Texte Libre

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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 07:00

Cette décision date de 6 mois et pourtant elle marque un grand pas dans la défense des prévenus. Il est évident que la France ne se grandit pas à maintenir un système juridique qui viole à ce point les principes de défense des droits élémentaires.

La France est en train de revenir sur ce principe et cela ne peut être qu'une bonne chose.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 4 août 2010

*********

La décision du Conseil constitutionnel sur la garde à vue reste trop floue sur bien des points

Par une décision du 30 juillet, le Conseil constitutionnel a abrogé, à partir du 1er juillet 2011, les dispositions relatives à la garde à vue de droit commun. Quatre articles du code de procédure pénale sont intégralement abrogés, un cinquième l'est dans toutes ses dispositions concernant uniquement la garde à vue de droit commun.

Le Conseil constitutionnel fonde sa décision sur une analyse sévère des conséquences des dérives de notre procédure pénale, mais pourtant ne touche pas au dispositif prévu par le code de procédure pénale pour les gardes à vue en matière de criminalité organisée.

Cette décision doit cependant être saluée, dans la mesure où elle contraint le législateur à réécrire le régime de la garde à vue en accroissant les droits de la défense de la personne gardée à vue, sauf en criminalité organisée.

Le Conseil constitutionnel consacre heureusement la nécessité de notifier le droit au silence, notification supprimée par la loi Sarkozy du 18 mars 2003. La place de l'avocat durant la garde à vue devra être renforcée par rapport à la situation actuelle, où l'avocat ne joue qu'un rôle très secondaire, n'étant autorisé ni à prendre connaissance du dossier ni à assister aux interrogatoires en garde à vue.

Toutefois, cette décision ne règle pas l'ensemble des difficultés juridiques soulevées par la garde à vue :

- Le Conseil constitutionnel, s'estimant lié par ses décisions antérieures en la matière, n'a pas examiné au fond et a ainsi implicitement réaffirmé la constitutionnalité des dispositions relatives aux gardes à vue d'exception, en matière notamment de criminalité organisée ou de terrorisme. Sur ce point, le statu quo est prévisible, comme vient de l'indiquer le premier ministre. Or le droit français en ce domaine devrait être sanctionné par la Cour européenne des droits de l'homme.

- Le Conseil constitutionnel a laissé une très grande latitude quant aux modalités selon lesquelles l'intervention de l'avocat devra être revue, en n'indiquant pas que l'assistance de l'avocat sera obligatoire dès les premières minutes de garde à vue, comme l'exige pourtant la Cour européenne des droits de l'homme depuis les affaires Salduz et Danayan ;

- Le Conseil constitutionnel n'a pas abordé la question de l'indépendance de l'autorité chargée de contrôler le placement en garde à vue, pourtant expressément soulevée par certains des requérants ; or la Cour européenne des droits de l'homme a jugé, dans l'affaire Medvedyev du 29 mars, que ce contrôle devait être effectué par un magistrat du siège, et non un magistrat du parquet ;

- En pratique, le Conseil constitutionnel admet que des dispositions inconstitutionnelles pourront continuer à recevoir application jusqu'au 1er juillet 2011, et n'a tiré aucune conséquence pour les requérants de l'inconstitutionnalité des dispositions relatives à la garde à vue de droit commun. Ceux-ci, comme les suspects actuellement placés en garde à vue (de droit commun ou exceptionnelle), trouveront donc encore intérêt à se prévaloir de la jurisprudence protectrice de la Cour européenne des droits de l'homme en la matière.

Le club Droits, justice et sécurités appelle à une réforme des modalités de la garde à vue qui, sur la base de la décision du Conseil constitutionnel, intègre également les fondamentaux dégagés en la matière par la Cour européenne des droits de l'homme. Les points essentiels d'une réforme de la garde à vue prenant en compte la décision du Conseil constitutionnel et la jurisprudence de la Cour européenne se déclinent pour notre club en neuf propositions.

1. Le placement en garde à vue n'est autorisé que si la personne est suspectée d'avoir commis une infraction punie d'une peine d'emprisonnement de deux ans au moins.

2. La décision de placer en garde à vue doit appartenir à un magistrat du parquet, directeur d'enquête ou au juge d'instruction. En cas d'urgence, l'officier de police judiciaire (OPJ) peut prendre la décision qui doit être confirmée par un magistrat dans un délai de quatre heures. La décision de prolongation de la garde à vue au-delà des premières 24 heures est décidée par un magistrat du siège.

