Texte Libre

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
...Mes joies
...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 22:46
Voici une note qui se passe de commentaire. Elle montre tout ce qu'il y a de plus puant au sein de notre classe politique.

Car enfin : M. Bayrou a déjà perdu les élections municipales à Pau, il a perdu la majorité de ses amis, il s'est pris des coups de poignards dans le dos à répétition et ça ne suffit pas à l'Elysée ? C'est la politique de la maison que d'éteindre toutes les voix qui ne sont pas à 100% avec la voix officielle ? C'est la politique de la maison que de tirer sur l'ambulance ?

A faire gerber et à dégouter du parti majoritaire et de M. Sarkozy car il est évident que si M. Paillé écrit une note c'est que tom-pouce lui a demandé.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 11 Avril 2008

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MAJORITÉ
Une note détaille la stratégie de l'Elysée contre M. Bayrou

EN DÉPIT des récents déboires électoraux rencontrés par le MoDem, le " cas " de son président, François Bayrou, continue d'occuper Nicolas Sarkozy, qui cherche à isoler l'ancien candidat à l'élection présidentielle. En témoigne une note de synthèse, adressée, lundi 7 avril, au chef de l'Etat, par l'un de ses conseillers, Dominique Paillé.

Dans cette note, dont Le Monde a reçu une copie, M. Paillé fait la liste de tous les éléments qui pourraient contribuer à fragiliser M. Bayrou. Le conseiller du président insiste notamment sur les " mouvements " qui sont récemment apparus au sein du groupe sénatorial centriste. M. Paillé se félicite que " les ministres centristes (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini - Christian Blanc se tient à part) " aient " redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre (NC) ", parti composé d'ex-UDF qui ont rallié M. Sarkozy. Selon M. Paillé, " un tiers " du groupe sénatorial serait prêt à s'engager dans cette voie.

Le conseiller du chef de l'Etat indique que le président du groupe centriste, Michel Mercier, " a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem ".

" Jean Arthuis - président de la commission des finances du Sénat, qui a décidé de quitter le Modem - est venu s'aligner pratiquement mot pour mot sur - cette - position ", ajoute-t-il.

M. Paillé qualifie de " proposition pertinente " l'idée émise par le député européen centriste Thierry Cornillet, de " retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou ". La note de l'Elysée aborde très directement les ambitions personnelles des uns et des autres : " Michel Mercier souhaite sincèrement être ministre (...) Jean Arthuis veut conserver la présidence de la commission des finances en septembre prochain. Pierre Méhaignerie veut rester la référence centriste au sein de l'UMP. "

M. Paillé évoque enfin ce qui constitue un enjeu essentiel pour l'avenir politique du MoDem, et donc de son président : le partage des subventions publiques aux différentes formations politiques. " Il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez ", assure M. Paillé.

" En conclusion, indique-t-il, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le NC et le MoDem. "

Patrick Roger

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Par James Hetfield - Publié dans : Société
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 20:00
Une bonne nouvelle pour les couples homosexuels en France : voici ce qu'annonce cet article du journal 'Le Monde' daté du 3 Avril 2008.

Les juges Européens ont cassé des décisions de non prise en compte de pensions au titre de l'orientation sexuelle des ayants droits.

J'aime beaucoup la dernière phrase de l'article qui dit : "La décision n'est sans doute pas transposable telle quelle en France - les pensions de réversion n'y sont pas toujours considérées comme une rémunération" en oubliant joyeusement la première partie de l'article qui dit que ce sont les juges Européens qui considèrent la pension de reversion comme une rémunération et non pas les autorités du pays...

Bref, j'ai l'impression que notre chère journaliste a oublié un petit détail dans son raisonnement...

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JUSTICE DÉCISION EN FAVEUR DU PARTENAIRE DE VIE D'UN ALLEMAND DÉCÉDÉ
La Cour européenne ouvre la voie aux pensions de réversion pour les couples homosexuels

LA COUR DE JUSTICE des Communautés européennes a donné raison, mardi 1er avril, au compagnon d'un homme décédé qui souhaitait toucher une pension de veuvage. En 2001, Tadao Maruko, qui vit en Allemagne, avait noué un " partenariat de vie " - l'équivalent allemand du pacte civil de solidarité (pacs) - avec un créateur de costumes de théâtre.

