Ah ben, on parle de mon pseudo dans cet article ;)
Et oui, pour les plus ignorants d'entre vous (ouh ! la honte !), mon pseudo est tiré du nom du leader du groupe Metallica... Et oui, comme je vous ai introduit ce groupe hier, je poursuis
aujourd'hui...
Musicalement, ces types sont au top (quoique je préfère Dream Theater et Maiden, mais c'est juste une question de goût), sauf que...
Sauf que, il y a quand même des trucs qui me dérangent :
- C'est une jolie bande de drogués... Ils ont tous goûté à la Coke, et le seul qui n'ait pas touché à la drogue, James...et un alcoolique notoire... Bref, comme exemples donnés à la jeunesse, les
membres de Metallica, y'a mieux...
- Leur avant dernier album, St Anger, était une merde notoire ! C'est expliqué dans l'article pourquoi... Pour ma part, j'aimais bien les jumeaux Load et Reload, où je trouvais que James avait
atteint l'art absolu dans la maîtrise de son organe vocal... Mais tout le monde n'est pas d'accord avec moi.
- Lars Ulrich est un enculé de première ! Ce type, comme il est expliqué dans le documentaire Some Kind of Monster (qui se trouve en version sous titrée Français sur Internet sans difficulté), n'a
rien trouvé de mieux que de traiter l'ensemble de ses fans de voleurs !!! En effet, il a été un fer de lance dans la lutte contre feu le site de téléchargement Napster, ce que bon nombre de fans
(dont je fais partie), ne lui a jamais pardonné. Y'a quelques années de cela, il était courant que le fan insulté foule du pied les CDs de Métallica qu'il détenait !
Il faut savoir que le fan de Métal NE TELECHARGE JAMAIS d'albums de leurs idoles. Ou, si ils téléchargent, c'est soit qu'ils ont acheté le CD séparément, soit que le CD est introuvable à la vente.
Le vrai fan de métal n'hésite pas à acheter 5 fois des albums où apparaissent les mêmes titres : on est fan, oui ou merde ? Et ben Lars a décidé que merde...
Donc, Lars, si tu m'écoutes et si tu me lis, deux choses :
1. Je te pisse à la raie (ouais, je sais, c'est pas poli...).
2. Ton dernier album, Death Magnetic, est le premier que je télécharge sans l'avoir acheté (et à mon avis, ça va être le seul pendant longtemps). Après tout, quitte à être traité de voleur, autant
donner raison à l'auteur de l'insulte. Par contre, je ne l'ai pas encore écouté... Néanmoins, si je le trouve vraiment bien (dans la lignée d'un Master of Puppets par exemple), je rangerai ma
colère au placard, et j'achèterai l'opus. D'ici, là, on verra bien !
Sur ce, Up The Irons ! (...oups, je m'ai trompé ;) ).
Un article du journal 'Le Monde' daté du 16 Août 2008.
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MUSIQUE
Metallica à Arras, retour au " brutal "
Remis de sa crise, le légendaire groupe de Heavy Metal donnait un concert unique en France le 14 août
Arras Envoyé spécial
M ode chti à part, l'endroit où il fallait être cet été, c'est Arras. Après Radiohead, les leaders de la pop torturée et cérébrale (en juillet, dans le cadre du Main Square Festival), la ville du
Pas-de-Calais bénéficiait, jeudi 14 août, d'une deuxième exclusivité nationale, toujours sur la Grand-Place, dans un tout autre registre : Metallica, maîtres incontestés depuis plus de deux
décennies du heavy. Dans les deux cas, le miracle a été rendu possible grâce à un accord avec le géant américain du spectacle Live Nation (Le Monde du 5 juillet).
Officiellement, le quatuor de San Francisco était la tête d'affiche d'un festival qui ne devait durer qu'une soirée, Rock en France, nom apparemment issu d'un brainstorming aussi épuisant que celui
mis en oeuvre pour le Stade de France. En fait, une manifestation fantoche créée de toutes pièces autour de Metallica.
Deux autres groupes étaient conviés : les Français de Gojira, internationalement reconnus pour leur art du death metal et leur précision dans le concassage rythmique et mélodique, et Within
Temptation, un groupe néerlandais qui ne semble disposer que d'un atout, la photogénie de sa chanteuse. Le reste est cauchemardesque, du pseudo-metal qui s'acoquine, dans un décor de monstres ailés
et de gargouilles, avec tout et surtout n'importe quoi : de la variété méditerranéenne au new age.
