Texte Libre

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
...Mes joies
...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 07:00
La suite de l'article d'hier démontrant, si l'en était besoin que notre président méritait quand même largement qu'on lui retourne la célèbre maxime qu'il a d'abord utilisée !

Alors quand appliquera-t-il la phrase "Casse toi pauvre con !" à lui même ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 25 Octobre 2008

**********

" Casse-toi, pauvre con ! " : quatre mots à 1 000 euros

LAVAL ENVOYÉE SPÉCIALE

" Casse-toi, pauvre con ! " : quatre mots lâchés par Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture, le 23 février. Quatre mots qui pourraient coûter cher à Hervé Eon, 56 ans, poursuivi pour offense au président de la République.

Il est 11 heures, le 28 août, lorsque M. Sarkozy arrive à Laval, où il vient défendre le revenu de solidarité active (RSA). M. Eon, militant de gauche, se rend en centre-ville à vélo pour assister à une manifestation. Apercevant un véhicule aux vitres teintées immatriculé 75, il brandit un écriteau mentionnant la formule de M. Sarkozy. M. Eon est immédiatement mis à terre par deux policiers. Le parquet décide de déclencher des poursuites.

L'homme comparaissait, jeudi 23 octobre, devant le tribunal correctionnel de Laval. Plusieurs dizaines de militants - appartenant notamment à la CGT, au PCF ou aux Verts - avaient fait le déplacement pour lui témoigner leur soutien. Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l'Essonne, s'est exprimé en qualité de témoin de moralité. Il a dit craindre " un retour du crime de lèse-majesté ".

Interrogé par le président du tribunal, Patrice Douchy, M. Eon s'est défendu : " Je ne suis pas un voyou. Je n'ai pas voulu insulter directement le président. Cette phrase était destinée à qui voulait bien la prendre pour lui. " " Faux, a rétorqué le procureur, Alex Perrin. On voit clairement à qui se rattache la mention, qui n'exprime d'ailleurs ni une opinion ni une conviction, mais qui injurie. " Selon le représentant du ministère public, le comportement de M. Eon, déjà poursuivi pour des actes de fauchage volontaire, tombe sous le joug de l'article 26 de la loi du 29 juillet 1881 réprimant l'offense à la fonction présidentielle. Il a requis 1 000 euros d'amende.

" TROIS PAGES DE PROCÈS-VERBAL "

Côté défense, on essayait de comprendre. " Je dois avouer, monsieur le président, que lorsque j'ai été saisie de cette affaire, je n'y ai d'abord pas cru, déclare Me Dominique Nogueres. Je m'attendais à un dossier fourni, je n'ai reçu que trois pages de procès-verbal ! " Et l'avocate de poursuivre : " Je constate qu'il n'y a aucun témoin des faits. Quant à la victime, on est dans le flou total. " Pour la défense, en effet, les mots de M. Eon - repris dans une " citation dépourvue de guillemets " - auraient pu être adressés à n'importe qui.

Au terme de sa plaidoirie, Me Nogueres s'est efforcée d'alerter le tribunal sur les dangers d'une jurisprudence qui légitimerait la répression de la liberté d'opinion. La décision sera rendue le 6 novembre.

Anne-Claire Poignard
Par James Hetfield - Publié dans : Société
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