3. Toute personne gardée à vue a droit à rencontrer un avocat dès le début de la garde à vue. Cet avocat doit avoir accès au dossier.

4. Toute personne gardée à vue se voit signifier le droit au silence.

5. Toute personne gardée à vue a droit à être assistée d'un avocat lors des interrogatoires.

6. Tout interrogatoire en garde à vue fait l'objet d'un enregistrement audiovisuel si la personne gardée à vue a renoncé à la présence d'un avocat.

7. Le régime dérogatoire prévu pour la criminalité organisée et le terrorisme, sur la base d'une liste d'infractions limitativement énumérées, est décidé par un magistrat du parquet ou par un juge d'instruction. Dans ce régime, toute prolongation de la garde à vue au-delà des premières 24 heures est décidée par un magistrat du siège après audition du gardé à vue, en présence de son avocat.

8. Les modalités de la garde à vue ainsi que les locaux de garde à vue doivent permettre de préserver la dignité des personnes.

9. La place nouvelle faite à l'avocat en garde à vue impose une réforme d'ampleur de l'aide juridictionnelle.

A l'évidence, il serait bienvenu que, en pratique, le législateur fasse diligence pour remplacer au plus tôt, c'est-à-dire avant la date butoir fixée par le Conseil constitutionnel, les dispositions du code de procédure pénale jugées inconstitutionnelles.

Pour le club Droits, justice et sécurités, Christine Lazerges, Paul Cassia, Thomas Clay,

professeurs de droit ;

Jean-Paul Jean, Gilbert Flam, Simone Gaboriau,

magistrats ;

Jean-Paul Lévy, Jean-Pierre Mignard, Frank Natali,

avocats.

Par James Hetfield - Publié dans : Société
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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 07:00

C'est un super article du journal 'Le Monde' qui est présenté ici. On assiste à un entretien avec un historien et un spécialiste des questions d'immigration. Le poids de l'histoire est ici déterminant et très instructif quand à l'utilisation de cette arme qu'est la dénaturalisation...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 03 Août 2010

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Patrick Weil : " Nicolas Sarkozy fait perdre à la droite républicaine ses valeurs "

ENTRETIEN

Patrick Weil est historien, spécialiste des questions d'immigration. Il est notamment l'auteur de Qu'est-ce qu'un français ? Histoire de la nationalité française depuis la Révolution (Gallimard, 2005).



En proposant de déchoir de leur nationalité les Français d'origine étrangère ayant attenté à la vie de policiers, Nicolas Sarkozy a-t-il franchi un tabou ?

Oui, car Nicolas Sarkozy semble vouloir en faire un instrument politique banalisé. Pourtant, depuis les déchéances massives de la première moitié du XXe siècle en Europe, le droit à avoir une nationalité est devenu un droit de l'homme quasi inaliénable. On ne peut déchoir les citoyens de leur nationalité que dans des cas exceptionnels et certainement pas par décision de l'exécutif. A entendre Nicolas Sarkozy, on a l'impression qu'il peut priver des Français de leur nationalité. Non, il faut un avis conforme du Conseil d'Etat. Toute décision confirmée est ensuite susceptible de recours.

La déchéance ne peut concerner que des Français par acquisition, qui avaient auparavant une nationalité étrangère. Il existe une ou deux dénaturalisations par an, pour des motifs de guerre, de terrorisme, d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Il s'agit d'une sorte d'arme atomique, destinée à dissuader non à être utilisée. Il existe toujours des mesures juridiques exceptionnelles pour des situations exceptionnelles. La destitution du président de la République existe aussi, mais nul ne l'instrumentalise pour demander le départ de Nicolas Sarkozy



Avant la loi Guigou de 1998, la déchéance de la nationalité était possible pour les personnes naturalisées depuis moins de dix ans et condamnés à plus de cinq ans de prison. Est-il constitutionnel de revenir en arrière ?

