauffe dans les montagnes ! Que la SPA se rassure, les renards écartelés ne font quand même pas le spectacle à toutes les arrivées de télécabines. Et, de Val-d’Isère à La Plagne, en passant par Courchevel ou Serre-Chevalier, la sourde bataille des profs de glisse passe le plus souvent inaperçue aux yeux des vacanciers. Mais elle n’en est pas moins terrible. Pneus crevés, vitrines brisées, magasins boycottés, intimidations physiques, voitures jetées dans le ravin…

Pendant des années, les monos ont réglé leurs comptes à coups de spatules dans l’œil. Aujourd’hui, c’est dans les couloirs des ministères ou sur le banc des prétoires qu’ils préfèrent pousser leurs pions. Mais la haine est toujours aussi tenace.

A ma gauche, donc, l’Ecole du ski français, monument historique des vacances à la neige, qui fédère 15 800 moniteurs en combinaison rouge dans 250 stations et distribue ses étoiles aux gamins depuis 1945. Elle a réalisé l’année dernière 240 millions d’euros de chiffre d’affaires. A ma droite, l’ESI, Petit Poucet sorti des pistes en 1975, qui prône des méthodes d’enseignement plus modernes (ses profs parlent anglais et les effectifs de ses cours sont réduits), intervient dans 80 stations et dont les 1 800 moniteurs en combinaison bleue tentent de s’implanter dans le paysage.

Avec d’infinies difficultés, puisque, en trente-cinq ans d’efforts, ils n’ont pas même réussi à conquérir 15% du marché. Il faut dire que l’ESF ne recule devant rien pour défendre son ancien monopole.

Son premier stratagème, rodé depuis un demi-siècle, consiste à laisser croire aux skieurs qu’elle est un organisme public. Logo bleu, blanc, rouge, dénomination trompeuse, usage permanent du terme «officiel», médailles en forme de cocarde, sigle ESF floqué sur les tenues des slalomeurs de l’équipe de France… tout est bon pour entretenir la confusion. Résultat : cette structure privée, dont l’unique but n’a ­jamais consisté qu’à faire du business, est perçue par la plupart des vacanciers comme une sorte de service public assuré par des fonctionnaires en fuseau.

«Beaucoup de familles pensent qu’elle est la seule habilitée à faire passer des tests et à délivrer des médailles à leurs enfants», s’agace Philippe Camus, le président de l’ESI. L’astuce est tellement grossière qu’en septembre dernier les juges ont fini par interdire à l’ESF d’utiliser le terme «officiel» pour qualifier ses troisièmes étoiles, fléchettes et autres breloques. L’affaire est en appel.

Pour conforter sa domination, l’Ecole du ski français compte aussi sur son formidable réseau politique local, constitué avec patience au fil des décennies. «Soixante maires ou adjoints et plus de 200 conseillers municipaux sont issus de nos rangs, ça compte !», plastronne Gilles Chabert, le patron des anoraks rouges. C’est en effet bien pratique pour décrocher les meilleurs emplacements, se faire attribuer les plus beaux ­locaux, s’assurer de la meilleure part dans les descentes aux flambeaux. Et parfois même ­obtenir le maintien de «passages prio­ritaires ESF» à la queue des remontées mécaniques, comme au bon vieux temps du monopole. C’est encore le cas aujour­d’hui, par exemple, à l’Alpe-d’Huez et à Isola 2000. Inutile de dire qu’à l’inverse les félons de l’ESI doivent se contenter de la portion congrue. Et parfois, de rien du tout.

Ainsi, à Sainte-Foy-Tarentaise, où le premier adjoint est un directeur ESF, les «Bleus» ont toutes les peines du monde à obtenir un poteau de rassemblement et un jardin d’enfants, lieu clos pour l’apprentissage des tout-petits. Et cela ne risque pas de s’arranger, car la municipalité vient de décider de réserver à l’avenir ces avantages aux seules écoles dont l’effectif dépasse les dix professeurs. Autant dire qu’avec ses quatre monos de slalom l’ESI pourra toujours aller se rhabiller. Eh eh eh… Même traitement de défaveur à Courchevel, où six des dix-neuf membres du conseil municipal sont des moniteurs ESF : depuis douze ans, New Generation, une école tournée vers la clientèle britannique affiliée au réseau ESI, n’arrive pas à décrocher de point de rassemblement sur le front de neige.

