Mardi 23 septembre 2008
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Cool l'Italie ! Super pays où, quand on est président et que l'on a affaire à la justice, il suffit de faire changer les lois ! Et le pire c'est que ça marche ! Il est génial ce pays ! A quand un
mafieux à la tête de l'Italie ? Qui a répondu que c'était déjà le cas ? En tous cas, n'oublions jamais que ce sont les Italiens qui votent pour leur parlement et pour leur président... Eh ! Peuple
d'Italie ! Ca vous dirait de voter pour autre chose que pour des voyous ?
Un article du journal 'Le Monde' daté du 21 juin 2008
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ITALIE UN AMENDEMENT LÉGISLATIF SUSPEND LES PROCÈS DONT LES FAITS REMONTENT À AVANT 2002
M. Berlusconi obtient du Parlement son immunité judiciaire
ROME CORRESPONDANT
La trêve est finie entre Silvio Berlusconi et la justice italienne. Et peut-être aussi entre le gouvernement et l'opposition de centre gauche, qui avaient récemment noué un dialogue sur la réforme
des institutions. Il a suffi d'un amendement au décret sur la sécurité, adopté mercredi 18 juin au Sénat, pour amorcer ce que la presse appelle " un retour vers le passé ", c'est-à-dire en 2001,
quand le tout nouveau chef du gouvernement faisait voter des lois jugées " ad personam " afin de se protéger des diverses procédures judiciaires dont il était l'objet.
Le texte actuel, baptisé par l'opposition " Sauve premier ministre ", prévoit la suspension " immédiate et pour un an " des procès dont les faits remontent à avant le 30 juin 2002, afin de donner
la priorité aux affaires plus récentes et plus graves (passibles de dix ans de prison). L'objectif avoué est de désengorger les tribunaux.
" ANOMALIE INSTITUTIONNELLE "
Pour Giuseppe Cascini, secrétaire général de l'Association nationale des magistrats (ANM) qui représente les 9 200 juges italiens, " cela va mettre la justice à genoux ". L'ANM " refuse de croire
qu'on puisse suspendre 100 000 procès pour en éviter un seul ".
Dans une lettre rendue publique mardi au Sénat, le président du Conseil confirme que la mesure s'appliquera à " l'un des nombreux procès fantaisistes que les magistrats d'extrême gauche ont
intentés contre moi à des fins politiques ". Il Cavaliere est poursuivi à Milan pour avoir versé, à la fin des années 1990, 600 000 dollars à un avocat britannique, David Mills, en échange de faux
témoignages en sa faveur lors de deux procès pour corruption. Pour faire bonne mesure, ses avocats ont déposé une demande de récusation de la présidente du tribunal. Selon M. Berlusconi, cette
magistrate, Nicoletta Gandus, aurait exprimé " publiquement des positions violemment opposées au gouvernement que j'ai eu l'honneur de diriger de 2001 à 2006 ".
M. Berlusconi a aussi annoncé la prochaine présentation d'un projet de loi visant à conférer l'immunité aux cinq plus hautes charges de l'Etat pendant leur mandat. Un texte similaire, déjà baptisé
" Sauve Berlusconi ", avait été rejeté en 2004 par la Cour constitutionnelle. Il Cavaliere le trouve " désormais indispensable ".
Ces interventions ont provoqué l'agacement du chef de l'Etat, Giorgio Napolitano, qui y voit " une anomalie institutionnelle ". Elle a surtout réveillé l'indignation d'une opposition qui,
jusque-là, avait modéré son antiberlusconisme. " Au beau milieu de sa lune de miel avec les Italiens, la vraie nature de Berlusconi refait surface, écrit La Repubblica, proche du centre gauche.
Nous devrions nous préparer au pire, à moins que nous soyons déjà en train de le vivre. " Le quotidien économique Il Sole 24 Ore, propriété du patronat, redoute que " la législature devienne trop
vite le cimetière des illusions ".
Jean-Jacques Bozonnet
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