Lundi 15 décembre 2008
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J'avais déjà parlé des niches fiscales... Comme je le disais, elles ont une logique d'investissement... Investissement qui peut permettre de réduire le chômage dans certaines parties de régions
Françaises, en particulier dans les DOM-TOM.
Il faut être pragmatique dans cette affaire et savoir expliquer à la population Française qu'investir dans les DOM-TOM peut permettre à la France de moins subventionner ces régions, et d'avoir
moins besoin de l'impôt sur le revenu de la part de ces investisseurs... Bref, tout n'est pas aussi simple que ce que l'on tente de nous faire croire c'est à dire que le riche est automatiquement
le méchant qui veut échapper à l'impôt sur le revenu en s'enrichissant encore plus...
Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Octobre 2008
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Le plafonnement des niches fiscales est contesté outre-mer
LE PLAFONNEMENT des niches fiscales en faveur des investissements outre-mer n'est pas du goût des entrepreneurs installés dans les DOM-TOM. Ni de Brigitte Girardin, ancienne ministre de l'outre-mer
du gouvernement Raffarin, qui entend bien défendre le dispositif qu'elle avait fait adopter en 2003.
" La défiscalisation est un outil de développement économique, ce n'est en aucun cas un paradis fiscal ou un lieu d'évasion fiscale pour de riches métropolitains, a déclaré Mme Girardin au Monde,
jeudi 23 octobre. Cela ne me choque pas qu'un gros contribuable en arrive à ne presque plus payer d'impôt s'il investit outre-mer. Je préfère cela aux placements en Suisse... " Pour l'ancienne
ministre, le plafonnement des niches est " dangereux ". " Le gouvernement ne va pas gagner d'argent avec cela, affirme-t-elle. Il va même en perdre en cassant cet outil et en accroissant le nombre
de chômeurs et de RMistes. "
Le projet de loi de finances pour 2009 prévoit deux possibilités de plafonnement. Le contribuable pourra opter soit pour une déduction maximale de 40 000 euros, soit pour une déduction équivalente
à 15 % de son revenu annuel.
Pour Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, " l'objectif de la réforme est à la fois de moraliser le système en évitant que les plus gros contribuables puissent s'affranchir de l'impôt et de
maintenir l'efficacité de l'outil ".
LES PLUS HAUTS REVENUS
Dans une étude remise au Parlement le 7 mai, l'inspection générale des finances a souligné que les effets de la défiscalisation pour les investissements productifs étaient " très contrastés " et ne
favorisaient l'emploi que " très indirectement ". Le rapport de la commission des finances de l'Assemblée sur les niches fiscales, présenté en juin par Didier Migaud (PS) et Gilles Carrez (UMP),
estimait pour sa part que la défiscalisation des investissements outre-mer avait " sans nul doute produit des effets positifs ". Mais il souhaitait une meilleure évaluation de l'impact de la
défiscalisation, notamment sur l'emploi, et pointait des effets pervers, en particulier au détriment du logement social.
Si les déductions fiscales au titre de la défiscalisation outre-mer sont minoritaires dans l'ensemble des exonérations (780 millions d'euros sur 39 milliards), elles bénéficient aux plus hauts
revenus : sur les 20 plus gros contribuables exonérés, 97 % de leurs déductions proviennent des investissements productifs outre-mer.
Patrice Louis (en Martinique) et Xavier Ternisien
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