Décédé en 2005, son compagnon était affilié à l'assurance-vieillesse du personnel artistique des théâtres allemands. Tadao Maruko avait sollicité une pension de réversion mais sa demande avait été rejetée au motif que les statuts de l'organisme " ne prévoient pas un tel bénéfice pour les partenaires de vie survivants ".

Dans leur arrêt, les juges européens ont estimé que cette pension pouvait être assimilée à une " rémunération " : elle entre donc dans le cadre de la loi européenne contre les discriminations en matière d'emploi et de travail. " Le refus de faire bénéficier les partenaires de vie de la pension de survie constitue une discrimination directe fondée sur l'orientation sexuelle ", note la Cour, à supposer que " les époux survivants et les partenaires de vie survivants se trouvent dans une situation comparable pour ce qui concerne cette pension ". La justice allemande doit donc vérifier que les bénéfices de la caisse de vieillesse du compagnon survivant sont " analogues " à ceux que percevrait un époux survivant.

" DISCRIMINATION DIRECTE "

Pour la directrice exécutive de l'International Lesbian and Gay Association-Europe (ILGA), Patricia Prendiville, cette décision " montre sans équivoque que le refus de réversion de la pension d'un partenaire constitue une discrimination directe sur la base de l'orientation sexuelle qui ne peut jamais être justifiée ". L'ILGA considère donc que cet arrêt ouvre la voie au versement d'une pension de réversion dans les pays européens ayant instauré, pour les couples de même sexe, un partenariat impliquant un soutien financier mutuel.

La décision n'est sans doute pas transposable telle quelle en France - les pensions de réversion n'y sont pas toujours considérées comme une rémunération - mais elle conforte tous ceux qui défendent le droit à une pension de réversion pour les pacsés. En sept ans, le nombre de pacs a plus que quintuplé, passant de 20 000 en 2001 à plus de 100 000 en 2007.

Anne Chemin

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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 19:00
Je trouve très intéressant cet article tiré du journal 'Le Monde' daté du 1er Avril 2008. On y parle du statut juridique du "lanceur d'alerte".

Ce statut juridique n'est pas une nouveauté dans bons nombres de pays. Alors ? Quid de la France ?

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Les " lanceurs d'alerte " français en quête d'un cadre législatif protecteur
Les personnes souhaitant dénoncer des risques pour l'environnement et la santé ont peu de recours pour se faire entendre. Un droit et un devoir d'alerte pourraient être institués

Quel statut faut-il donner aux " lanceurs d'alerte " ? Scientifiques ou simples citoyens, ils subissent parfois des sanctions professionnelles pour avoir mis en garde contre un danger menaçant la santé ou l'environnement. La sénatrice (Verts, rattachée au groupe socialiste, Nord-Pas-de-Calais) Marie-Christine Blandin organisait, jeudi 27 mars, avec la Fondation Sciences citoyennes, un colloque au Palais du Luxembourg consacré à la législation à mettre en place pour les protéger.

    Les pays anglo-saxons protègent un " droit fondamental "

Plusieurs pays ont adopté des dispositions pour protéger les lanceurs d'alerte, ont rappelé deux juristes, membres du CNRS, Marie-Angèle Hermitte et Christine Noiville, lors du colloque du 27 mars sur ce thème. C'est le cas des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande, de l'Australie, de la Grande-Bretagne ou encore de l'Afrique du Sud. Leurs lois reconnaissent comme fondamental le droit d'alerte et définissent une procédure précise.

" En Grande-Bretagne, la protection est accordée à toute personne travaillant pour une autre, même s'il n'existe pas de contrat de travail, comme dans le cas d'un étudiant thésard ", a précisé Christine Noiville. Cette protection s'applique en Nouvelle-Zélande et en Angleterre à tout risque sérieux en matière de santé, de sécurité ou d'environnement.

Aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, l'émetteur de l'alerte doit s'identifier, mais son identité demeure confidentielle. La loi américaine est complexe car, selon le domaine concerné, le lanceur d'alerte doit s'adresser à une entité administrative différente. Enfin, s'agissant d'une alerte auprès des médias, la loi britannique la conçoit comme un recours en cas d'échec des autres procédures.
[-] fermer

Le Grenelle de l'environnement avait inscrit à l'unanimité dans ses conclusions la proposition d'une loi instituant la protection des lanceurs d'alerte. Ces derniers " sont devenus des acteurs centraux en matière de risque sanitaire ", ont expliqué Marie-Christine Blandin et Jacques Testart, président de la Fondation Sciences citoyennes. Plusieurs lanceurs d'alerte sont venus témoigner des difficultés, tracasseries, voire du harcèlement qu'ils ont endurés depuis qu'ils ont donné l'alarme. " Il faut protéger l'alerte et protéger l'expertise ", a plaidé le toxicologue André Cicolella.

Car la question de l'expertise scientifique, destinée à évaluer un risque éventuel, et de son indépendance à l'égard des intérêts particuliers, est naturellement soulevée. Dans le cadre de la mission sur la gouvernance écologique que lui avait confiée Jean-Louis Borloo, en charge du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire (Medad), Corinne Lepage a rendu, le 1er février, un rapport sur l'information environnementale, l'expertise et la responsabilité. Elle fait douze propositions concernant les lanceurs d'alerte, qu'elle a rappelées lors du colloque.

L'information du public y est considérée comme un devoir, ce qui implique un " devoir d'alerte ", accompagné de la création d'un " délit de rétention d'information quand le risque est avéré ". Un tel délit se serait appliqué aux cigarettiers qui disposaient d'études sur les dangers du tabac et les ont dissimulées.

Comment être sûr de la qualité de l'expertise, comment associer la société civile et comment gérer les conflits d'intérêts ? " Compte tenu des crédits alloués à la recherche publique ", a indiqué Mme Lepage, on ne peut se passer des compétences existant dans le secteur privé, " mais il faut bien savoir qui parle " et pour qui un expert travaille. L'ex-ministre de l'environnement défend une " expertise pluridisciplinaire assise sur le débat contradictoire " et souligne l'importance des " tiers experts, qui n'ont pas de liens financiers ".

Il faut, selon Mme Lepage, formaliser le devoir d'alerte dans le cadre du travail et " organiser en interne une procédure qui permette de recevoir et de traiter l'alerte, ce qui suppose qu'il y ait une personne désignée " à cet effet dans l'entreprise. L'" externalisation de l'alerte " ne devrait alors se faire que dans deux cas : lorsqu'il n'existe pas de procédure interne sur le lieu de travail et lorsque l'alerte lancée n'a pas été traitée, dans un délai à déterminer. " L'absence de suites données à l'alerte peut entraîner la mise en cause de la responsabilité de la personne morale ", a estimé l'ancienne ministre.

Elle prône également, lorsqu'une alerte a été lancée, la " suspension du risque de développement " qui permet à une entreprise de s'exonérer de sa responsabilité si elle a commercialisé un produit dont elle ignorait à ce moment-là la nature défectueuse.

Comme l'ont défendu plusieurs orateurs, Mme Lepage souhaite la création d'une Haute Autorité de l'expertise, qui aurait à charge de traiter les alertes externalisées du cadre du travail en respectant la confidentialité. Elle aurait à évaluer dans quelle mesure l'alerte ne résulte pas d'une volonté de nuire. En cas d'abus, " ce qui ne veut pas dire toute alerte infondée ", a-t-elle précisé, la procédure relative aux dénonciations calomnieuses pourrait être utilisée. Le rapport Lepage suggère que la protection des lanceurs d'alerte s'inspire des dispositions de la loi du 13 novembre 2007 relative à la lutte contre la corruption, une suggestion là encore avancée par plusieurs orateurs lors du colloque.

" J'ignore le sort qui sera réservé à mes propositions et j'ai des inquiétudes quant à la dureté des réactions des représentants de l'UMP ", a déclaré Corinne Lepage. Evoquant la refonte du Medad, Corinne Lepage a " le sentiment que l'espoir très ancien du ministère de l'équipement d'absorber l'environnement va devenir réalité ".

Marie-Christine Blandin a elle aussi fait part de ses craintes après avoir vu " le Grenelle de l'environnement se fracasser sur la majorité UMP lors du débat sur les OGM ". Selon les informations qu'elle a obtenues auprès du Medad, une loi-cadre traduisant le Grenelle de l'environnement doit être présentée par le gouvernement au cours du printemps, qui listera " tous les sujets à décliner ". La protection des lanceurs d'alerte en ferait partie, mais ne serait pas incluse dans les premiers textes législatifs que le gouvernement présenterait en juin-juillet.