C'est précisément contre les dérives les plus répréhensibles du genre que Metallica s'était formé à l'aube des années 1980. La scène bruitiste était dominée par les " hair bands ", des groupes
(comme Mötley Crüe) essentiellement préoccupés par leur garde-robe, leur permanente, leur pharmacopée et leur harem. Metallica se débarrasse de l'accessoire (des jeans et des t-shirts noirs feront
l'affaire) et rafle la mise en inventant le thrash metal.
DOULEUR MÉTAPHYSIQUE
Les riffs et les arpèges de la deuxième vague de hard rock britannique (Iron Maiden, Judas Priest) sont brusqués par une violence héritée du punk et de Mötorhead. Les textes du chanteur James
Hetfield n'évoquent pas ses exploits sexuels ni les bonheurs de la vie de rockstar mais sont empreints d'une douleur métaphysique - la maladie, la mort, la perte, entre autres réjouissances. En
jouant plus vite et plus fort que tous les autres, Metallica ira plus haut. A ce jour, le groupe aurait vendu cent millions d'albums dans le monde en inspirant des légions d'imitateurs. Pour y
arriver, il a fallu s'adapter, s'ouvrir au grand public, donc trahir la cause pour les puristes de la première heure.
Ceux-ci devraient se réconcilier avec le dixième album, Death Magnetic, qui sera publié le 12 septembre. Disons, pour parodier Les Tontons flingueurs, que c'est du " brutal ". A Arras, Metallica
n'aura pourtant présenté qu'un seul extrait de ce nouvel album, Cyanide, une chanson qui aborde frontalement la question du suicide. Le reste du répertoire se concentrant exclusivement sur les cinq
premiers albums avec impasse révélatrice sur les trois derniers : le précédent, St Anger (2003), a été conçu à une époque où l'existence même du groupe était menacée, le documentaire Some Kind of
Monster les montrant en pleine crise existentielle et recourant à un thérapiste de groupe ; quant aux jumeaux Load et Reload, il ne leur fut jamais pardonné de s'aventurer dans les marécages du
boogie-rock sudiste ou du country rock.
RIFFS MASSIFS
Comme l'indique son nom, la tournée Summer Vacation est un moment de plaisir estival. Les forgerons observent leurs traditions et entrent en scène au son de The Ecstasy of Gold, l'un des thèmes du
Bon, la Brute et le Truand, d'Ennio Morricone. Une fois que Lars Ulrich aura frappé sa caisse claire, il n'y aura plus de répit. Le batteur danois, elfe grimaçant sous l'effort, est un spectacle à
lui tout seul, spectacle qui s'apparente à une épreuve sportive - fils de tennisman professionnel, Ulrich est lui-même un grand joueur. Les volées sur les peaux, les smashes sur les cymbales, le
passage à tabac de son instrument, offrent plus de complexité qu'il n'y paraît, la machine infernale à double grosse caisse pouvant produire des polyrythmies et des roulements imprévisibles. Son
association avec les riffs massifs de Hetfield produit l'effet Metallica : le bruit d'un train de marchandises roulant à toute allure.
Les dissensions internes semblent aujourd'hui dépassées, les quatre prenant visiblement plaisir à jouer ensemble. A la guitare lead, Kirk Hammett, si on aime les ornementations plus rapides que
l'éclair, reste un des meilleurs et un des plus imités dans son domaine. Et le nouveau bassiste, Robert Trujillo, a été définitivement adopté puisqu'il a même le droit d'exécuter un solo à cinq
cordes.
Réclamée par une pancarte, l'injonction " Kick Our Ass ! " (bottez-nous le cul) est donc exaucée par ce retour aux fondamentaux du thrash, aux formats étirés, avec arpèges introductifs, crescendos,
franchissement du mur du son, accalmie puis apocalypse finale. Vingt ans après, For Whom The Bells Toll, Ride the Lightning, No Remorse ou Master of Puppets conservent tout leur pouvoir de
nuisance.
Episodiquement, une ballade réussit à se frayer un chemin dans le blitz. Ainsi Nothin'Else Matters, aussi détestée par les fidèles de la première heure que peut l'être Angie pour ceux des Rolling
Stones. Certes, c'est un peu le " slow qui tue " par lequel doit passer tout groupe de hard pour son initiation. Mais c'est aussi une chanson sentimentale d'autant plus appréciable qu'elle est
inhabituelle dans cet univers de brutes.
Bruno Lesprit
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