J'ai toujours dit et affirmé que la SNCF se foutait de sa clientèle comme de sa première chaussette.
Je ne reviendrai pas sur mon dossier juridique en cours avec cette entreprise, mais il se trouve que de nombreux exemples étayent mes propos.
Parmi eux, une série d'article récemment publiés sur le le toujours excellentissime webzine
http://www.webzinemaker.com/nos-transports/Je crois que le mot 'édifiant' correspond bien à la situation.
Et cet autre con de Pépy d'expliquer que la communication clientèle n'est pas parfaite dans l'entreprise !
Un mot à Pépy : "TANT QUE TU CONTINUERAS A PAYER DES BETTINA BABAUD A ENGAGER DES PROCES CONTRE DES GENS QUI TE FONT DES REPROCHES, TU SERAS TOUJOURS AUSSI INCOMPETENT PAUVRE TACHE !"
Voilà ;) Ca sert à rien, mais ça fait un bien monstre ;)
Et maintenant, place aux faits mes amis :
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Dormir sur un quai !
Avec la SNCF tout est possible, et même dormir sur les quais
Un ratage sur toute la ligne. Dans la nuit de jeudi à vendredi, à la suite d'un incendie sous la ligne B du RER entraînant l'arrêt du trafic, la SNCF a abandonné 80 voyageurs sur le quai de la gare de La Plaine-Stade-de-France (Seine-Saint-Denis). Ils ont passé près de cinq heures sans assistance à attendre le redémarrage du trafic, puis un car de substitution, jusqu'au petit matin. Manque d'anticipation, absence de réactivité, communication défaillante... La SNCF a accumulé les bourdes tout au long de la nuit. Alors qu'elle publiera demain les résultats de son enquête interne sur cet incident, 20 Minutes dévoile ce qui s'est vraiment passé cette nuit-là. Edifiant.
· 23 h 50 Un incendie se déclare dans un campement de Roms sous un pont du RER B, à 500 m de la gare La Plaine-Stade-de-France. Par mesure de sécurité, la SNCF coupe le courant de la ligne. Engagé sur la voie, un train est immobilisé 300 m après la gare Stade-de-France.
· 0 h 35 Après 45 minutes, l'incendie, qui n'a pas fait de victimes, est « plus important que prévu », relate la SNCF. « Nous craignons que le pont soit endommagé. La circulation ne peut pas reprendre, nous décidons alors l'évacuation du train », explique Thierry Mignauw, directeur de Transilien. Les 200 passagers sont « invités » à regagner la gare de Stade-de-France à pied. C'est à partir de là que la SNCF va enchaîner les mauvaises décisions. « Dans un premier temps, on pense que l'incendie va être rapidement maîtrisé, que le trafic va pouvoir reprendre. » Ce ne sera pas le cas. Les voyageurs bloqués dans la gare sont donc priés de patienter, sans plus d'informations. « Quand on se rend compte que la situation s'aggrave, on se préoccupe surtout du lendemain car on sait que la circulation sera perturbée à la reprise du trafic. Et on délaisse les voyageurs ramenés à Stade-de-France, abandonnés avec deux agents de gare », admet Thierry Mignauw.
· 3 h Il ne reste plus que 80 personnes dans la gare. Les autres se sont débrouillées pour rentrer chez elles par leurs propres moyens. La tension monte entre les passagers excédés et les deux agents de gare, qui préfèrent se retrancher dans un local. La SNCF se décide enfin à mettre en place un service de substitution et demande aux voyageurs de patienter encore. « Mais à cette heure-là, on a eu du mal à trouver des cars et des chauffeurs. » Elle se rabat finalement sur un bus de la RATP. Il a pour mission d'acheminer les derniers passagers encore bloqués à la gare du Nord jusqu'à la gare Stade-de-France, et de récupérer les 80 voyageurs piégés à Stade-de-France.
· 4 h Le bus arrive à Stade-de-France, dépose les voyageurs de la gare du Nord... et repart à vide ! « Visiblement, on n'a pas dit au chauffeur qu'il avait des passagers à récupérer. Disons que l'information a mal circulé », explique Thierry Mignauw. Incroyable, mais vrai. Tout aussi incroyable, la SNCF ne fait toujours rien pour envoyer de l'assistance sur place. La préfecture de Seine-Saint-Denis s'est étonnée de ne pas avoir été mise au courant de la situation, auquel cas elle aurait dépêché des équipes avec couvertures et café. « Le sous-préfet a reçu un appel d'un responsable SNCF peu après 5 h l'informant des perturbations mais ne lui précisant pas que des voyageurs étaient bloqués », raconte la préfecture.
