Mercredi 3 décembre 2008
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Ca me révolte que Amaury Sport puisse virer son directeur pour retourner vers l'UCI...
Ma révolte est basée sur deux principes :
1. L'UCI n'a jamais rien fait pour lutter contre le dopage... Ils ont mis en place le suivi longitudinal en 2007 et ça n'a pas empêché l'Agence Française de Lutte Antidopage de tomber sur des dopés
lors du Tour 2008 ! L'UCI est et à toujours été plus que conciliante avec les dopés en considérant que tant que l'on n'était pas pris, y'avait pas de mal à essayer de jouer avec les règles...
2. On rappelle sur le Tour 2009 toute une série de coureurs dont on sait qu'ils ont usé et abusé de la seringue !
Comme ça me révolte, j'ai envoyé une petite misse à Amaury Sport que je mettrai en ligne dès demain ;)
Un article du journal 'Le Monde' daté du 23 Octobre 2008
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CYCLISME
Le Tour en voie de normalisation
L'édition 2009 annonce le retour des bannis du peloton et de l'Union cycliste internationale
Un départ de Monaco, un détour par Barcelone et le mont Ventoux à la veille de l'arrivée sur les Champs-Elysées : voilà au rayon nouveautés du Tour de France 2009. Pour le reste, la 94e Grande
Boucle, dont le parcours a été dévoilé mercredi 22 octobre, fait plutôt dans le recyclage.
Retour des bannis, d'abord, avec la réapparition des anciens dopés. Après l'Italien Ivan Basso, le Kazakh Alexandre Vinokourov et l'Américain Tyler Hamilton, c'est au tour du vainqueur déchu de la
Grande Boucle 2006, Floyd Landis, d'annoncer sa volonté de retrouver le peloton professionnel. Suspendu jusqu'au 30 janvier 2009 pour son contrôle positif à la testostérone, le coureur envisage de
reprendre la compétition au Tour de Californie, en février. Il pourrait y retrouver un autre revenant de la bicyclette, son compatriote Lance Armstrong.
A 37 ans, le septuple vainqueur du Tour a annoncé il y a un mois avec fracas son retour aux affaires après trois ans de retraite. Depuis, le Texan se fait un malin plaisir à souffler le chaud et le
froid sur sa présence en juillet au départ, en principauté de Monaco.
" S'il vient, il sera considéré au départ comme tous les autres coureurs et ce ne sera ni une mauvaise ni une bonne chose pour le Tour de France ", a déclaré, mercredi, le directeur de la course,
Christian Prudhomme. Le président de l'Union cycliste internationale (UCI), Pat McQuaid, montre beaucoup plus d'enthousiasme. " Le retour de Lance Armstrong est une bonne chose pour le Tour de
France et le cyclisme en général, assure-t-il au Monde. C'est un grand champion et le meilleur ambassadeur du sport cycliste. Je connais son programme et il courra cette année sur les cinq
continents. C'est un héros sportif qui va mener une grande campagne contre le cancer à travers le monde. "
" DES ALLÉGATIONS "
Le patron du cyclisme mondial est tellement fan de Lance Armstrong qu'il a accepté de faire une entorse aux règles antidopage de sa fédération pour permettre au Texan de reprendre la compétition en
janvier, au Tour Down Under, en Australie. Le règlement de l'UCI prévoit, en effet, qu'un coureur retraité ne peut retrouver le peloton professionnel qu'à la condition d'en avoir avisé ladite
fédération au moins six mois avant, afin de pouvoir le soumettre à des contrôles inopinés. Le coureur américain en a été dispensé.
Ni les traces d'érythropoïétine (EPO) retrouvées dans les urines de Lance Armstrong lors de son premier Tour victorieux en 1999, ni les accusations de dopage répétées de ses anciens coéquipiers
n'ébranlent la confiance du patron du cyclisme mondial envers le Texan. " Tout ça, ce ne sont que des allégations, il n'y a pas de preuves ", explique Pat McQuaid.
Tenue à l'écart du Tour 2008 en raison de son conflit avec le propriétaire de l'épreuve, Amaury Sport Organisation (ASO), l'UCI devrait également faire son retour en force en 2009. " Le Tour 2009
se fera selon les règles de l'UCI, assure Pat McQuaid. Nous avons trouvé un accord avec ASO pour que le Tour réintègre le calendrier de l'UCI. "
Début octobre, le président d'ASO, Patrice Clerc, a été écarté au profit de Jean-Etienne Amaury, fils de Marie-Odile Amaury, la présidente du groupe Amaury, qui détient également Le Parisien et
L'Equipe. En 2008, Patrice Clerc s'était opposé à l'UCI et avait confié la gestion des contrôles antidopage à l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Une stratégie plutôt payante :
sept coureurs ont été déclarés positifs. Trop pour l'UCI ? Son président a annoncé, mercredi, son intention de reprendre en main les contrôles sur le Tour 2009 et de ne confier à l'AFLD que la
responsabilité des prélèvements et des analyses, comme c'était le cas avant 2008.
St. M.
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