Allez hop ! Encore un petit coup derrière la tête de Metallica ! Y'a beaucoup de choses et beaucoup de choses vraies dans cet article et l'auteur a vraiment l'air de savoir de quoi il parle...
Après, personnellement, comme je n'ai pas oublié l'épisode Napster (dont on parle dans le documentaire sous-cité), je me suis fait une joie de télécharger illégalement l'album Death Magnetic en
question...pour ne pas encore avoir pris le temps de l'écouter : honte sur moi avec un pseudo comme le mien ! ;)
Cependant, j'avais acheté St Anger qui ayant été une MERDE MONUMENTALE (et que j'ai réussi à refourguer à un pigeon sur eBay), j'ai une excuse de taille ;)
Il ne me reste plus qu'à écouter le disque. S'il est bluffant (comme l'ont été tous les albums excepté 'Kill 'Em All, qui, pour moi, n'est pas au niveau, et l'album symphonique où le mélange ne
prend pas comme une mayonnaise à laquelle on a mis de l'huile trop rapidement), il est certain que je l'achèterai... Dans le cas contraire, je resterai dans une simili-illégalité (je détiendrai les
MP3 mais je ne les écouterai pas : dites moi où est l'illégalité dans cette affaire) et assumerai cette situation à 100%. Après tout, ma discothèque compte un seul album téléchargé illégalement à
ce jour : c'est pas moi qui vais faire écrouler la filière ;)
Un dernier mot : Death Magnetic a eu une très bonne critique sur le journal 'Le Monde' : si vous n'en voulez pas à Lars, faites un achat sur amazon.fr, sinon, il est dispo sur les sites habituels
;)
Ah, tiens, une dernière chose : voici la preuve de ce qu'avançait hier ;)
Sur ce, bonne lecture...et.... FUCK YOU LARS ULRICH !
Un article du journal 'Le Monde' daté du 18/09/2008
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La cure de jouvence de Metallica
Le quatuor de San Francisco est " toujours sur la route, mais loin du fossé ". A l'occasion de la sortie de son dernier album, " Death Magnetic ", le chanteur, James Hetfield, assume ses erreurs.
Et défie son ennemi : " le temps "
Il est celui qui a fait - pas tout seul, certes - de Metallica le plus grand groupe moderne de heavy metal, commercialement (100 millions d'albums vendus) et artistiquement.
A 47 ans, James Hetfield est la force aujourd'hui apaisée, plus que tranquille, du quatuor de San Francisco quand son ami d'adolescence, le batteur Lars Ulrich, en assure la représentation
médiatique. Scientifique du riff (ce motif de guitare répétitif qui est l'arme fatale du hard), parolier métaphysique, chanteur contre son gré comblant ses limites par une sombre expressivité,
Hetfield est largement l'artisan du retour au premier plan de son groupe avec l'album Death Magnetic, qui s'est déjà écoulé à plus de 500 000 exemplaires aux Etats-Unis depuis sa publication le 12
septembre.
Dans sa jeunesse, Hetfield cultivait volontiers un look pileux de barbare : en oubliant les tatouages, son impressionnant bouc sans moustache l'apparenterait plutôt à un congrégationniste, quoique
l'intéressé ait souffert, enfant, de l'aliénation religieuse. Eduqué selon des préceptes obscurantistes, Hetfield a vu sa mère emportée par un cancer en refusant tout secours médical. Omniprésente
dans la discographie de Metallica, la Camarde, qui a également pris le premier bassiste du groupe, Cliff Burton, en 1986, l'est évidemment dans Death Magnetic (" attiré par la mort ").