La municipalité lui a successivement proposé sans rire un site en haut des pistes, puis un endroit situé 200 mètres au-dessus du départ des télécabines. Les clients en sont quittes pour monter en canard. Inutile de préciser que New ­Generation, qui compte huit moniteurs, n’apparaît ni sur le site, ni dans les brochures de l’Office du tourisme. C’est à peu près partout comme ça. «Ici, tout fonctionne comme
au Ku Klux Klan, s’énerve Tchenko, responsable d’une ESI à Val-d’Isère. Tout le monde porte des cagoules, on ne sait jamais qui est dessous, l’élu ou le moniteur ESF.»

Avec ou sans cagoule, l’Ecole du ski français obtient aussi d’excellents résultats sous les lambris parisiens. Il faut dire que son patron, Gilles Chabert, est «ami» avec de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Michèle Alliot-Marie, Michel Barnier, Christian Estrosi – le ministre de l’Industrie a accueilli son congrès à Nice en juin 2009 – ou encore l’ancien ministre des Sports Jean-François Lamour. «Pendant cinq ans, ce dernier a toujours refusé de nous rencontrer», déplore Philippe Camus, le patron des «Bleus».

Sans doute le ministre se sentait-il un peu gêné d’avoir signé en 2004 un décret taillé sur mesure pour déstabiliser sa société. Ce texte incroyable ­réserve en effet aux seules écoles abritant localement plus de dix profs (dont au moins 60% de nationalité française) l’autorisation d’accueillir des moniteurs en stage. Les antennes de l’ESI fonctionnant en général avec des équipes clairsemées et internationales, cela revient à les priver de facto de l’apport des jeunes pousses. «C’est un moyen très efficace de torpiller notre recrutement», peste William Turnes, de l’ESI de la Toussuire. Et mieux vaut ne pas finasser avec la loi. Aiguillonnés par le lobbying des «Rouges», les inspecteurs du ministère harcèlent en effet les ESI – jusqu’à cinq fois en une seule saison – à la recherche de la moindre anicroche. Et ils ne sont pas portés à l’indulgence. «Dans le temps, certains d’entre eux faisaient carrément les contrôles en tenue ESF», se souvient Camus.

Aujourd’hui, les fonctionnaires évitent ce genre de faute de goût. Mais, parmi les six inspecteurs du pôle montagne de la Jeunesse et des Sports, deux au moins ont tissé des liens étroits avec la grande école : l’un y exerce occasionnellement la fonction de moniteur à La Plagne, l’autre s’est longtemps ­occupé de deux ski-clubs aux côtés d’entraîneurs ESF.

Cette consanguinité avec les pouvoirs publics ne suffisant pas à assurer leur domination, les anoraks rouges terminent le travail avec de bons vieux coups tordus commerciaux. Ils ont, par exemple, signé des partenariats avec les principaux tour-opérateurs (Club Med, Pierre & Vacances, VVF, Lagrange) interdisant à leurs concurrents de déposer des brochures dans les halls d’accueil pour se faire connaître. La Direction des fraudes a transmis le dossier à l’Autorité de la concurrence.

A Courchevel, les hommes de Gilles Chabert ont choisi une stratégie un peu plus finaude, comme en témoigne Warren Hogben, le boss d’une des ESI locales. «Il y a deux ans, un moniteur ESF a demandé à nous rejoindre. Ça s’est très bien passé, mais, après avoir étudié nos méthodes de l’intérieur, il nous a quittés pour ouvrir sa propre école, une copie conforme de la nôtre, baptisée Snow’s Cool. La seule différence, c’est qu’elle a tout de suite obtenu les avantages qu’on nous refusait depuis toujours, une guérite, un point de rassemblement bien placé, ainsi qu’un grand panneau publicitaire au centre de la station.»