Paul Benkimoun

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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 20:00
La beauté de la Politique y est intégralement apportée dans cet article du journal 'Le Monde' daté du 1er Avril 2008.

La politique et ses idées mettant en valeur le citoyen, le contribuable, les 3 mots chers à notre pays !

La politique dans tout ce qu'elle a de beau de grand quand elle se met au service du plus petit du plus pauvre !

Bref, la politique comme on l'aime !

...Non, je déconne ;)

Quand on parle Balkany, c'est pas tout à fait cette image de la politique : c'est bien simple, c'est tout le contraire ;)

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Patrick et Isabelle Balkany Les amis du président
Au nom d'une amitié de trente ans, le maire de Levallois et son épouse veulent défendre l'héritage de Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine. Mais dans les couloirs de l'Elysée et à l'UMP, ces liens privilégiés intriguent et agacent

Deux gyrophares dans la voiture. Un à l'avant, un à l'arrière. Un gros cigare dès le matin pour lui, 59 ans, une voix de stentor, des militants UMP toujours dans son sillage. Pour elle, 60 ans, tout un style résumé dans son vocabulaire. Une intelligence politique indéniable, un humour de Madame Sans-Gêne et cette manière de raconter sans façon, au retour du dîner d'Etat offert par l'Elysée, le 10 mars, en l'honneur de Shimon Pérès : " Carla était sublime, et quand même, ce cérémonial, ces nappes, cette vaisselle, ça a du genou ! "

Evidemment, une réputation épouvantable. Le nom des Balkany s'inscrit en bonne place depuis dix ans dans les annales judiciaires. Plusieurs condamnations, deux ans d'inéligibilité pour lui, des peines d'emprisonnement avec sursis pour tous deux pour avoir notamment employé du personnel municipal dans leurs domiciles privés. On compte aussi un scandale ridicule lorsqu'une maîtresse porta plainte, en 1997, après que Patrick Balkany l'eut obligée à lui administrer une fellation sous la menace d'un 357 Magnum.

Le couple est cependant solide. Depuis leur rencontre, le 13 décembre 1975, lors d'un match de boxe qui opposait le légendaire Carlos Monzon à Gratien Tonna, il a survécu à tout. Aux disputes, aux séparations, aux avalanches de moqueries dans la presse et à ses deux marionnettes grotesques, tous les soirs, aux " Guignols de l'info ".

Beaucoup de copains dans le show-biz. Des dîners chaleureux presque tous les week-ends, dans leur superbe maison de Giverny. Des chansons, des parties de rire, toujours une petite attention lors des anniversaires. Au retour des vacances, passées à Saint-Martin, dans les Antilles, Isabelle Balkany revient chaque fois les bras chargés de pulls Ralph Lauren qu'elle distribue à chacun : " C'est 50 % moins cher là-bas, dit-elle franchement. Moi, je m'habille chez Monoprix. "

Un ami de trente ans, Nicolas Sarkozy, fidèle malgré les critiques, qu'il balaie souvent d'une phrase : " Ils sont comme ils sont. Pas raffinés, mais courageux. " Chez eux, et dans leurs bureaux respectifs, trônent 20 photos du couple et de " Nicolas ", à 25, 40 ou 50 ans, dans tous les lieux, bronzés, en maillot de bain, hilares. On trouve aussi des clichés de leur parrain en politique, Charles Pasqua, avec lequel ils vont régulièrement boire un whisky et dont ils préservent l'influence dans les Hauts-de-Seine.

A Levallois, dont ils ont transformé en vingt-cinq ans l'urbanisme et la sociologie, leur popularité est quasi intacte : 51,5 % encore, au premier tour des municipales. Il est le maire. Elle est son premier adjoint. " On ne fait pas campagne, on se balade ", disait Patrick Balkany quelques jours avant l'élection. Au conseil général des Hauts-de-Seine, ils sont plus controversés.

Le président UMP du département, Patrick Devedjian, aurait rêvé de se débarrasser d'Isabelle, qui tient la vice-présidence chargée des collèges. " Les Balkany polluent l'image du 92 ", juge Devedjian. " Il a fait une fixette sur moi ", rétorque Isabelle, qui affirme que, lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy l'avait encouragée à se présenter à la présidence du conseil général. Depuis, c'est la guerre.