Sous Lionel Jospin, la France a signé la convention du Conseil de l'Europe qui ne permet pas de déchéance pour des motifs de droit pénal général. Cette convention la limite aux actes portant atteinte à l'intérêt majeur de l'Etat, en cas de guerre, de terrorisme ou de trahison. Toutefois, la France n'a pas ratifié cette convention. Le Conseil constitutionnel aura à juger d'un éventuel retour en arrière. La proposition de Nicolas Sarkozy, qui vise les tueurs de policiers, passera-t-elle le cap ? Elle est plus restrictive que la disposition de l'ordonnance du 18 octobre 1945, qui fut maintenue dans la loi jusqu'en 1998 et qui prévoyait la possibilité de déchoir des criminels condamnés à cinq ans de prison et plus.

En 1996, le Conseil Constitutionnel a validé la déchéance pour terrorisme et n'avait pas remis en cause les autres motifs, comme l'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Mais le Conseil a aussi affirmé le principe d'égalité entre tous les Français et n'avait validé la déchéance des terroristes qu'eu égard au caractère de particulière gravité de leurs actes. Les propositions de Brice Hortefeux ne semblent pas entrer dans ce cadre : la polygamie n'est pas un crime. On peut être condamné à deux ans de prison avec sursis dans une affaire d'excision. Le Conseil pourrait considérer la déchéance dans ces cas comme une rupture d'égalité entre citoyens et une injustifiable double peine.



En privant de leur nationalité des " Français d'origine étrangère ", la France va-t-elle créer des apatrides ?

Jusqu'à présent, la déchéance ne pouvait concerner que des personnes nées étrangères, devenues ensuite françaises. Nicolas Sarkozy doit clarifier son propos. Qui vise-t-il avec cette terminologie jamais utilisée jusqu'à présent ? Il y a des millions de Français qui ont une origine étrangère, qui ont un parent ou un grand-parent étranger. La loi interdit depuis 1998 de créer des apatrides par la déchéance qui ne peut donc concerner que des doubles nationaux. Si Nicolas Sarkozy revenait sur ce principe, ce serait une inacceptable régression qui choquerait bien au-delà de nos frontières. Rappelons que la France a signé, sans toutefois les ratifier, deux conventions internationales, celle de 1961 qui lutte contre l'apatridie et celle du Conseil de l'Europe de 1997 qui interdit de créer l'apatridie par la déchéance.



La proposition du chef de l'Etat est en contradiction avec le fait qu'il ait abrogé la double peine, soit l'expulsion des étrangers à leur sortie de prison ?

Il y a eu deux Nicolas Sarkozy. De 2002 à 2005, il ne voulait pas être assimilé à Charles Pasqua et voulait séduire la gauche. Il a créé le Conseil français du culte musulman et limité la double peine. Lorsqu'il a vu qu'il ne ralliait pas l'électorat musulman et qu'il y avait plus de voix à gagner du côté du Front national, il a cherché à séduire cet électorat-là. C'est pour cela qu'il annonce et crée le ministère de l'immigration et de l'identité nationale, en 2007.

Mais je ne suis pas sûr que cette instrumentalisation paie. Et Nicolas Sarkozy fait perdre à la droite républicaine ses valeurs. Il n'est pas besoin de ce point de vue de se référer à Vichy. De 1977 à 1980, Valéry Giscard d'Estaing avait voulu renvoyer la majorité des immigrés maghrébins en situation régulière. Il s'était heurté aux gaullistes et aux chrétiens démocrates de sa majorité qui ont osé l'affronter.



Au fond, ces menaces de déchéance ne sont que des paroles qui vont rester lettre morte ?

Indépendamment de leur portée réelle que l'on ne connaît pas encore, ces paroles font des dégâts considérables auprès des personnes qui se sentent visées et entendent sans cesse des discours très violents sur les pratiques extrêmes de leur religion, la criminalité, etc. Nicolas Sarkozy cherche toujours à cliver en sélectionnant parmi ses compatriotes des ennemis de préférence minoritaires pour se gagner le soutien de la majorité.

Depuis quelques semaines, il subit des débats où il est minoritaire, sur les retraites ou l'affaire Woerth-Bettencourt. Avec les Roms, les délinquants, l'immigration, il va sur des terrains où il espère reconquérir une majorité. Peut-être espère-t-il par tactique embarquer la gauche dans ce débat, susciter le tollé des intellectuels. Mais Nicolas Sarkozy est le président de tous les Français. Il a le devoir de les unir. L'entendre parler des " Français d'origine étrangère ", c'est grave.



