Texte Libre

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...Mes coups de gueule
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...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Divers

Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 07:00

Je voulais écrire un truc sur le dérapage de Zemmour. Problème : comment avaliser le fait que la plupart des délinquants étaient noirs et arabes et le fait que cette couleur ne peut engendrer la délinquance ?

Ce superbe article du Monde y arrive avec verve ! En clair, je n'aurais pas dit mieux. J'avalise donc à 100% ces propos et les fait miens ;)

Merci Madame Fourest !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 27 Mars 2010

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Sans détour
Les petits calculs d'Eric Zemmour

Eric Zemmour vient d'expérimenter une loi cardinale en matière de dérapages : l'accumulation. Comme pour Georges Frêche, le tollé soulevé par ses propos n'est pas dû à la pire de ses déclarations, mais à celle de trop : " Les Français issus de l'immigration - sont - plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait. "

Cette phrase n'est pas sans rappeler la polémique soulevée par Renaud Camus. A l'époque, le goût douteux pour la comptabilité ethnique consistait à compter les journalistes juifs sur une station de radio. Quant à Frêche, son truc serait plutôt de compter les footballeurs noirs.

Dans les trois cas, plus l'émotion est grande, plus nos valeureux statisticiens sont sûrs d'engranger des soutiens parmi les amateurs d'évidences chiffrées et de francs-parlers. Ben quoi, c'est pas vrai ? Il y a beaucoup de Noirs dans l'équipe de France, beaucoup de juifs dans les médias et beaucoup d'Arabes et de Noirs dans les prisons ! Alors quoi, on peut plus rien dire ?
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Eric Zemmour vient d'expérimenter une loi cardinale en matière de dérapages : l'accumulation. Comme pour Georges Frêche, le tollé soulevé par ses propos n'est pas dû à la pire de ses déclarations, mais à celle de trop : " Les Français issus de l'immigration - sont - plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait. "

Cette phrase n'est pas sans rappeler la polémique soulevée par Renaud Camus. A l'époque, le goût douteux pour la comptabilité ethnique consistait à compter les journalistes juifs sur une station de radio. Quant à Frêche, son truc serait plutôt de compter les footballeurs noirs.

Dans les trois cas, plus l'émotion est grande, plus nos valeureux statisticiens sont sûrs d'engranger des soutiens parmi les amateurs d'évidences chiffrées et de francs-parlers. Ben quoi, c'est pas vrai ? Il y a beaucoup de Noirs dans l'équipe de France, beaucoup de juifs dans les médias et beaucoup d'Arabes et de Noirs dans les prisons ! Alors quoi, on peut plus rien dire ?

On peut. Mais tous les racismes commencent ainsi. Le problème réside moins dans la mentalité racialiste et comptable de ces raccourcis que dans ses " non-dits " : les fantasmes qu'ils suggèrent.

Oui, il y a de nombreux joueurs noirs en équipe de France. Mais pourquoi le relever ? Si ce n'est pour sous-entendre qu'un joueur noir ne représente pas aussi bien la France qu'un joueur blanc. Oui, de nombreux journalistes de talent sont juifs. Mais pourquoi le relever ? Si ce n'est pour sous-entendre que le fait d'être juif - et non le fait de venir de familles diasporiques misant sur la culture - favorise la vocation médiatique ?

Enfin, oui, Eric Zemmour, la plupart des petits trafiquants sont noirs et arabes. Non pas parce que le fait d'être noir ou arabe mène naturellement ou culturellement au trafic. Mais parce qu'on a beaucoup plus de chance de devenir dealer de shit que journaliste quand on naît dans des familles pauvres ne misant pas sur la culture. Surtout si l'on subit en prime des contrôles au faciès, le plafond de verre, et qu'on ne bénéficie pas d'un bon avocat capable de vous tirer d'affaire. D'où la spirale qui conduit plus souvent les uns que les autres en prison. Un peu comme l'accumulation de dérapages verbaux conduit certains journalistes à l'avertissement du CSA.

En matière de raccourcis, le casier médiatique d'Eric Zemmour est loin d'être vierge. Voilà des années qu'il dépeint un Occident assiégé. Ses propos partent parfois de constats justes : la crise du multiculturalisme et la montée des tensions communautaires. Sauf qu'il n'en tire pas de conclusions constructives - comme la défense de l'égalité, de la laïcité ou de l'universalisme -, mais une mélancolie rance favorisant le repli et le rejet.