· 5 h 15 Reprise du trafic. La SNCF fait d'abord passer trois trains à vide pour tester le pont, et le service reprend. Il restera perturbé toute la matinée. La SNCF admet avoir « mal géré » la situation. « On a fait preuve d'un trop grand optimisme, on a longtemps cru qu'on s'en sortirait tout seul. C'est un réflexe que l'on a trop souvent. On a aussi appris que si des gens arrivent à se débrouiller seuls, d'autres n'en ont pas les moyens.On ne peut donc pas miser là-dessus Il faut maintenant réfléchir à organiser des moyens pour faire face à de telles situations », lâche Thierry Mignauw
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Plusieurs centaines de voyageurs ont été bloqués près du Stade de France à Saint-Denis durant la plus grande partie de la nuit de jeudi à vendredi à la suite de l'interruption du trafic du RER B après un incendie, jeudi soir, dans un camp de gens du voyage jouxtant les voies.
Le trafic, très perturbé, entre Paris et sa banlieue nord a redémarré vers 5H30 avec une demi-heure de retard sur l'horaire normal avant de reprendre normalement à 13H00.
Tout a commencé peu avant jeudi à 23H30. Un incendie, provoqué par une bougie, ravage une vingtaine de caravanes de gens du voyage sans faire de blessé, dans un campement longeant le canal de Saint-Denis et enjambé par un pont du RER B. Des dizaines de personnes se retrouvent sans logement.
Les sapeurs-pompiers demandent alors que le courant électrique soit coupé le temps de leur intervention, achevée à 01H00. Un train reste alors bloqué entre la gare de La Plaine-Stade de France et celle de La Courneuve.
Il a semblé "préférable de permettre aux voyageurs de revenir à pied à la gare, distante de 300 mètres, que de rester dans le train", a expliqué Christian Cochet, le directeur régional SNCF Paris-Nord, assurant que l'opération ne comportait aucun risque.
"J'étais stupéfaite, imaginez un train rempli --huit voitures-- qui marche sur les voies pendant dix minutes", a raconté à l'AFP Joëlle N., 27 ans, employée dans l'hôtellerie.
Quelques 400 personnes, selon la SNCF, se sont ainsi retrouvées à quai à Saint-Denis. Elles n'étaient plus que 150 à l'aube, selon la compagnie, les gens sur place parlant de 200.
"Nous étions dans le froid, la salle d'accueil était fermée", a affirmé un enseignant de l'Allier en stage à Paris.
Les travailleurs du soir côtoyaient des touristes japonais ainsi qu'une chorale d'une trentaine d'Irlandais qui ont réchauffé l'atmosphère dans la nuit en improvisant un concert.
Des témoignages soulignent le défaut d'accueil en gare --des agents de la SNCF seraient restés dans leur local-- ainsi que le manque d'information, des bus ayant été annoncés à un moment pour n'arriver qu'en fin de nuit.
"Nous ne pensions pas que l'intervention des pompiers durerait autant, ensuite nous avons découvert que des câbles et des traverses avaient brûlé: la circulation ne pouvait repartir pour des raisons évidentes de sécurité", a souligné M. Cochet.
"On ne trouve pas comme ça des bus et des chauffeurs à 1H30", a-t-il ajouté, présentant "les excuses de l'entreprise pour cette gêne" et une "attente évidemment beaucoup trop longue".
Excédée par un "service public défaillant pour la banlieue et surtout pour le 9-3", Joëlle N. a lancé une pétition de protestation signée par 100 personnes qu'elle a porté au siège de la SNCF à Paris vers 14h00.
En début d'après-midi, la direction de la SNCF, "consciente de la gêne occasionnée", a annoncé qu'elle indemniserait avec un chèque de 100 euros cinquante voyageurs qui ont passé une partie de la nuit de jeudi à vendredi en gare de La Plaine-Stade de France.
La SNCF a ajouté que 250 voyageurs avaient pu être acheminés de la gare du Nord à celle du Bourget à bord de bus.
La préfecture de Seine-Saint-Denis a précisé que la SNCF ne l'a à aucun moment alertée et informée sur le sort des voyageurs bloqués sur les voies à Saint-Denis.
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Cinq jours après l’incident à la station La Plaine-Stade-de-France de la ligne B du RER, la SNCF a publié mardi un rapport sur les circonstances qui ont conduit près de quatre-vingts voyageurs à passer toute une nuit sur le quai de la gare. Explications.
Jeudi 28 juin, 23 h 23 Un train signale un feu de caravanes sous le pont situé à 500 m après la gare La Plaine-Stade-de-France.