" Les paroles de l'album évoquent ceux qui avaient besoin de vivre le mythe sex, drugs and rock'n'roll et y sont restés ", explique Hetfield. A commencer par Layne Staley, chanteur du groupe Alice
in Chains, mort en 2002 d'une surdose. " Nous avions toujours entendu parler de Jimi Hendrix ou de John Bonham... Ceux d'avant. Là, c'était quelqu'un de mon âge qui tombait au combat. "
Et pour une cause douteuse. Sexe, drogue et rock'n'roll, donc. Hetfield, qui y a survécu, nous fait heureusement grâce de l'habituel discours moralisateur du repenti. " J'ai cru en effet pendant un
moment, un long moment même, que pour former un groupe cette trinité était nécessaire. Je ne peux toujours pas prétendre le contraire aujourd'hui. Mais j'ai réussi à traverser le feu. "
Epreuve à laquelle on assiste dans Some Kind of Monster, documentaire, sorti en salles en 2004, consacré à la confection de St Anger, précédent album de Metallica qui a divisé les fans. Hetfield
s'absente pour une cure de désintoxication. Quand il revient, ses acolytes doivent faire avec un leader qui travaille à mi-temps pour retrouver quotidiennement sa famille. Le climat entre les
musiciens est si délétère qu'ils recrutent un thérapiste de groupe. " C'était un ring de boxe, se souvient Hetfield. Nous n'arrivions plus à nous parler librement, sans violence. Il fallait nous
asseoir autour d'une table avec un arbitre. " Sans cela, Metallica n'aurait peut-être pas explosé, " mais dépéri, ce qui est plus triste encore ".
Exposer au public l'intimité de Metallica, n'était-ce pas céder à l'air du temps, aux pièges de la télé-réalité ? " Il y a le même risque : paraître stupide, observe Hetfield. Il m'arrive de tomber
sur des reality-shows et je ne tiens pas plus de cinq secondes. Rien n'est naturel. " Et de citer confraternellement ceux de Gene Simmons (Kiss) et Brett Michaels (Poison). " Some Kind of Monster
n'a rien à voir : ce devait être un film sur la réalisation d'un disque et ce fut un miroir que l'on nous a tendu. Dans lequel nous nous sommes trouvés moches, très moches - on y entend peut-être
vingt fois "va te faire foutre". Ma vie s'effondrait devant la caméra, et cela vous ne pouvez le scénariser. La mystique de Metallica en a sans doute pris un coup, mais le film montre bien que les
secrets sont du poison. Le mensonge de cet homme géant et costaud sur scène, qui devient une loque dans sa chambre d'hôtel... Je picolais à l'insu de tous, j'ai triché et menti au groupe. Pour moi,
ce film était un cadeau tombé du ciel. Révéler qui j'étais m'a rendu la vie plus facile. "
Musicalement, Hetfield semble avoir retrouvé une seconde jeunesse avec Death Magnetic. Les puristes se réjouiront du retour au thrash metal, le sous-genre rapide et puissant inventé par leurs
héros. Pour cela, il a été fait appel à Rick Rubin, un des producteurs les plus cotés au monde, fondateur du label de rap Def Jam et collaborateur des Beastie Boys et Red Hot Chili Peppers. " Il
nous a proposé de retrouver l'essence de Metallica, avoir en tête la période de Master of Puppets, revenir à ce que nous savions faire depuis 1985. "
Avec une méthode originale, en trois temps : écoute des maquettes contenant les riffs de travail - soit " seize CD de trente idées chacun datant de la tournée St Anger " - pour n'en conserver que
les meilleurs ; construction, en jouant, des chansons ; enregistrement au studio, en prise directe.
Rubin est aussi connu pour avoir remis Johnny Cash en selle dans les dernières années de sa vie. " Je ne me rangerais pas dans la même catégorie, mais la logique est effectivement la même : Rick a
compris que l'essence de Johnny Cash, c'était sa voix et un son acoustique, plus que les chansons qui sont essentiellement des reprises. Dans notre cas, personne n'avait jamais réussi à capturer
l'urgence live de Metallica en studio. Une production minimale, less is more, nous convient mieux. " La victime collatérale se nomme Bob Rock, fidèle depuis le Black Album, best-seller de 1991. Ce
Canadien a été souvent tenu pour responsable de la " démétallisation " de Metallica.
" Envisager la fin de Metallica nous a appris la gratitude, conclut Hetfield. Nous avons identifié un ennemi, le temps, qui nous a soudés. Vingt-sept ans après, nous sommes toujours là. Toujours
sur la route, mais loin du fossé. " Le chanteur conjugue aujourd'hui le métier de rock star et ses obligations familiales. " Mes enfants m'ont beaucoup appris. C'est censé être l'inverse. Je ne
fais plus ce que je ne voudrais pas les voir faire. J'ai appris à prendre soin de l'enfant que j'étais à travers eux. "
Bruno Lesprit
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