A en croire l'auteur du Premier Sexe (Denoël), la virilité de l'Occident serait menacée par deux fléaux : la féminisation voulue par les féministes - " l'abdication des hommes blancs " - et la concurrence de la virilité arabo-islamique. Sa solution passe visiblement par le retour de la domination masculine et de la natalité française (il s'émeut que le droit à l'avortement ait empêché sept millions de Français de naître !). Il prône l'assimilation, mais croit en l'existence des " races ".

A propos du désir masculin, il lui arrive même des tirades dignes du Club de l'Horloge : " L'être humain est très primaire. Nous avons un cerveau archaïque, nous avons un cerveau reptilien. Il faut en tenir compte. A vouloir le nier, nous créons des générations d'impuissants, d'homosexuels et de divorcés. " Les meilleurs moments du cerveau archaïque d'Eric Zemmour étant à découvrir sur Radio-Courtoisie, une radio d'extrême droite, où il intervient volontiers pour deviser sur l'effémination et " l'abâtardissement de la civilisation française ".

En un mot, il ne s'agit pas " d'hitlériser " Eric Zemmour, mais de démentir un cliché de plus. On peut être journaliste, cultivé, et flatter l'instinct primaire.

Caroline Fourest

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 07:00
A priori, des informaticiens ont réussi à créer des robots informatiques étant à même de pondre des articles de sport ! Incroyable ! ...et pourtant... Quoi de plus con à faire que de regarder un match et de le retranscrire ? Ainsi, ce boulot débile de journaliste sportif peut être reproduit par un programme... En fait, c'est guère étonnant, mais bluffant tout de même !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 10 Mars 2010.

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L'ère des robots-journalistes
Des chercheurs américains créent, dans le secret de leurs laboratoires, des techniques journalistiques révolutionnaires. Articles ou journaux télévisés sont conçus par des ordinateurs

A première vue, rien de surprenant. Un compte rendu de sport d'une confondante banalité : " Les efforts remarquables de Joe Mauer n'ont pas suffi à assurer la victoire des Minnesota Twins contre les Texas Rangers lundi dernier au stade d'Arlington. Les Rangers l'ont emporté sur un score de 8 à 5 (...) Quand il maniait la batte, Mauer a été excellent de bout en bout. Il a marqué une fois dans la première manche et deux fois dans la sixième. Du côté des Texans, l'artisan de la victoire est sans conteste Tommy Hunter, qui a remporté avec brio son cinquième match d'affilée... " Un article de sport comme il en existe donc des milliers, publiés dans les pages sport de la presse américaine. Seule différence, mais de taille : il est signé The Machine, préparé et rédigé par un programme d'intelligence artificielle, baptisé Stats Monkey.

Depuis des décennies, dans le monde, des ouvriers découvrent un beau matin qu'ils vont être remplacés par un robot. Si les journalistes se croyaient à l'abri de ce genre de mésaventure, ils avaient tort. Depuis quelques mois, ils peuvent aller à Evanston (Illinois), près de Chicago, pour voir et tester le système qui va peut-être bientôt les suppléer. Il est tapi dans un réseau d'ordinateurs appartenant au laboratoire d'information intelligente (Infolab), installé sur le campus de l'université du Northwestern.

Pour déclencher Stats Monkey, il suffit qu'un humain lui indique quel match il doit couvrir. Une fois lancé, il travaille automatiquement de A à Z. Il commence par télécharger les tableaux chiffrés publiés par les sites Web des ligues de base-ball, et collecte les données brutes : score minute par minute, actions individuelles, stratégies collectives, incidents... Puis il classe cette masse d'informations et reconstruit le déroulé du match en langage informatique. Ensuite, il va puiser son vocabulaire dans une base de données contenant une liste de phrases, d'expressions toutes faites, de figures de style et de mots-clés revenant fréquemment dans la presse sportive. Il va alors rédiger un article, sans fautes de grammaire ni d'orthographe.