Le 16 mars, Nicolas Sarkozy et son secrétaire général Claude Guéant ont dû recevoir Isabelle Balkany et Alain-Bernard Boulanger, le maire de Villeneuve-la-Garenne, qu'elle voulait propulser à la tête du conseil général, pour leur demander d'arrêter les hostilités. Le 20, le conflit menaçant de tourner au vaudeville public, l'Elysée a dû une nouvelle fois intervenir. Officiellement, les voilà donc réconciliés. Mais Patrick Balkany n'en démord pas : " Le 92 est le département de Nicolas. Il ne peut pas s'en désintéresser. Et nous sommes comme sa famille... "

D'autres, avant Devedjian, s'y sont cassé les dents. La gauche n'a jamais vraiment réussi à inquiéter les Balkany. La droite ne parvient pas à s'en passer. Lors de son premier meeting à Neuilly, le novice David Martinon, parachuté aux municipales, avait osé s'insurger : " Je ne vais tout de même pas inviter ces deux escrocs ! " Le mot leur fut rapporté. Et Martinon, en une phrase, se tira sa première balle dans le pied. Un simple coup d'oeil aux annonces immobilières du coin aurait dû le renseigner : " Levallois-Neuilly. " Les deux villes y sont toujours accolées. On ne prend pas la ville en se mettant à dos ses puissants voisins.

Jean Sarkozy, le fils du président, a fait preuve de plus de subtilité. Dès l'annonce de sa candidature aux cantonales, il est allé visiter les services de la mairie de Levallois. Isabelle s'est improvisée aussitôt directrice de sa campagne et s'est mise derrière son ordinateur. A ses débuts, elle a été chargée des relations publiques d'Europe 1. Depuis, elle connaît la terre entière, et n'a pas son pareil pour rédiger tracts et plaquettes électorales. Lorsque le jeune homme a été élu, les Balkany l'ont aussitôt cornaqué pour lui faire visiter ses nouveaux bureaux.

Ces liens avec la famille Sarkozy intriguent et agacent tout l'UMP. " Ils font commerce de leur amitié avec le président ", s'insurge-t-on jusqu'à l'Elysée. Déjà, lorsqu'il était encore chiraquien, au début des années 1990, Patrick Balkany se vantait d'avoir amadoué la secrétaire de Jacques Chirac et de pouvoir ainsi se retrouver " comme par hasard " dans les mêmes hôtels du bout du monde avec l'homme fort du RPR d'alors. Aujourd'hui, on le remarque à chaque voyage officiel, debout derrière " Nicolas " sur la photo.

Isabelle elle-même en rit, parfois. Elle était jusqu'à il y a peu l'une des grandes amies de Cécilia Sarkozy : " Elle est ma presque soeur ", disait-elle. Elles ont rompu au lendemain du divorce et de la publication du livre d'Anna Bitton (Cécilia, Flammarion, 174 p., 16 euros) qui rapportait les propos sévères de Cécilia Sarkozy sur son ex-mari. Lorsque le président est tombé amoureux de Carla Bruni, Isabelle Balkany a dit drôlement à ses amis : " Il va falloir que je fasse ma reconversion. " Cela est moins aisé. Cécilia Sarkozy laissait volontiers sa " presque soeur " raconter dans les médias sa vie privée. Queand Isabelle Balkany a enchaîné les émissions télévisées pour évoquer la nouvelle première dame, l'Elysée s'est chargé, dit un conseiller, " de la débrancher. Elle n'est pas tout à fait du style de Carla Bruni... "

Plus ennuyeux, Patrick Balkany, marchant sur les traces de Charles Pasqua, s'est mis à voyager en Afrique ou à recevoir des émissaires du Gabon, du Congo ou du Tchad. Il a fallu que le Quai d'Orsay, mais aussi les réseaux rivaux menés par l'ancien fidèle de Jacques Foccart, Robert Bourgi, s'en émeuvent pour que Claude Guéant, qui a connu les Balkany quand il était secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine et s'en méfie, fasse une petite mise au point publique : " En Afrique, M. Balkany n'est pas l'émissaire du président. " Il n'empêche, être l'ami du chef de l'Etat vaut tous les sésames, au coeur des Etats africains liés à la France et Patrick Balkany y est choyé.