Intrigué, Hogben a fait sa petite enquête. Et il a fini par découvrir que le vrai propriétaire de Snow’s Cool n’était autre que… l’ESF. Quand on vous ­disait qu’ils étaient rusés.

Dominique Foing.

© Capital

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 07:00

Je ressors un vieil article de 2004 concernant le cyclisme et le dopage. Cet article m'avait choqué dans le sens où il révélait des pratiques de dopage mises en place par les équipes elles-mêmes à l'insu des coureurs !

Je crains malheureusement, qu'en 6 ans, rien n'ait changé...

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CYCLISME
Jésus Manzano a parlé du dopage pour ne plus "risquer" sa vie
LE MONDE | 03.05.04 | 13h06

Madrid de notre envoyé spécial

Ses révélations, fin mars, dans le quotidien sportif AS, avaient mis l'Espagne en émoi. Jésus Manzano, 25 ans, décrivait l'effroyable réalité du dopage dans le peloton : transfusions sanguines qui tournent mal, cures d'érythropoïétine et d'hormones de croissance prescrites par le médecin de l'équipe... Persuadé qu'on veut étouffer les affaires de dopage, l'ancien coureur de l'équipe Kelme, qui a trouvé refuge chez les Italiens d'Amore e Vita-Beretta, livre ses "preuves".

Qu'est-ce qui vous a conduit à briser le silence ?

Je me suis décidé à parler car 2003 a été une année terrible pour moi. Par deux fois, j'ai eu peur pour ma vie. La première, pendant le Tour, quand je me suis retrouvé à l'hôpital après avoir eu un malaise lors de l'étape de Morzine : le matin, le médecin de l'équipe m'avait donné de l'hémoglobine pour animaux. C'est un assassin, pas un médecin ! La seconde, fin juillet, après une transfusion sanguine, à Valence. Après l'étape de Morzine, lors du dîner avec l'équipe, j'ai dit au directeur sportif que je ne voulais plus courir cette saison après ce qui m'était arrivé. Il m'a alors répondu que si je ne courais pas, ce n'était pas la peine pour moi d'espérer courir dans sa formation en 2004. Cette réaction m'a fait prendre conscience que je ne pouvais pas continuer à risquer ma vie et qu'il fallait dénoncer publiquement ces pratiques.

Etes-vous soutenu dans votre démarche ?

On veut étouffer l'affaire. Ça n'intéresse personne que la vérité éclate au grand jour. Il y a eu des pressions pour que je me taise. J'ai reçu des coups de téléphone de l'entourage de l'équipe. L'Association des coureurs professionnels (ACP) a envoyé un SMS aux cyclistes espagnols pour leur dire de se taire après mes déclarations. Moi, je me suis offert au Conseil supérieur des sports (CSD), je lui ai tout raconté et m'apprêtais à lui remettre des preuves. Le CSD m'avait assuré de tout son appui, son directeur voulait me revoir et m'avait proposé de me faire passer un examen médical pour vérifier mon état de santé. Et aujourd'hui je n'ai plus de nouvelles du CSD. Il a redonné le bébé à la Fédération espagnole de cyclisme (RFEC). Je n'ai aucune confiance en elle : ce n'est pas normal que ce soit la fédération qui enquête sur une affaire qui touche son sport. Tout ça est un montage. Je suis sûr qu'il y a eu des pressions politiques, mais je veux croire qu'avec le nouveau gouvernement les choses vont changer.

Un juge d'instruction vous a convoqué vendredi 7 mai, pour répondre d'un délit présumé au code de la santé publique...