La mesure qui aura le plus d'impact n'est-elle pas celle qui revient sur l'automaticité de l'acquisition de la nationalité française à 18 ans ?

Oui. Si elle était adoptée, 30 000 jeunes vont devoir tous les ans produire des extraits de casier judiciaire pour prouver qu'ils n'ont pas été condamnés. Quant aux recalés, ils ne seront pas Français mais inexpulsables car nés en France. Ils vont être des bannis de l'intérieur, ils porteront les stigmates d'avoir été refusés de la nationalité française. Est-ce bon pour la sécurité publique, j'en doute.

Depuis 1889, l'enfant né en France de deux parents étrangers acquiert automatiquement la nationalité à sa majorité. Il y a eu une exception entre 1993 et 1998 : quand la loi obligeait ces jeunes à faire une déclaration entre 16 et 21 ans. Mais il n'y avait aucune restriction pour les mineurs. Seuls ceux qui ne s'étaient pas déclarés à 18 ans perdaient leurs droits de devenir Français s'ils étaient condamnés pour proxénétisme, trafic de stupéfiant, etc.



Peut-on parler de virage de la politique de la nationalité ?

Oui, surtout si l'on y ajoute une mesure entrée en vigueur le 1er juillet. Désormais les préfets - qui sont de plus en plus des policiers - ont le pouvoir de refuser des naturalisations, alors que la procédure était centralisée depuis la Libération, pour rompre avec Vichy. Ils pourront être sensibles aux pressions politiques locales et discriminer plus discrètement certaines catégories d'étrangers.



De quand datent les déchéances de nationalité ?

En 1848, une procédure de déchéance est instituée - jusqu'en 1945 - à l'encontre des Français qui pratiqueraient encore la traite des esclaves. Mais c'est en 1915 qu'une loi vise pour la première fois, le temps de la guerre, des naturalisés (en priorité des anciens de la Légion étrangère) à la double nationalité française et allemande et qui avaient choisi de combattre dans le camp allemand. Alors que la France est en guerre et partiellement occupée, le Conseil d'Etat exerce néanmoins un contrôle strict et refuse beaucoup des demandes de déchéance du gouvernement.

La dénaturalisation a été rendue permanente par la loi du 10 août 1927. La France craint la remontée en puissance démographique de l'Allemagne. Elle veut naturaliser en masse, mais la droite accepte de voter une loi en ce sens que sous réserve d'une " clause de sauvegarde " : pouvoir priver ces nouveaux Français souvent double nationaux, au cas où ils porteraient atteinte aux intérêts de l'Etat. La procédure reste exceptionnelle et très encadrée : entre 1927 et 1940, la France naturalise 260 000 adultes étrangers et en dénaturalise 16. Le cas le plus fameux fut Thomas Olszanski un syndicaliste communiste d'origine polonaise, qui organisait des grèves dans les mines du nord.



La déchéance de masse est donc une spécificité des régimes totalitaires et la dénaturalisation de masse une spécificité de Vichy.

Outre l'abrogation du décret Crémieux de 1870, qui fait perdre leur pleine nationalité aux 110 000 juifs d'Algérie, Vichy suit deux procédures inspirées de la loi nazie du 14 juillet 1933.

Toutes les naturalisations intervenues depuis 1927 sont réexaminées, comme le troisième Reich l'avait fait avec celles intervenues depuis 1918. On repère les juifs que l'on dénaturalise sauf intérêt national. On vise aussi les délinquants des autres origines. 15 000 personnes ont été dénaturalisées jusqu'en 1944, dont 7 000 juifs.

La seconde procédure de déchéance vise les adversaires politiques, les Gaullistes qui ont quitté la France. 446 Français, à commencer par Charles de Gaulle lui-même, sont déchus de leur nationalité, leurs biens confisqués. La déchéance sert alors à liquider l'adversaire politique. Les Soviétiques avant les Allemands avaient fait de même avec les Russes blancs.



A la Libération, on retrouve une procédure destinée aux cas exceptionnels ?

Les Gaullistes sont réintégrés, avant la Libération, par une ordonnance de Giraud qui avait aussi été déchu. En revanche, il y a un vif débat sur la loi de Vichy qui visait les naturalisés. René Cassin, qui rédigera la Déclaration universelle des droits de l'homme convainc de Gaulle de l'abroger, contre l'avis du commissaire à la justice, François de Menthon, qui trouvait qu'on avait naturalisé trop " d'éléments israélites douteux " avant guerre. Après la guerre, on en revient à la procédure de la Troisième République : de 1947 à 1953, 479 déchéances sont prononcées contre des naturalisés, devenus des collaborateurs ou parfois des insoumis.