Il peut fournir plusieurs versions, rédigées dans un style plus ou moins imagé (" Les Minnesota Twins ont : perdu/reçu une sévère correction/esquinté leurs battes en pure perte... ") ou encore deux articles adoptant le point de vue de l'une ou l'autre équipe. Il ira même chercher sur Internet les photos des principaux joueurs. Le tout en deux secondes chrono, qui dit mieux ? Le rêve de tout chef de service : un journaliste rapide, pas cher, sans états d'âme.

Stats Monkey a été imaginé par les professeurs Larry Birnbaum et Kris Hammond, spécialistes d'intelligence artificielle. Puis son développement a été confié à John Templon, 27 ans, diplômé de journalisme, et Nick Allen, 25 ans, informaticien. M. Allen estime que le but est quasiment atteint : " Les articles écrits par The Machine sont très proches des dépêches sportives de l'agence Associated Press, qui sont souvent reprises telles quelles par les journaux. "

La première version de la liste de phrases-clés a été réalisée manuellement, mais, à l'avenir, Stats Monkey l'enrichira automatiquement, en décortiquant de gros volumes d'articles écrits par des humains. Il pourra même imiter le style d'écriture de tel ou tel journaliste connu.

Une version commerciale de Stats Monkey sera bientôt accessible en ligne. Kris Hammond vise en priorité les journaux locaux et les sites Web de sport, qui n'ont pas les moyens de payer des pigistes pour écrire les comptes rendus de tous les matches de leur région : " Il y a aux Etats-Unis 160 000 équipes scolaires de base-ball qui n'intéressent pas les journalistes, mais qui passionnent des millions de gens. "

Infolab a l'intention d'adapter Stats Monkey à d'autres sports, notamment le football et le basket-ball. Il souhaite également se lancer dans le secteur de la finance et de la Bourse - où, là aussi, les journalistes utilisent massivement un nombre assez limité d'expressions toutes faites. A nouveau, Kris Hammond parle chiffres : " 54 000 sociétés américaines sont cotées en Bourse, et chacune d'elles doit publier des données chiffrées, qui intéressent les actionnaires, les employés, les clients... Or, à peine 3 000 d'entre elles sont suivies par la presse économique. "

Reste une question épineuse : si l'on met en place un système efficace et bon marché pour couvrir les matches locaux et la vie des PME, pourquoi ne pas étendre peu à peu son usage aux rencontres importantes et aux grosses entreprises ? M. Hammond a une réponse toute faite : " Notre but est juste de fournir aux journalistes des outils qui les débarrasseront des tâches les plus répétitives et les moins intéressantes. Ils dégageront ainsi du temps pour accomplir leurs missions nobles : reportages de terrain, investigations, analyses... "

Au même étage, trois chercheurs mettent au point un système expérimental baptisé News at Seven, qui fabrique des mini-journaux télévisés pour Internet, présentés par Zoe et George, deux personnages de dessin animé. Le spectateur se contente de choisir trois thèmes d'actualité - par exemple politique intérieure, basket-ball et nouveau film -, News at Seven se charge du reste. Il parcourt une série de sites d'informations pour trouver des textes pertinents, qu'il raccourcit. Puis il les envoie vers un logiciel de synthèse vocale, qui crée deux fichiers audio - une voix d'homme, et une de femme. Les textes sont aussitôt dits à l'écran par Zoe et George.

Pour les critiques de films, News at Seven apprend à faire le tri entre les articles élogieux et négatifs, grâce à un dictionnaire de mots-clés. En même temps, il cherche sur Internet des vidéos pouvant illustrer les thèmes choisis, et les insère dans l'émission.

Dès le lancement des projets, les responsables d'Infolab avaient poussé les jeunes chercheurs à aller faire des stages de formation à l'école de journalisme Medill, rattachée à l'université. Nathan Nichols, diplômé d'informatique travaillant sur News at Seven, se souvient qu'au début la collaboration n'était pas idéale : " Des étudiants demandaient à leurs profs : faut-il vraiment aider ces gens à détruire nos futurs emplois ? Et certains profs semblaient assez d'accord avec eux. " Pour combler ce fossé, Infolab et Medill ont créé en 2009 un organisme commun d'enseignement et de recherche, le Centre d'innovation en technologie, médias et journalisme, qui va accueillir des étudiants venus des deux écoles et leur apprendre à travailler ensemble.