La justice espagnole est une honte. J'espère qu'avec le nouveau secrétaire d'Etat aux sports, Jaime Lissavetsky, la loi va changer et s'inspirer de celles en vigueur en Italie et en France. J'ai dû attendre près de deux mois avant que la justice de mon pays daigne s'intéresser à mon cas alors que Raffaele Guariniello [le juge qui instruit des affaires de dopage en Italie] m'a déjà interrogé longuement à Turin. Et aujourd'hui on me convoque comme coupable ! C'est incroyable ! Ce n'est pas moi qui me suis dopé. On m'a dopé ! Avec des programmes concoctés par le médecin de l'équipe, sous la responsabilité du directeur sportif. Ce sont eux qui doivent payer pour ce qu'ils m'ont fait. Mais je reste confiant. J'ai mes preuves et je n'ai rien à cacher.

A quelles preuves faites-vous référence ?

J'ai en ma possession des ordonnances d'hormones masculines signées de la main d'Eufemiano Fuentes, médecin de la Kelme en 2002, des programmes de cure d'EPO et d'hormones de croissance élaborés par son successeur, Walter Viru, en 2003. J'ai tout gardé, et j'ai présenté mes preuves à la RFEC.

Après le président de l'Union cycliste internationale (UCI), Hein Verbruggen, Lance Armstrong a mis en doute vos propos en insinuant que vous les aviez faits contre de l'argent.

Les menteurs et les hypocrites sont ceux qui m'accusent de mentir. Ils gagnent beaucoup d'argent grâce au vélo et n'ont pas du tout envie qu'on parle de dopage. Pour un quintuple vainqueur du Tour, Lance Armstrong manque beaucoup de classe. Qu'il se taise et prépare son sixième Tour ! Il ne sait pas de quoi il parle. Je n'avais pas été payé pendant quatre mois par mon équipe. J'ai touché 9 000 euros pour ma collaboration avec AS, lui a gagné de l'argent avec les livres sur sa maladie. Quant à Hein Verbruggen, sa réaction est une honte. Quand on est président de l'UCI et qu'on est confronté à deux scandales de dopage, en France et en Espagne, on se doit de réagir. Or qu'est-ce qu'il a fait ? Rien. J'aimerais le rencontrer pour parler avec lui de dopage et pas du Pro-Tour.

Quelles mesures proposeriez-vous au président de l'UCI ?

Tout d'abord qu'on ne sanctionne pas seulement les coureurs mais aussi les directeurs d'équipe et les médecins. Quand on est coureur, si on refuse de prendre des produits, l'année suivanteon est dans la rue. C'est un cercle vicieux. Ensuite, il faudrait que les sanctions soient portées de 2 à 5 ans de suspension : il y aurait deux fois moins de dopage. Enfin, sur une épreuve comme le Tour de France, qui est la course la plus importante pour un coureur, une équipe, un sponsor, il faudrait réduire le kilométrage et limiter la multiplication des cols sur une étape. J'aimerais pouvoir m'entretenir avec Jean-Marie Leblanc pour lui dire que, si les étapes ne dépassaient pas 150 km, le spectacle serait le même et les coureurs n'auraient pas besoin d'utiliser autant de produits. Ce n'est pas possible d'aller à plus de 40 km/h de moyenne sur trois semaines de course, avec des étapes de montagne et de 200 km, sans rien prendre !

Propos recueillis par Stéphane Mandard

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 07:00

Je ne partage pas le point de vue du président de Radio France en la matière : l'humour est et doit rester inattaquable. En l'état, il n'y a donc pas plusieurs humours, et les dires des humoristes doivent être respectés.

Cependant, un humour blessant, insultant et cassant est-il encore un humour ? Et, à mon avis, c'est là où le bat blesse, car un humour basé sur ces propos n'est simplement plus drôle...

En fait, pour moi, ce M. Guillon n'a jamais été drôle. Ce qui me fait le plus marrer, ce que je trouve très drôle pour le coup quand on parle de Guillon, c'est qu'on dise que c'est un humoriste : ça, ça me fait marrer à chaque coup !

Mais pour le reste... Pour le reste, je juge que ce type est d'une médiocrité sans nom et qu'il s'écoute parler. Il fait partie de ces parvenus venus dont on ne sait où et qui ne réussissent qu'en blaissant. Véritablement, ce type n'est pas drôle et quand un humoriste n'est pas marrant, c'est une faute professionnelle et on devrait virer ce type de Radio France pour ce motif : "Viré car pas marrant !", ça aurait de la gueule non ?