23 h 40 Par sécurité, un train avec environ deux cents voyageurs à bord est stoppé entre la gare et le pont.
23 h 58 Coupure de l’alimentation électrique du réseau pour permettre l’intervention des pompiers.
0 h 30 Les passagers du train doivent rejoindre à pied les quais de la gare. Plusieurs rentreront chez eux par leurs propres moyens, mais quatre-vingts vont y passer la nuit, dans l’attente d’une reprise du trafic ou de bus de substitution. Le hall d’accueil ne leur sera ouvert que deux heures plus tard.
2 h 15 Une inspection du pont montre que le trafic ne pourra pas reprendre avant la réparation de câbles et une expertise du pont. Un plan de transport spécial est organisé avec la RATP. Cette commande aurait dû être faite dès le début de l’incident, note le rapport. De plus, un bus, envoyé à Stade-de-France, repart à vide, alors qu’il devait prendre en charge les passagers bloqués.
4 h 30 La préfecture de Seine-Saint-Denis est contactée par la SNCF, mais elle n’est pas mise au courant que des voyageurs sont toujours bloqués sur place, auquel cas elle aurait envoyé une assistance.
5 h 10 Reprise du trafic.
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En exclusité pour «20 Minutes», Guillaume Pepy, directeur général exécutif de la SNCF, revient sur les incidents de jeudi 28 juin. A la suite d'un feu de caravanes, 80 voyageurs franciliens du RER B ont passé toute une nuit sur le quai de la gare, à la station La Plaine-Stade-de-France, à Saint-Denis.
L’enquête interne de la SNCF met en lumière une série de dysfonctionnements le soir de l’incendie. Comment cela a-t-il été possible?
Les personnes en charge de l’incident ont sous-estimé l’événement. Les agents concernés ont été sanctionnés. Ils auraient dû commander un bus pour prendre en charge les gens bloqués à la gare Stade-de-France dès le début de l’incendie à 23 h 50, ce qu’ils n’ont pas fait. Après, ils ont cru pouvoir se débrouiller seuls, et n’ont pas appelé d’aide. Résultat, à 2 h du matin, ils étaient dépassés. Et quand ils ont fini par commander un bus, ils n’ont pas vérifié qu’il avait bien pris en charge les personnes à Stade-de-France. Résultat, il est parti à vide et personne ne le savait. Cette affaire est grave, car on est à seulement 7 km de Paris, sur le réseau Transilien, au cœur du service public. L’erreur n’est pas excusable.
Qu’allez-vous faire pour les personnes qui sont restées bloquées, et pour que ce type de «ratage» ne se reproduise plus?
On a appelé toutes les personnes qui ont laissé leur numéro de téléphone sur la pétition qui a été mise en circulation dimanche et lundi, pour s’excuser. On remboursera à chacun la valeur de son coupon mensuel de Carte orange ou 100 euros, et on prendra en charge les frais occasionnés par cet incident. Dans un deuxième temps, on va réunir toutes ces personnes le 10 juillet à la gare du Nord*, afin d’échanger avec elles. Mais surtout, nous avons décidé de créer, dès la rentrée, un service de bus qui sera mobilisable à tout moment. Nous allons contacter des sociétés pour qu’elles mettent en place un tel service. Aujourd’hui, nous faisons appel à la RATP en cas de problème, et en pleine nuit, ce n’est pas facile de trouver des bus disponibles.
Cela ne résoudra pas le problème de communication qui a été mis en évidence jeudi soir…
Nous avons fait un rappel à l’ordre sur la priorité à donner à la prise en charge des voyageurs. Dans la gestion de ce type d’incidents, nos agents sont souvent mobilisés par la reprise de la circulation le lendemain, et la prise en charge n’est pas l’absolue priorité. Ce n’est pas acceptable, et nous avons remis les pendules à l’heure.
D’une manière générale, on reproche à la SNCF d’être capable de battre des records de vitesse, mais de ne pas bien s’occuper de ses trains de banlieue...
Les Franciliens pâtissent du manque d’investissement de l’Etat dans les transports en commun durant les années 1970 et 1980. Mais nous venons de voter la rénovation des 119 rames du RER B, pour un coût de 310 millions d’euros. Ce chantier s’effectuera entre 2008 et 2010. Nous avons également commandé avec le Stif 170 nouvelles rames, qui circuleront en Ile-de-France à partir de 2009. Et aujourd’hui, 50 % des investissements de la SNCF se font sur le Transilien et sur le TER.
(sources 20 minutes)
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