Texte Libre

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
...Mes joies
...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 07:00
Le fait que les plaintes pour outrage aient explosé, alors que les jugements positifs en leur faveur soit resté stable : n'est-ce pas une atteinte à la liberté d'expression ?

Quand un président de la République injurie et qu'il se porte en plaignant vis à vis d'une personne usant des mêmes mots que lui : n'est-ce pas, là aussi, une atteinte délibérée à la liberté d'expression ? Dans ce cas, je le pense... Car, cela rélève d'une tentative éhontée de faire taire une contestation qui porte sur le fait que des citoyens peuvent ne pas être d'accord avec leur président... Et qui est le chef du président si ce n'est l'opinion publique ?

Je pense que, comme je l'ai déjà dit dans ce blog, notre président actuel est le plus mauvais, et loin s'en faut que tous ceux que j'ai connus jusque là... Et cette médiocrité est avalisée par la majorité du gouvernement : entre Rama Yade, Rachida Dati, Roseline Bachelot, Bernard Laporte, Nathalie Kosciusko-Morizet (merci Google pour le copier-coller du nom), on est quand même bien servi d'un point de vue médiocrité ! Et quand, en plus, le meilleur d'entre tous est aux abonnés absents (Fillon), on décroche le ponpon !

Dès lors, il ne faut pas s'étonner que Tom Pouce fasse tout pour faire taire les véléités de ses concitoyens... Mais il ne faut quand même pas oublier que si le Schtroumpf vit actuellement, avec des frais de l'Elysée ayant augmenté de 20% et un salaire plus que doublé, c'est dû d'abord à l'argent du contribuable !

En attendant, on essaie de saisir la justice à tout va dès que quelqu'un ose employer les mêmes mots que lui à son encontre : lamentable !

Une idée : et si on l'envoyait dans son champignon le Schtroumpf en 2012 histoire qu'il aille retrouver sa Schtroumpfette qui sait pas chanter et qu'il nous lâche les couilles ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 25 Octobre 2008

***********

LIBERTÉ D'EXPRESSION Les poursuites ont presque doublé en dix ans, selon l'Observatoire national de la délinquance
L'outrage, un délit en vogue devant la justice

Trois procédures concernant la liberté d'expression et Nicolas Sarkozy ont occupé les tribunaux trois jours de suite. Romain Dunand a comparu en appel, mercredi 22 octobre, à Paris, pour " outrage ", pour avoir adressé un courriel à l'ancien ministre de l'intérieur : " Voilà donc Vichy qui revient : Pétain avait donc oublié ses chiens ! " Il risque 1 000 euros d'amende. Jeudi 23 octobre, le procureur de Laval, Alex Perrin, a ressuscité le délit d'" offense à chef de l'Etat " contre Hervé Eon qui comparaissait pour avoir brandi une affiche : " Casse-toi pov'con " lors d'une visite présidentielle en Mayenne. Enfin, le tribunal de Paris devait examiner en référé, vendredi 24 octobre, une plainte du président de la République pour " atteinte au droit à l'image ", contre un éditeur qui a créé une poupée vaudou à son effigie.

Ces trois affaires concernant le président s'inscrivent dans une série de procédures à l'encontre de plusieurs personnalités qui se sont réunies dans le Collectif pour une dépénalisation du délit d'outrage (Codedo), créé par l'écrivain et éditeur Jean-Jacques Reboux. Celui-ci s'est retrouvé en garde à vue après un contrôle policier qui s'est mal passé et a été poursuivi pour outrage. Début septembre, Maria Vuillet a été relaxée par le tribunal de Paris, après avoir été poursuivie pour outrages par un sous-préfet, qui l'accusait d'avoir dit : " Vous représentez Sarko facho, vous êtes un petit facho. " Le sous-préfet a fait appel. Simone Levavasseur doit, elle, comparaître devant le tribunal de Vesoul, le 13 novembre, pour outrage au préfet, après avoir envoyé un courriel à la préfecture comparant " l'actuelle politique gouvernementale en matière d'immigration " et " le début des années 1940 ".

Mais le délit d'outrage dépasse largement le cadre de la liberté d'expression de quelques militants. Les procédures judiciaires ont presque doublé en dix ans, passant de 17 700 en 1996 à 31 800 en 2006, selon l'Observatoire national de la délinquance.

Le délit d'outrage a subi plusieurs élargissements au fil des ans. Il est passible de 7 500 euros d'amende lorsqu'il vise des " personnes chargées d'une mission de service public " tels que les enseignants et de six mois d'emprisonnement lorsqu'il s'agit de " personne dépositaire de l'autorité publique ", policiers ou ministres. En 1996, le délit d'outrage est devenu passible d'emprisonnement lorsqu'il était commis " en réunion ". " En 2000, la gauche a élargi cette notion aux enseignants et aux agents de la RATP, après un incident avec un chauffeur de bus ", explique Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM, gauche). La loi Perben a durci les sanctions, en 2002, lorsque les faits avaient lieu dans ou aux abords d'un établissement scolaire. Ils sont désormais passibles de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende, comme pour les outrages à une personne dépositaire de l'ordre public.

Si le taux de poursuite augmente fortement, cela ne se traduit pas par une progression aussi spectaculaire des condamnations. Le nombre de condamnations pour outrages a augmenté de 41 % entre 1995 et 2001, mais il s'est stabilisé depuis. On comptait 12 983 condamnations pour outrage et 2 716 pour rébellion en 2000. En 2006, il y en a respectivement 13 944 (dont 1 759 ont concerné des mineurs) et 3 041.

Environ la moitié des condamnations entraînent des peines d'emprisonnement, dont 2 693 peines de prison ferme en 2006. Ainsi, en 2004, deux personnes avaient été chacune condamnées à un mois de prison ferme à Strasbourg pour outrage à un dépositaire de l'ordre public pour avoir proféré des insultes contre M. Sarkozy, alors ministre de l'intérieur.

" Le taux de relaxe est important, confirme Mme Franco. C'est le plus souvent parole contre parole et contrairement à ce que l'on peut croire, le procès-verbal de la police, en matière délictuelle, ne fait pas foi. Il vaut comme simple renseignement. "

" Les délits d'outrage concernent principalement des jeunes, ajoute cette magistrate, juge des enfants à Bobigny. Au tribunal pour enfants de Bobigny, au moment des émeutes de 2005, nous avions constaté que 25 % de nos dossiers pénaux correspondaient à des faits d'outrages ou rébellions. Ils faisaient suite pour l'essentiel à des plaintes des forces de police. C'est un marqueur significatif des tensions sociales dans les quartiers populaires. "

Auteur d'une étude réalisée à partir des jugements du tribunal de Melun (Seine-et-Marne), le chercheur au CNRS, Fabien Jobard, qui s'est notamment penché sur les émeutes de Dammarie-les-Lys en 1999, a constaté que parmi les infractions à personnes dépositaires de l'autorité publique, le délit d'outrage est souvent associé à d'autres infractions. Et qu'il était utilisé comme parade contre des plaintes contre les forces de l'ordre.

La Commission de déontologie et de sécurité (CNDS) a plusieurs fois fait part de son inquiétude devant cette évolution. Dans son rapport 2007, elle constatait " une inflation des procédures pour outrages engagées contre de manière trop systématique par les personnels des forces de l'ordre ". Autre arme utilisée : le dépôt d'une plainte pour dénonciation calomnieuse, contre les personnes qui dénoncent des membres des forces de l'ordre.

Alain Salles
Par James Hetfield - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

De la pub




Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés