Texte Libre

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
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...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 12:00
2. L'Etat doit se désengager complètement et laisser faire...

M'est avis qu'entre la première méthode et la deuxième, on peut avoir une troisième voie : aider au financement de la recherche pour le développement de solutions vertes : ce que l'on appelle un investissement vert.

On pourrait aider les entreprises à développer des alternatives aux moteurs fonctionnant à l'énergie fossiles actuels.
On pourrait aider les consommateurs à acquérir un véhicule vert.

Mais le financement ad-hoc de l'essence ne me paraît pas être une bonne idée car l'essence ne baissera jamais dû au fait que la disponibilité de l'essence n'est pas infinie. Cela reviendrait à essayer de vider une baignoire avec une petite cuillère, tout en ayant oublié de fermer le robinet...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 25 Juin 2008

***************

Ecofrictions
Finalement, l'essence n'est pas si chère

L'essence coûte-elle trop chère ? Lorsqu'on se place du côté des pêcheurs, routiers, taxis et automobilistes, la réponse est assez évidente. La hausse des prix des carburants est en train de mettre en péril quantité de professions, créant des situations individuelles dramatiques. Pourtant, lorsqu'on remet les choses en perspective, la réponse n'est pas si limpide.

Tout un chacun est persuadé que le budget consacré à ses déplacements a explosé. C'est vrai sur le très court terme, mais lorsqu'on prend un peu de recul, cette impression se révèle fausse. Prenons le coût d'usage d'une voiture, qui comprend l'amortissement du prix d'achat, l'entretien, l'assurance, le carburant, les taxes et réglementations. Dans cette enveloppe, le carburant compte pour environ un tiers. Or, malgré la flambée récente des prix du baril, le cabinet Arthur D. Little a calculé que le coût d'usage actuel d'un véhicule est encore de 30 % à 35 % inférieur à celui de 1984. " Il faudrait que le prix de l'essence atteigne 2,5 euros le litre pour retrouver le niveau du coût d'usage de 1984, soit un baril à 200 dollars ! " note le cabinet.

Autre façon d'aborder le problème : sur une longue période, se déplacer coûte de moins en moins cher. Deux indices tendent à le prouver. Le parc automobile a littéralement explosé. En Ile-de-France, en vingt ans, le taux d'équipement automobile des ménages a augmenté de l'ordre de 30 % et la proportion de ceux possédant plusieurs voitures a doublé.

La raison : le pouvoir d'achat a progressé à un rythme infiniment plus rapide que le prix de l'énergie. Le consultant Jean-Marc Jancovici s'est livré au calcul suivant : selon lui, le prix du baril de pétrole en monnaie constante valait 20 dollars en 1880, moins de 20 dollars en 1970 et en 1990. Or depuis 1880, le pouvoir d'achat a été multiplié par dix ! " L'énergie abondante et à bas prix a progressivement permis au consommateur occidental de se retrouver à la tête d'une armée d'"esclaves énergétiques", qui nous fournissent objets et nourriture à profusion, mobilité à bas prix et tout ça pour juste 35 heures par semaine ", résume M. Jancovici.

La logique du système pourrait être, d'une certaine façon, vertueuse, si elle n'était pas bâtie sur une ressource non renouvelable. A partir du moment où les perspectives d'extraction sont inférieures aux anticipations de consommation, tout bascule et le système est rattrapé par une vérité des prix. Il va donc falloir travailler plus pour obtenir autant d'énergie, en attendant de trouver des solutions alternatives aux hydrocarbures.

Refuser de regarder cette réalité en face en demandant aux pouvoirs publics de subventionner les carburants ne fait que déplacer le problème dans le temps, mais ne le règle pas. Ce que l'on peut leur reprocher en revanche, c'est de n'avoir pas suffisamment anticipé l'ère de l'après-pétrole. Accepter de payer le baril plus cher est douloureux au quotidien, déstabilisant sur le plan économique, mais c'est le seul moyen de repenser vraiment les modes de développement. Le temps de la désintoxication des consommateurs est sans doute venu.

Stéphane Lauer

Par James Hetfield - Publié dans : Société
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