Le rapprochement se fait aussi avec la grande presse. Bill Adee, directeur du département numérique du Chicago Tribune, est venu à Evanston pour étudier une éventuelle coopération avec Infolab sur des projets à venir, notamment des outils de veille pour repérer les sujets qui agitent Internet. Il a aussi invité plusieurs fois MM. Birnbaum et Hammond à la rédaction du Chicago Tribune : " Je leur donne des conseils pratiques, en adoptant le point de vue du journaliste. Ça les aide à concevoir des outils qui nous seront réellement utiles. " M. Adee ne s'intéresse pas particulièrement à Stats Monkey, mais il sait que, face à ce rapprochement, certains de ses confrères pourraient se sentir menacés : " Dans tous les journaux, il y a des gens qui passent leur temps à écrire des comptes rendus de matches. J'espère que, si on leur en offre la possibilité, ils seront capables à l'avenir de faire autre chose. " De même, Larry Birnbaum est conscient de l'impact de ses inventions : " Nous sommes en train de créer un paysage médiatique que nous ne comprenons pas encore, mais nous savons déjà que l'organisation économique des médias devra s'y adapter. Le défi sera d'intégrer les valeurs classiques du journalisme dans ces nouveaux outils. "

En attendant, d'autres équipes travaillent sur une demi-douzaine de projets qui viendront compléter la panoplie d'Infolab. Le chercheur Francisco Iacobelli construit ainsi un système intelligent baptisé Tell Me More. Il commence par mémoriser un article politique publié sur CNN. com, puis il trouve d'autres articles traitant du même sujet, publiés par AP, Reuters, le Chicago Tribune. Si leur contenu est identique, il les rejette. En revanche, s'ils contiennent des informations supplémentaires (noms de personnes ou de lieux, chiffres, citations), il extrait les paragraphes concernés. Dans un second temps, Tell Me More va composer un nouvel article plus long et plus riche à partir du texte de CNN, auquel il aura incorporé, aux bons endroits, les phrases pertinentes tirées des autres articles. M. Iacobelli a testé ses méta-articles sur un panel de lecteurs : " Ils ne voient pas la différence avec un texte écrit par un seul auteur. Il faut dire que, très souvent, les journalistes sautent d'un sujet à l'autre sans transition. " Combiné à Stats Monkey, on imagine ce que pourrait donner Tell Me More...

Aucun aspect du journalisme n'échappe à Infolab. Patrick McNally, étudiant-chercheur, met au point un système de fabrication de bandes dessinées appelé Manatee Comics. Son but est de démonter, reproduire et automatiser le mécanisme des plaisanteries basées sur une comparaison, une chute inattendue, un paradoxe...

A ce jour, les résultats sont assez déroutants, mais M. McNally semble sûr de lui : " Je vais prouver qu'une machine peut générer du contenu humoristique de façon robuste et régulière. " A terme, toute intervention humaine sera éliminée : Manatee Comics choisira le sujet de sa BD du jour en allant consulter Google pour connaître les événements les plus recherchés et les plus commentés par les internautes. p

Yves Eudes
Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 07:00
Très clairement, je pense que la doctrine Afghane actuelle réalisée par les Américains n'est pas la bonne et n'est pas viable. La drogue est interdite partout sur la planète, mais on continue à fermer les yeux en Afghanistan en subvetionnant une culture qui ira forcément dans des mains pas nettes à un moment ou à un autre.

La tranquilité achetée n'aura qu'un temps.

Peut-être ai-je tort : qui vivra verra.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 05 Mars 2010

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En Afghanistan, les Américains changent de stratégie dans la guerre contre l'opium
Washington privilégie désormais l'aide au développement plutôt que la destruction des cultures

Après avoir fait pression ces dernières années auprès de leurs alliés de l'OTAN en Afghanistan pour qu'ils s'investissent dans l'éradication du pavot, les Etats-Unis viennent de procéder à un changement radical de doctrine. Désormais, Washington privilégie " l'aide au développement des cultures vivrières ", a indiqué, lundi 1er mars, David Johnson, secrétaire d'Etat adjoint chargé du trafic de drogue international. Il officialise ainsi la fin d'une politique qui avait créé des tensions avec ses partenaires britanniques et afghans, notamment.