En décembre 1948 - en pleine guerre froide -, le ministère de l'intérieur veut engager des procédures de déchéance contre les étrangers " naturalisés coupables de violences ou d'actes de sabotage lors des grèves ", souvent communistes. Le ministère de la justice s'y oppose et les rares engagées sont bloquées par le Conseil d'Etat.

Propos recueillis par Ar. Le.

Par James Hetfield - Publié dans : Société
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 07:00

Encore une fois, la cour de cassation fait montre d'un foutage de gueule caractérisé. Quand elle dit :
"que les juges ajoutent qu’il est certain que celui-ci a voulu aider financièrement Charles Pasqua en 1999 en lui apportant une somme de 7,5 millions de francs pour le financement de sa campagne électorale, mais qu’il n’est pas établi que le service rendu à cette occasion, ait conditionné l’autorisation accordée en 1994 par Charles Pasqua, ministre de l’intérieur.", la cour ne juge pas en droit mais prend les Français pour des cons, car, je le rappelle, tous les appels sont donnés au nom du peuple Français.

C'est en analysant ces arrêts totalement abscons de la plus haute autorité judiciare Française, que l'on se rend le plus compte que la France s'enfonce dans la médiocrité.

Tiré du blog de Pascale Robert-Diard, http://prdchroniques.blog.lemonde.fr , le 23/07/2010

**************

23 juillet 2010
Charles Pasqua, définitivement relaxé de corruption

La cour de cassation n’a pas suivi l’avis de l’avocat général. Elle a confirmé vendredi 23 juillet l’intégralité de la décision rendue le 19 avril 2010 par la Cour de justice de la République, qui avait condamné Charles Pasqua à un an avec sursis pour complicité d”abus de biens sociaux dans le dossier de la SOFREMI et l’avait relaxé dans les deux autres affaires, celle de l’autorisation d’exploitation du casino d’Annemasse et celle du transfert social de GEC Alsthom.

Les motivations de l’arrêt sont plutôt succintes sauf sur le point sensible qui avait été soulevé par l’avocat général et qui concerne le dossier d’Annemasse dans lequel M. Pasqua était poursuivi pour corruption passive, après avoir été condamné définitivement, sur le volet ordinaire de cette affaire, à dix-huit mois avec sursis pour financement illégal de sa campagne. L’avocat général Christian Raysseguier avait notamment évoqué “la motivation contradictoire et insuffisante” des décisions de relaxe.

La cour observe que “pour relaxer Charles Pasqua (…) l’arrêt énonce que n’est pas établie l’existence d’un pacte de corruption entre Charles Pasqua et Michel Tomi en 1994; que les juges ajoutent qu’il est certain que celui-ci a voulu aider financièrement Charles Pasqua en 1999 en lui apportant une somme de 7,5 millions de francs pour le financement de sa campagne électorale, mais qu’il n’est pas établi que le service rendu à cette occasion, ait conditionné l’autorisation accordée en 1994 par Charles Pasqua, ministre de l’intérieur.”

“Attendu qu’en l’état de ces motifs, exempts d’insuffisance et de contradiction, la Cour de justice de la République, qui n’était pas tenue par l’arrêt [rendu en appel contre Charles Pasqua], a justifié sa décision”, la cour rejette le pourvoi formé par le parquet sur les relaxes.

La cour de cassation ne répond pas à un problème qui a été soulevé pendant les débats: Michel Tomi, l’ami de Charles Pasqua, a été condamné définitivement pour corruption de Charles Pasqua. La cour de justice de la République a estimé que Charles Pasqua n’est pas corrompu. Comme l’a indiqué Me Lev Forster, l’un des avocats de M. Pasqua, M. Tomi va donc sans doute demander la révision de sa condamnation.

L’ancien ministre de l’intérieur doit encore comparaître en appel dans l’affaire de l’Angolagate , prévue au premier trimestre 2011. Devant le tribunal correctionnel, il a été condamné à un an de prison ferme.