Jamais Nicolas Sarkozy n'a d'ailleurs désavoué publiquement son " pote ". Car il y a entre eux bien plus qu'une amitié de trente ans. " Patrick et Nicolas " se sont rencontrés au RPR, il y a trente ans. Leurs pères, tous deux Hongrois, se connaissaient déjà. Celui de Balkany portait encore, tatoué sur l'avant-bras, la marque des déportés d'Auschwitz et restait auréolé du souvenir d'une glorieuse résistance pendant la guerre. Celui de Sarkozy, immigré en France pour fuir l'avancée des Soviétiques, habite toujours sur la commune de Levallois, dans l'île de la Jatte. Les jours d'élection, s'il s'absente, c'est aux Balkany qu'il donne procuration.

Patrick et Isabelle Balkany vivaient déjà sur un grand pied, lorsqu'ils ont rencontré " Nicolas ". Le père de Patrick était le riche propriétaire des magasins de prêt-à-porter Rety. La famille d'Isabelle, les Smadja, a fait fortune dans l'import-export de caoutchouc. C'est l'un de ses oncles qui racheta les Artistes Associés à Charlie Chaplin ; l'autre, Henri Smadja, fut le dernier patron de Combat, le journal où écrivirent Malraux, Sartre et Camus et, bien plus tard... Isabelle, qui y a fait ses premières armes avec le journaliste Philippe Tesson.

Entre les Sarkozy et les Balkany, il y a eu bien des vacances, des fêtes et beaucoup de " coups " politiques. C'est Patrick, tout juste élu maire de Levallois, qui, ayant appris, le 14 avril 1983 la mort subite d'Achille Peretti, le maire de Neuilly, a téléphoné aussitôt à Nicolas Sarkozy puis à Charles Pasqua pour les informer que la place était à prendre. C'est encore lui qui a aidé Sarkozy à doubler Pasqua, hospitalisé pour une hernie, et à se faire élire maire à la tête de Neuilly par le conseil municipal. C'est toujours lui qui a conseillé à son ami de rejoindre le cabinet d'avocats Claude et Associés, qui avait pour client Levallois. Jamais une campagne électorale ne s'est déroulée sans que l'on voie les Balkany dans le sillage de Sarkozy.

Quand Patrick Balkany a été condamné, en 1996, à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité, beaucoup ont cru que le scandale briserait leur amitié. Nicolas Sarkozy a pourtant continué à voir Isabelle et même Patrick, alors en " exil " à Saint-Martin, et installé leur fils, Alexandre, dans un HLM de Neuilly... " Nicolas se moque que l'on vilipende les Balkany, reconnaît l'ami et conseiller du président Pierre Charon. Il est fidèle en amitié et, en ce sens, il ressemble à Mitterrand. "

Parmi toutes les photos qui les montrent avec celui qui est devenu président, on trouve d'ailleurs, dans le bureau de Patrick Balkany, un petit vide-poche carré, en métal argenté, sans valeur aucune. Sauf pour la petite phrase que Nicolas Sarkozy y fit un jour graver et qu'ils connaissent par coeur : " Du maire au maire, du Hongrois au Hongrois, de l'ami à l'ami. "

Raphaëlle Bacqué

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Par James Hetfield - Publié dans : Société
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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 07:00
Bonjour à tous,

Je lance aujourd'hui la journée Newsletter ! Si vous voulez, comme ma soeur recevoir en direct l'information de publication d'un nouvel article... Si vous voulez, comme les avocats de la SNCF, que je salue cordialement, être au courant de la plus petite animosité contre cette entreprise nationale... En bref, si vous voulez être averti avant tout le monde, une seule solution : abonnez vous à la Newsletter 'MesTasDeTrucs' ;)

L'abonnement se fait à la colonne de droite dans la rubrique Newsletter ->

Vous recevrez un ch'ti mail dès que j'aurai publié un article ;)

Rassurez vous, ça ne va pas surcharger votre boite ! Je publie un article par jour (au mieux) et je ne publie pas le Week-End : vous pouvez donc partir en Week-End tranquille, votre boite n'explosera pas par ma faute ;)

A bientôt donc sur MesTasDeTrucs.com ;)

  James.

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Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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