Longtemps, les Etats-Unis ont dénoncé les résistances de leurs alliés à détruire les champs de pavot, en particulier dans les provinces de Kandahar et du Helmand, qui concentre l'essentiel de la production. " Quand je vois un champ, je vois des armes fournies aux talibans ", confiait, en juin 2008, au Monde, le général américain David McKiernan, chef des troupes de l'OTAN en Afghanistan. Selon lui, la drogue finançait la guerre des insurgés. Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), 90 % de l'opium utilisé dans la production de l'héroïne mondiale viennent d'Afghanistan, soit 60 % de son PIB. Au sud, dans les provinces de Kandahar et du Helmand, principal foyer taliban du pays, 20 % à 30 % de l'économie dépendraient de l'argent de la drogue.

Pour les Britanniques, chargés de la province du Helmand pour le compte de l'OTAN, une destruction des cultures pousserait les populations locales dans les bras des insurgés. De plus, une action trop radicale déstabiliserait l'économie du pays, dépendante de cette production. En 2009, dans le village de Sanguine, la mission des patrouilles britanniques n'était pas de détruire les dizaines de laboratoires de transformation de l'opium en héroïne qui s'y trouvaient. Ces laboratoires se composaient d'un baril et de produit dits " fixants ", nécessaires pour transformer le pavot et l'opium. Le tout revient à 50 dollars et fait vivre une famille entière.

Travail de proximité

Les Canadiens, chargés de la province de Kandahar, ont adopté une politique assez similaire. " Si nous interceptons un camion de pavot, nous arrêtons les chauffeurs. Sinon, nous préférons entreprendre un travail de proximité auprès des fermiers en les incitant à opter pour d'autres cultures, comme le blé ", expliquait-on, mardi 2 mars, au quartier général des Forces canadiennes à Kandahar.

Dans son rapport, publié à la fin 2009, l'ONUDC assurait que les talibans ne tiraient que " 10 % à 15 % " de leurs revenus du trafic de l'opium, grâce aux taxes perçues sur le trafic. Toujours selon l'office, 60 % des députés afghans sont liés à des personnes ayant un intérêt dans le trafic d'opium. Ces intérêts expliqueraient le peu d'entrain des policiers afghans chargés de l'éradication des cultures de pavot. En 2008 et 2009, seuls 4 % des récoltes avaient été détruits.

" Tout cela explique sans doute le changement de stratégie des Etats-Unis. Et surtout, cela va de pair avec les techniques de contre-insurrection appliquées aujourd'hui et qui impliquent un rapprochement avec la population ", notait, mardi, un membre du département d'Etat en poste à Kandahar.

A Kaboul en revanche, deux jours après la décision de Washington, le gouvernement a annoncé un plan d'éradication des champs de pavot dans une grande partie du pays, notamment le Sud.

Jacques Follorou
Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 07:00
Voici un très bon article sorti récemment dans le journal 'Le Monde'. On y dit que la situation actuelle concernant les joueurs noirs peuvent très facilement s'expliquer sans tomber dans la caricature consistant à dire que les noirs sont simplement plus athlétiques que les autres.

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Equipe de France : le bleu et le noir
LE MONDE | 01.03.10 | 14h31  •  Mis à jour le 01.03.10 | 18h33

Pour différentes raisons, notamment politiques, l'équipe de France de football n'a disputé qu'un seul match, de toute son histoire, en Afrique du Sud. C'était il y a dix ans. Une rencontre amicale sans grand intérêt (0-0), mais précédée d'une entrevue avec Nelson Mandela. Sur la pelouse de l'Ellis Park de Johannesburg, le lendemain, le sélectionneur Roger Lemerre avait aligné huit joueurs noirs. Un aspect qui, deux ans après la victoire de l'équipe black-blanc-beur en Coupe du monde, passa quasi inaperçu en France. Mais ne laissa pas insensible en Afrique du Sud, où le football est le sport de prédilection de la population noire.

"Les spectateurs étaient surpris, se souvient l'ancien défenseur Lilian Thuram. Ils imaginaient l'équipe de France... différente." Et dix ans plus tard, alors que les Bleus de Raymond Domenech entament leur préparation au Mondial sud-africain en recevant l'Espagne, mercredi 3 mars, la "photographie" de l'équipe de France n'a pas changé, sinon dans ce sens : la probabilité de voir une sélection majoritairement composée de joueurs noirs est encore plus forte.