Par James Hetfield - Publié dans : Société
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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 07:00

Y'a un truc qu'il faut absolument savoir quand on est physicien : rien ne peut arriver avant le Big Bang, car le Big Bang n'est pas un moment mais EST le moment. Le Big Bang représente le degré 0 de l'espace temps : avant, il n'y a rien, car il n'y a pas d'avant ;)

Tous les physiciens savent cela... sauf les Bogdanov ;)

Par la simple phrase : "Toujours est-il que notre théorie concernant ce qui aurait pu se passer dans le lointain passé de l'Univers, avant même le Big Bang, ne cesse de susciter des controverses.", ils se sont tout simplement discrédités tout seul, comme des grands ;)

Allez, va, je ne leur en veux pas ;)

Je rappellerai juste la fameuse phrase : "Mieux vaut fermer sa gueule et passer pour un con, que de l'ouvrir et de faire aucun doute à ce sujet". A méditer...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 11 décembre 2010

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Une lettre de Grichka et Igor Bogdanov

A la suite de la publication de notre enquête consacrée à leurs thèses (Le Monde du 29 octobre), Igor et Grichka Bogdanov nous écrivent notamment :

Le Monde évoque certains des mystères et polémiques qui, de manière récurrente, entourent nos travaux. Est-ce parce que nous avons piloté pendant dix ans le vaisseau de " Temps X " sur TF1 ? Ou parce nous nous sommes attaqués à l'instant zéro, un problème réputé insoluble par tous les physiciens ? Ou encore, en raison du succès de notre dernier livre Le Visage de Dieu ? Toujours est-il que notre théorie concernant ce qui aurait pu se passer dans le lointain passé de l'Univers, avant même le Big Bang, ne cesse de susciter des controverses.

A tel point qu'en 2003 un rapport " interne " (clandestin) du CNRS nous a même été consacré par deux rapporteurs anonymes dans le seul but de démonter nos travaux, de prouver que notre approche sur les origines de l'Univers n'aurait aucun sens.

C'est bien la première fois, depuis sa création en 1945, que le CNRS se risque à évaluer des thèses de doctorat validées par l'université. Nous n'avons jamais été consultés sur ce fameux " rapport ", ni même été informés de son existence. Alors pourquoi une telle procédure qui, par bien des aspects, évoque une sorte de " tribunal d'exception " ?

Ficelé par deux chercheurs dans des conditions obscures, ce rapport non daté, non signé, n'était pas destiné, nous dit aujourd'hui le CNRS dans un communiqué, " à être rendu public " : tel un virus dormant, on aurait ainsi pris soin de l'isoler, dans une chambre froide en attendant le meilleur moment pour le tirer de son éprouvette. Un laps de temps qui en dit long sur la crédibilité que l'on doit aujourd'hui accorder à un tel document constellé d'inexactitudes, d'affirmations fausses et d'erreurs en tout genre.

Car si nos idées étaient si " absurdes ", pourquoi le mathématicien Shahn Majid aurait-il écrit dans son rapport de thèse : " Les idées de Bogdanov concernant les fluctuations de signature sont, à mon avis, parmi les plus originales et les plus intéressantes que j'ai rencontrées. "

Dans le même sens, l'université de Bourgogne a émis le 29 octobre un communiqué sans ambiguïté : " L'université de Bourgogne confirme que les travaux de thèses de doctorat de M. Grichka Bogdanov (1999) et de M. Igor Bogdanov (2002) ont été soumis à un processus d'évaluation conforme à la procédure en vigueur dans les universités françaises. Le contenu scientifique des deux thèses a été évalué et validé par un jury de scientifiques dont la décision souveraine ne peut être remise en cause. "

Face à une telle déclaration, comment expliquer alors la véhémence de certains scientifiques contre nos travaux ? Peut-être trouvera-t-on un début de réponse dans un article publié en 2004 par Isabelle Stengers, ancienne collaboratrice du Prix Nobel Iliya Prigogine et professeur de philosophie des sciences à l'Université libre de Bruxelles : " Et si l'idée originale des Bogdanov, même si elle est vulnérable, mal développée, était sinon l'idée, du moins une idée faisant partie du chemin vers l'idée ? Pour certains, ce serait trop horrible, pour d'autres il faut reconnaître que l'idée peut jaillir dans n'importe quel cerveau (avec un minimum de compétences) et qu'il faut lui laisser sa chance. "

Dont acte. Si nos deux thèses ont bel et bien été validées, c'est en raison des idées nouvelles qu'elles contiennent et auxquelles il convient, justement, de laisser leur chance. Seul l'avenir nous dira si ces idées-là sont susceptibles d'apporter un jour quelque chose d'utile à la cosmologie primordiale et à la connaissance de ce qui s'est passé à cet instant si mystérieux qui marque l'origine de notre Univers.