Donc non, M. Guillon n'est pas cassant, caustique et vachard, il n'est juste pas drôle ! Par contre, Anne Roumanof, elle, elle est drôle... et caustique !

Alors, quand virera-t-on cet imposteur ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 02 Avril 2010

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Je persiste et signe : l'humour a ses frontières
l'humour a ses frontièresPas d'attaques " au faciès " !

J'ai patiemment attendu que la poussière retombe dans le bac à sable, histoire de voir jusqu'où l'élégance et l'humour pouvaient cohabiter dans les années 2010. Je n'ai pas été déçu. Il me faut donc revenir sur un épisode de notre vie publique. C'est vrai : c'est un épisode qui ne relève pas de l'anecdote, et peut-être même pas de l'humour. A moins que l'humour soit devenu le cache-sexe du vide cérébral, ce que je me refuse à croire.

Le 22 mars, un humoriste dressait à l'antenne de France Inter le portrait d'Eric Besson. Il décrivait notamment " les yeux de fouine d'Eric Besson, et son menton fuyant ". Faut-il s'excuser d'être profondément choqué de ce qu'on entend sur une station dont on est responsable ? Oui. J'ai présenté des excuses publiques. Me voilà donc, en bonne logique, traité de " liberticide ". Rien que cela ! Ainsi va l'analyse, dans sa profondeur et son honnêteté.

Pour tout dire, l'affaire me paraît sérieuse. Il ne s'agit pas de moi. Je pratique le journalisme depuis quarante ans, avec diverses fortunes, et je crois avoir montré mon penchant profond pour la liberté, notamment sur les antennes du service public. Des gens comme Guy Bedos (au hasard) peuvent en témoigner. S'il me faut revenir sur le sujet qui nous occupe réellement, c'est que la polémique, qu'on peut après tout regarder avec légèreté, met en cause, si on me permet un peu d'emphase, des principes fondamentaux pour la République et la démocratie.
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J'ai patiemment attendu que la poussière retombe dans le bac à sable, histoire de voir jusqu'où l'élégance et l'humour pouvaient cohabiter dans les années 2010. Je n'ai pas été déçu. Il me faut donc revenir sur un épisode de notre vie publique. C'est vrai : c'est un épisode qui ne relève pas de l'anecdote, et peut-être même pas de l'humour. A moins que l'humour soit devenu le cache-sexe du vide cérébral, ce que je me refuse à croire.

Le 22 mars, un humoriste dressait à l'antenne de France Inter le portrait d'Eric Besson. Il décrivait notamment " les yeux de fouine d'Eric Besson, et son menton fuyant ". Faut-il s'excuser d'être profondément choqué de ce qu'on entend sur une station dont on est responsable ? Oui. J'ai présenté des excuses publiques. Me voilà donc, en bonne logique, traité de " liberticide ". Rien que cela ! Ainsi va l'analyse, dans sa profondeur et son honnêteté.

Pour tout dire, l'affaire me paraît sérieuse. Il ne s'agit pas de moi. Je pratique le journalisme depuis quarante ans, avec diverses fortunes, et je crois avoir montré mon penchant profond pour la liberté, notamment sur les antennes du service public. Des gens comme Guy Bedos (au hasard) peuvent en témoigner. S'il me faut revenir sur le sujet qui nous occupe réellement, c'est que la polémique, qu'on peut après tout regarder avec légèreté, met en cause, si on me permet un peu d'emphase, des principes fondamentaux pour la République et la démocratie.

Rien n'est plus important, pour un républicain, pour un démocrate, que l'attachement à la liberté d'opinion et d'expression. C'est la vertu cardinale, sur laquelle repose tout notre système politique. J'aimerais citer ici l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : " La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. " Nous sommes donc tous d'accord : les libertés d'opinion, d'expression, d'association, de manifestation sont les piliers de notre socle démocratique.