Faire ce constat est une réalité. Croire qu'il ne dérange personne en France est, en revanche, une naïveté. Le sujet a déjà alimenté plusieurs polémiques. La dernière en date remonte certes à 2006, mais elle a été relancée à la faveur des derniers dérapages de son auteur, Georges Frêche : "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre, ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays." Sur ce terrain, Jean-Marie Le Pen l'avait précédé à deux reprises (1996, 2006). Entre-temps (2005), le philosophe Alain Finkielkraut s'était fendu d'une déclaration peu heureuse (et mal interprétée, selon lui) dans laquelle il décrivait une équipe "black-black-black" synonyme de "ricanements" en Europe.

Trouver qu'il y a trop de Noirs, et plus généralement trop "d'étrangers", sous le maillot bleu n'est pas un fait nouveau. "L'équipe de France de football ayant été de tous temps le creuset des flux migratoires, il y a toujours eu, à chaque génération, trop de "quelque chose" : trop de Hongrois, trop de Polonais, trop de Maghrébins, trop d'Italiens... Il y a même eu trop de Belges à une époque", rappelle l'historien Pascal Blanchard, spécialiste de la question coloniale et coauteur du documentaire "Des Noirs en couleur" (sortie en DVD en mai 2009 chez Universal). D'après lui, la première réaction de "négrophobie" à l'encontre de la sélection nationale remonte à un match à Moscou contre l'URSS : "Le public russe avait conspué les Bleus parce que cinq Noirs figuraient dans leurs rangs (Gérard Janvion, Marius Trésor, Jean Tigana, Jacques Zimako et Alain Couriol)." C'était en 1980.

Paradoxalement, si la France possède une certaine antériorité sur le sujet, c'est aussi parce qu'elle fut précurseur en matière d'intégration de footballeurs de couleur. Le Guyanais Raoul Diagne fut ainsi, dès 1931, le premier Noir appelé en équipe nationale alors que son "équivalent" anglais, Viv Anderson, ne disputa son premier match international qu'en 1978 - soit deux ans après qu'un Guadeloupéen, Marius Trésor, fut devenu le premier capitaine noir de l'équipe de France...

Peu de pays occidentaux, voire aucun, n'ont à ce point affronté leur passé colonial via le sport. D'après Pascal Blanchard, l'explication remonterait aux Jeux olympiques de Berlin de 1936 : "Voyant que 25 % des médailles gagnées par les Etats-Unis l'avaient été par des Afro-Américains, les autorités sportives françaises de l'époque et L'Auto (ancêtre de L'Equipe) se sont dit qu'il serait stupide de ne pas faire la même chose. Une mission en Afrique occidentale française a été organisée, des milliers de gamins ont été réunis torse nu dans des stades. Cela n'a rien rapporté sur le coup, mais cela a semé une idée. Des clubs pro ont vite compris l'intérêt de regarder en direction de ce potentiel composé de joueurs coûtant peu cher. Une dynamique s'est installée. Dont l'équipe de France a ensuite profité."

L'Afrique noire et le Maghreb seront les premières zones de détection. Les Antilles viendront plus tard. Et pour Pascal Blanchard, la présence de joueurs noirs dans le foot français tient donc d'une "tradition".

C'est sur la base de cette tradition que l'équipe nationale accueille aujourd'hui, outre des joueurs d'origine antillaise (Thierry Henry, William Gallas, Nicolas Anelka...), des enfants de la deuxième génération immigrée (Bacary Sagna, Alou Diarra, Lassana Diarra). Cela n'explique pas pour autant pourquoi ceux-ci sont aujourd'hui majoritaires en bleu. La question est complexe, sensible, et même... inopportune pour certains : "Quand je vois l'équipe de France, je ne vois que des Français : ce serait dangereux de les différencier en fonction de leur couleur de peau, insiste la ministre des sports, Rama Yade. A l'inverse de nombreux domaines de la vie sociale où des considérations autres que la performance peuvent venir parasiter les choix et les promotions, en sport on prend les meilleurs. Après, il s'avère qu'ils sont noirs. Que voulez-vous qu'on y fasse ?"