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 07:00

Ah ben il s'est mieux débrouillé que moi ce gars là ! Il a récupéré 4900Euros : la classe. Moi, j'ai perdu 1800 Euros dans l'affaire (dont 850 d'avocat faut dire ;) ). Il pourrait pas me filer un pitit chèque par compassion ? ;)

 

Et une bonne année 2011 à tous !

 

Un article du journal 'Le Monde' daté du 11 décembre 2010


************

La SNCF condamnée à indemniser un voyageur à la suite d'un retard
Le client, un avocat, n'avait pas pu se rendre à une audience. Il touchera près de 4 900 euros

Jusqu'à maintenant, la SNCF devait rembourser les billets des voyageurs dont le train avait subi un retard important. Un arrêt rendu le 22 septembre par la cour d'appel de Paris condamne l'entreprise publique à indemniser l'un de ses clients au titre du préjudice subi. Dans son édition du vendredi 10 décembre, Le Parisien fait état d'une décision de justice accordant à un avocat près de 4 900 euros d'indemnités (dont 2 836 euros au titre de dommages et intérêts, le reste étant attribué au titre du préjudice moral et des frais de procédure).

En juin 2008, Rémi Rouquette, avocat à Melun, n'avait pu prendre un TGV à destination de Nîmes en raison d'un retard d'une demi-heure subi par le train qui devait l'amener de son domicile à la gare de Lyon. Un contretemps qui l'avait empêché de se rendre à l'audience du tribunal devant lequel il devait plaider. Dans un premier temps, le plaignant avait été débouté par le tribunal d'instance de Paris. En appel, Me Rouquette - défenseur par ailleurs des intérêts de la famille Lipietz qui, en 2007, avait engagé des poursuites contre la SNCF afin d'obtenir que soit reconnue la responsabilié de l'entreprise dans la déportation de juifs pendant l'Occupation - a obtenu gain de cause.

L'arrêt de la cour évoque " l'obligation contractuelle de la SNCF d'amener les voyageurs à destination selon l'horaire prévu, tant pour les trains à grande ligne que pour les trains de banlieue ", et rappelle, au passage, que " cet impératif figure dans son cahier des charges ". Les magistrats considérent aussi que le délai prévu - dix-sept minutes - entre l'arrivée du train que devait emprunter le plaignant et le départ du TGV " ne paraît pas imprudent ", dans la mesure où la correspondance s'effectuait au sein même de la gare de Lyon. Selon l'avocate de Me Rouquette, la SNCF avait estimé, dans ses conclusions remises au tribunal, que le plaignant aurait dû gagner Nîmes la veille au soir ce qui, selon elle, " montre bien qu'elle considère ses horaires comme purement indicatifs ".

La SNCF, qui indique ne pas avoir l'intention de se pourvoir en cassation, considère que la décision de la cour d'appel de Paris n'amène " rien de nouveau ". " Dans ce genre d'affaires, il nous est arrivé de perdre des procès et d'en gagner d'autres ", souligne l'entreprise, qui ne " voit pas pourquoi cette décision ferait jurisprudence " et assure " examiner au cas par cas " les dossiers qui lui sont soumis.

Dans cette affaire, la SNCF est directement en cause puisque l'origine du retard est une erreur d'aiguillage. Si les perturbations étaient imputables à des phénomènes météorologiques ou à une défaillance du réseau, géré par Réseau ferré de France (RFF), la responsabilité de la société nationale ne serait pas engagée dans les mêmes termes. Selon l'entreprise, " plus d'un retard sur deux " constaté sur le trafic ferroviaire s'expliquerait par des causes externes à l'opérateur. Dans l'immédiat, la SNCF voit dans la condamnation dont elle a fait l'objet une raison de rappeler qu'elle réclame aux pouvoirs publics un " plan d'urgence " pour remettre à niveau le réseau ferroviaire.

Jean-Michel Normand

Par James Hetfield - Publié dans : SNCF
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