Jeudi 27 mars 2008
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J'avais déjà pas une très grande opinion de notre chère Ministre de l'Intérieur. Ce présent projet de Loi ne la rendra pas en odeur de sainteté auprès de ma personne.
Voilà que Mam veut rendre possible l'installation de logiciels espions dans le cadre de la grande criminalité. Au delà de la grande difficulté technique pour ce faire (car si la possibilité
d'installer des chevaux de Troie existe, de puissants logiciels ayant pour but de se prémunir de ce genre d'applications existent aussi), la question est de savoir jusqu'où l'Etat peut s'imiscer
dans la vie privée pour effectuer ses enquêtes.
Quid par exemple d'un ordinateur "fliqué" et qui irait jusqu'à inoncenter la personne espionnée ? L'atteinte à la vie privée aura été réelle et devra donc être dédommagé.
Quelles sont les modalités de ces dédommagements ? Pas de réponse.
Et plus techniquement :
Comment on contourne les pares feux et les anti-virus installés sur les machines ? Pas de réponse non plus. Dans le domaine, il faut savoir que bon nombre de filtrages des prestataires Internet
empêche que l'on puisse envoyer ne serait-ce qu'un fichier exécutable à un correspondant ! Plusieurs fois, j'ai eu besoin de m'envoyer une application réalisée par mes soins, et j'ai du batailler
ferme pour contourner ce filtrage. J'ai du leurrer l'ordinateur en codant de multiples manières mon application et ai du la décoder sur mon poste pour pouvoir lancer ladite application. Il va sans
dire qu'il est impossible de demander à un individu de bien avoir l'obligeance d'installer un logiciel espion sur son poste afin que l'on le flique : m'est avis qu'il pourrait ne pas être d'accord
;)
De plus, quand on pense aux applications type VNC (permettant de prendre la main sur un ordinateur distant), la signature de cette application est telle que le simple fait de penser à l'installer
fait bloquer immédiatement l'installation par tous anti-virus dont chaque PC est actuellement pourvu...
De plus, il suffirait au bandit d'installer un Linux pour que la tâche de flicage soit beaucoup plus compliquée...
Bref, comme toujours en ce qui concerne MAM, on a une communication d'abord et pour la réflexion, on verra plus tard... Quid à se dire que l'on a eu les yeux plus gros que le ventre le moment
venu...
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En France, le gouvernement prévoit aussi un dispositif de surveillance des ordinateurs
DANS LE CADRE de la lutte contre la cybercriminalité, le ministère de l'intérieur souhaite permettre la surveillance à distance des ordinateurs de personnes suspectes. " Il convient d'autoriser,
sous contrôle du juge, la captation à distance de données numériques se trouvant dans un ordinateur ou transitant par lui ", a annoncé Michèle Alliot-Marie le 14 février parmi plusieurs mesures de
lutte contre la cybercriminalité (Le Monde du 16 février).
Le ministère de l'intérieur estime nécessaire de pouvoir connaître, en continu, le contenu des ordinateurs. Les perquisitions traditionnelles, avec saisie d'une unité centrale, sont en effet
considérées comme insuffisantes par les enquêteurs dans la mesure où les données peuvent être stockées à distance. " Aujourd'hui, on peut procéder à des écoutes ou filmer le domicile d'une personne
suspecte. L'idée est de pouvoir faire la même chose pour l'informatique et d'être en capacité de savoir ce qui se passe, à un moment donné, dans un ordinateur ", explique un conseiller de Mme
Alliot-Marie.
CRIMINALITÉ ORGANISÉE
Ces dispositifs, qui supposent l'autorisation d'un magistrat et ne concerneraient que la criminalité organisée, doivent notamment permettre de capter les données au moment où elles s'affichent sur
l'écran " d'un pédophile ou d'un terroriste ". La surveillance à distance d'un ordinateur suppose l'utilisation de " logiciels espions " permettant la " captation de données ". La ministre de
l'intérieur a prévu de faire figurer ces dispositions dans la loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure (LOPSI 2), qui doit être présentée en conseil des ministres au
printemps 2008.
Mme Alliot-Marie a aussi annoncé sa volonté de favoriser les perquisitions à distance, y compris sur des serveurs situés dans d'autres pays. La loi sur la sécurité intérieure de 2003 prévoit déjà
ce type d'opérations sur le territoire national. Mais les enquêtes butent sur la lenteur des commissions rogatoires internationales quand les données sont hébergées dans un autre Etat.
Face à ces difficultés, la ministre de l'intérieur a annoncé qu'elle proposerait, dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, la " mise en place d'accords internationaux "
facilitant les perquisitions " sans qu'il soit nécessaire de demander au préalable l'autorisation du pays hôte du serveur ".
Luc Bronner
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