A ce stade, deux thèses s'opposent ou se complètent selon les interlocuteurs. La première voudrait que les sportifs noirs bénéficient de prédispositions physiques particulières. L'argument, qu'aucune étude scientifique n'a jamais démontré, est bien ancré dans les consciences, comme le démontre un sondage LH2 Sport pour la fondation que Lilian Thuram a créée en faveur de l'éducation contre le racisme : à la question "Selon vous, quelles sont les qualités spécifiques des personnes de couleur noire ?", 22 % des Français répondent "les qualités physiques et athlétiques".

Lilian Thuram ne voit dans cette théorie que "le préjugé raciste le plus commun, très dangereux, car nous vivons dans une société qui oppose la force physique à l'intelligence : être plus fort physiquement sous-entend souvent être moins intelligent. En effet à la même question, 3 % des sondés répondent "une bonne capacité intellectuelle"". Pour le sociologue Claude Boli, responsable scientifique du Musée national du sport et spécialiste des populations noires en Europe, la presse sportive n'est pas exempte de tout reproche en la matière : "Il arrive encore de lire que les joueurs africains sont meilleurs en été qu'en hiver ou qu'ils sont pourvus d'une certaine nonchalance. On leur attribue aussi parfois un vocabulaire animalier, en parlant de gardien de but "félin" par exemple !"

Le fait est que cette idée a largement fait son lit dans le football professionnel, et notamment dans le domaine de la formation, où les joueurs afro-antillais n'ont jamais été aussi nombreux. "Pourquoi autant de Blacks ?, interroge Erick Mombaerts, le sélectionneur de l'équipe de France Espoirs (moins de 21 ans). C'est très simple. Le foot est un ascenseur social pour une grande partie des populations en difficulté. C'est vrai que la société française n'est pas constituée de tels pourcentages, mais le sport pro n'est pas représentatif de cette société."

"Ces jeunes développent des aptitudes plus élevées, ils sont en avance sur le plan physiologique, ils ont une maturité plus précoce, reprend l'entraîneur des Bleuets. Le foot, c'est un milieu très excessif, on est à l'ère du tout physique. Les clubs français recrutent en masse ces jeunes là, mais ils vont devoir se poser la question : faut-il recruter uniquement des joueurs athlétiques ? Ou trouver le bon compromis, entre vivacité et puissance ? En 1998, la sélection, c'était Blanc, Black, Beur, aujourd'hui c'est plutôt Black, Beur, Blanc. "

A la base, l'équation s'avère aussi économique : "Dans beaucoup de pays, les joueurs de football professionnels viennent généralement des classes sociales les plus basses. C'est précisément là que l'on trouve en grande majorité les populations noires en France, comme la grande majorité des énarques est issue des classes sociales les plus hautes", souligne Lilian Thuram.

Le rôle des parents, dans l'affaire, n'est évidemment pas neutre, non plus : "Interrogez un pauvre sur la potentialité qu'a son fils de s'inscrire dans une filière professionnelle à l'âge de 12 ans et d'avoir un pécule à 18 ans, et vous comprendrez pourquoi ces jeunes s'orientent plus facilement vers le football", indique Pascal Blanchard. "La question derrière tout cela, c'est le champ des possibles : en l'occurrence, l'offre qui se présente aujourd'hui aux jeunes de banlieue. Entre d'un côté les études et, de l'autre, un espace - le sport - où la rage permet de l'emporter sur beaucoup de choses, le choix est rapide", insiste Claude Boli, commissaire de l'exposition "Terrain d'ici, joueurs d'ailleurs : les footballeurs africains en France, de 1950 à nos jours", visible au Musée du sport à partir de mai.

S'il est incontestable que Raymond Domenech (qui n'a pas souhaité s'exprimer) ne choisit ses joueurs qu'en fonction de leur talent, l'impact de cette présence noire dans le football tricolore va sans doute bien au-delà des réactions de racisme primaire. "Le risque, estime Claude Boli, est de renforcer les stéréotypes sur les prédispositions physiques des Noirs." Rama Yade préfère aborder le sujet par la question de la sous-représentation des minorités visibles dans des domaines comme la politique, l'économie, les médias : "Il est important, pour les jeunes issus de l'immigration, qu'il y ait d'autres référents que le prototype du footballeur, car celui-ci donne le sentiment qu'il n'y a que par le sport que peut s'exprimer l'ascension sociale."