Comme citoyen, je suis l'héritier, fier de l'être, de cette tradition démocratique française. Comme responsable d'un grand média, je suis dépositaire du devoir impérieux de la mettre en oeuvre en permanence. C'est mon honneur, et c'est ma conviction. Et puis, il y a l'humour. L'humour a tous les droits, et d'abord ceux de l'outrance, de la caricature et même de la méchanceté. Il se trouve que l'humoriste n'a que deux limites : celle de l'acceptabilité des citoyens (dont il est le premier juge). Et puis celle des grandes valeurs morales qui scellent le pacte républicain. C'est là que le bât blesse.

Face à un principe fondamental, il faut aussi savoir défendre les limites de ce principe. Les seules limites sont précisément celles de l'autre, de l'autre individu, qui, lui aussi, a droit à la protection de sa liberté. Enfin, il y a la limite du pacte républicain, qui unit tous les citoyens.

Or, à cet égard, nous avons une histoire. Qui nous enseigne que l'attaque personnelle, fondée sur le physique de la personne, fait partie de ces valeurs infranchissables. Les années sombres, les références tellement amusantes aux yeux de fouine, au nez et aux doigts crochus, sont là pour nous le rappeler. Là, la plaisanterie doit s'arrêter. L'humour a ses frontières qui sont celles de la morale républicaine. Il n'est pas interdit, même à un humoriste, de s'interroger sur sa responsabilité morale, citoyenne. Osons le mot : sur sa responsabilité politique, au sens noble du mot. L'attaque sur les aspects physiques d'une personne est intolérable. Le simple bon sens encourage à penser que s'élever contre les attaques " au faciès " ne constitue ni une posture de droite ni une posture de gauche.

Je suis président d'un média de service public. Et si ce qui précède ne suffisait pas, cela me confère tout particulièrement un rôle de vigilance sur les principes que je rappelle. Qu'on relise les phrases de notre " humoriste " à propos du ministre Besson. Qu'on relise ces impayables vannes sur l'apparence physique de Martine Aubry... J'ai présenté des excuses. Figurez-vous qu'il m'arrive dans la vie de présenter des excuses lorsque j'estime nécessaire de le faire. J'en conseille vivement la pratique dans une société qui se réclame de la tolérance, du progrès, voire de la justice. Et j'invite à y réfléchir ceux qui osent parler d'atteinte à la liberté. De qui se moque-t-on ?

Qui ne dit mot consent. C'est vrai, il est plus confortable de se boucher les oreilles, les yeux, voire les narines, que d'exprimer, tranquillement, ses convictions lorsqu'on se trouve dans le champ de la vie publique. On devient alors " malin ". J'ai entendu un certain nombre de " malins " ces derniers jours. Je ne compte pas, pour ma part, entamer une carrière de " malin ". Je ne suis pas censeur. Quelle sottise ! Mais, j'ai toujours préféré la violence d'un Lenny Bruce ou d'un Desproges (que l'on met aujourd'hui, hélas ! à toutes les sauces) à la tranquille certitude d'autres amuseurs. C'est mon droit. Continuons donc à rigoler, même si, par nature, je ne ris pas au coup de sifflet, et encore moins au coup de fouet.

Un mot encore : ce n'est pas la peine de crier avant d'avoir mal. L'escalade délibérée est puérile, et je n'emploie pas le mot tout à fait au hasard. France Inter, et cette séquence le prouve à l'envi, est chimiquement pure sur le chapitre des libertés. Sauf à considérer qu'en s'autoproclamant génial et intouchable, on s'assure un droit inaliénable de propriété d'un bien public, alors que tant d'autres doivent, chaque jour que Dieu fait, montrer la preuve de leur talent.

Veillons donc jalousement à la liberté. Cela dit, j'essaye toujours de comprendre pourquoi, président de Radio France, je n'ai pas le droit de ne pas rire aux injonctions d'un membre du personnel. Pour le coup, je me marre.

Jean Luc Hees

Président de Radio France

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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