Jeudi 15 mai 2008
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A l'heure où Pépy, nouveau PDG de la SNCF, s'extasie devant le fait que la SNCF parvienne à racheter une de ses filiales... A l'heure où l'ensemble de la direction de cette même entreprise
s'autocongratule chaudement avec le fait que la SNCF renoue avec les bénéfices et que même le fret devient bénéficiaire, cet article du journal 'Le Monde' daté du 17 Avril 2008, remet les pendules
à l'heure.
Vu l'incompétence légendaire de l'entreprise Nationale Ferroviaire, il aurait été illusoire de penser que de tels résultats aient été dûs à une supposée compétence de la boite. Ces résultats n'ont
pas été l'oeuvre de Gérard Majax ! Alors quoi ? Si on a une boite qui est incompétente à tous les niveaux, et tout d'abord au niveau des anciens PDG, Gallois et Idrac, comment se fasse-t-il que la
boite fasse des bénéfices ?
Et bien c'est la méthode de la poussière sous le tapis ! Et dans le cas qui nous préoccupe, le tapis se nomme RFF et qui c'est qui va devoir enlever la poussière ? Le contribuable Français bien sûr
! Allez hop ! Il y en a pour 12 Milliards ! A votre bon coeur Messieurs-Dames !
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RAIL UN RÉSEAU MAL ENTRETENU, UNE DETTE TROP ÉLEVÉE
La Cour des comptes juge sévèrement la gestion des transports ferroviaires
DANS un rapport qui devait être rendu public mercredi 16 avril, la Cour des comptes critique sévèrement la réforme du système ferroviaire français intervenue en 1997, qui a abouti à la création de
Réseau ferré de France (RFF).
Cette nouvelle entité s'est vue confier non seulement la propriété du réseau, mais surtout la dette de la SNCF, estimée à 20 milliards d'euros. Dans un rapport intitulé Le réseau ferroviaire, une
réforme inachevée, une stratégie incertaine, les sages de la rue Cambon dressent un constat sévère sur l'absence de moyens donnés à RFF pour mener à bien ses missions.
Ils jugent que " la réforme de 1997 et l'absence de vision du réseau à long terme n'ont pas permis de remédier à l'état préoccupant d'une partie du réseau ferroviaire français ". Selon la Cour, les
investissements réalisés au cours de ces dernières années ont été " déséquilibrés " et souvent réalisés au profit de la création de lignes nouvelles au détriment de l'entretien du réseau. Près de
la moitié des 30 000 kilomètres de voies seraient dans un état " médiocre ", voire parfois pire. Ces voies qui ne supportent que 6 % du trafic sont les moins entretenues. Selon le rapport, une
partie de ces lignes pourraient sans doute être fermées, mais l'Etat a renoncé depuis longtemps à prendre de telles décisions qui seraient pourtant parfois justifiées, " même du seul point de vue
de la préservation de l'environnement ".
Devant ce constat, la Cour fait plusieurs recommandations, et notamment celle que l'Etat reprenne une partie de la dette de RFF (27,5 milliards d'euros). " RFF ne pourra jamais rembourser cette
dette. Il faut que l'Etat reprenne à son compte 12 ou 13 milliards de dettes comme cela a été fait en Allemagne avec la Deutsche Bahn ", tonne Philippe Séguin, premier président de la Cour des
comptes.
RÉPARTITION DES MISSIONS
Le rapport préconise aussi une clarification de la répartition des moyens et des missions entre la SNCF et RFF. L'une des solutions pourrait être le transfert à RFF de la quasi-totalité des 55 000
cheminots de la branche infrastructures de la SNCF mais, relève le rapporteur, " les conditions sociales seraient à l'évidence délicates à gérer ". Aujourd'hui, même si c'est RFF qui est
propriétaire des voies, il rémunère la SNCF pour entretenir le réseau (2,9 milliards d'euros en 2007). En retour, cette dernière lui verse des péages pour l'utilisation des voies (2,6 milliards
versés en 2007 par la SNCF et les autres entreprises ferroviaires).
François Bostnavaron
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