Gérard Davet et Frédéric Potet
Article paru dans l'édition du 02.03.10
Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 07:00
Chacun sait que la Chine n'est qu'un pays de voleurs où l'anti-démocratie reigne en masse. Le pays a voulu employer un malin plaisir à utiliser Google pour engager des moyens non-avouables vis à vis de certains de ses opposants.

Malheureusement pour elle, Google ne veut plus jouer le jeu. Google a bien limité le résultat de ses recherches, mais ne compte plus se faire avoir indéfiniment, surtout considéré la part de marché que lui reverse la Chine.

Si Airbus pouvait se réveiller de la même manière en refusant un transfert de technologie pour ses avions qui se révèlera être du vol pur et simple, ça serait une très bonne chose pour ce fleuron Européen.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 14 Janvier 2010.

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Google s'estime victime d'une " attaque ciblée " et menace de quitter la Chine
Le géant de l'Internet possède 31 % du marché, loin derrière le groupe local Baidu (64 %)

Google va-t-il quitter la Chine ? Le géant de l'Internet en a brandi la menace, mardi 12 janvier, dans un communiqué de David Drummond, le vice-président chargé du développement et des affaires juridiques, publié sur le blog officiel de Google en détaillant ses griefs contre les autorités chinoises.

M. Drummond évoque d'abord une " attaque ciblée et très sophistiquée de notre infrastructure en provenance de la Chine qui s'est traduite par un vol de propriété intellectuelle de Google ". Elle aurait été détectée mi-décembre 2009 et ne serait pas un acte isolé, mais la manifestation d'une opération plus large touchant une vingtaine de grandes entreprises dans les secteurs de l'Internet, de la finance, de la technologie, des médias et de l'industrie chimique. Ces sociétés devraient d'ailleurs saisir de concert les autorités américaines compétentes sur le sujet.

Pour Google, " le but premier des attaquants était d'accéder aux comptes de messagerie Gmail de militants chinois des droits de l'homme ". Il précise toutefois que le but recherché n'a pas été atteint faute d'accès au contenu des messages. Le géant du Net affirme également qu'indépendamment de cette attaque, il a découvert que des " tierces parties " avaient eu accès régulièrement à des dizaines de comptes de messagerie Gmail d'avocats de la cause des droits de l'homme en Chine, basés aux Etats-Unis, en Europe et en Chine. Non pas en violant les codes de sécurité de Google, mais par des méthodes classiques de piratage.

La société américaine explique qu'elle a décidé de rendre ces informations publiques pour lancer le débat sur la liberté d'expression. Elle reconnaît qu'elle a accepté de censurer certains résultats de requêtes sur son moteur de recherche lorsqu'elle a fait le choix de lancer son service en Chine en janvier 2006. " Nous pensions que les bénéfices d'un accès accru à l'information pour les gens en Chine et un Internet plus ouvert compenserait la gêne suscitée par le fait d'accepter de censurer certains résultats ", selon M. Drummond.

Négociations

Google affirme aujourd'hui avoir pris la décision de ne plus censurer son moteur de recherche en Chine et d'engager des discussions avec Pékin en ce sens. Il précise également que la fermeture du moteur de recherche, voire même de ses bureaux en Chine, n'est pas exclue, en fonction de l'issue des négociations.

Ce contentieux avec Pékin intervient alors que Google n'a pas réusssi à s'imposer en Chine. Le fondateur de Google China, Kai-Fu Lee, qui avait été débauché de chez Microsoft, a démissionné en septembre 2009.

Le pays, qui compte le plus d'internautes au monde (environ 338 millions), fait figure d'exception. Avec le soutien du gouvernement, désireux à la fois de contrôler Internet mais aussi de favoriser l'émergence d'acteurs de poids dans ce secteur, ce sont des entreprises chinoises qui dominent. A l'instar du moteur de recherche Baidu, qui a 63,9 % de parts de marché, selon la société d'études Analysis International. Loin devant Google, qui est crédité de 31,3 %.

L. Gi.
Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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