Texte Libre

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
...Mes joies
...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 07:00
Ca c'est du sport ! C'est sûr que c'est pas là bas que l'on va parler dopage alors qu'un programme de dopage complet peut revenir à 2x le prix d'un vélo de compétition...et que le vélo de compétition n'est pas accessible aux Africains...

La bonne nouvelle c'est que ASO subventionnne l'évènement ! La mauvaise c'est que ASO compte s'en aller ;) C'est sûr que ASO est une entreprise qui doit faire du fric : son boulot c'est de faire croire que l'on peut aller toujours plus vite, toujours plus fort aux crétins allongés sur leur canapé. Si, pour cela, il faut fermer les yeux sur le dopage, ASO, n'est pas regardant... Faire avaler les pubs aux avachis de la téloche rapporte aux gens d'ASO. Trois pékins qui font les guignols sur des routes Africaines ne ramène rien...

Alors deux solutions :

1. Soutenir une superbe compétition sportive où le dopage n'a pas la place quitte à perdre de l'argent par manque de soutien. Soutenir une compétition où le domaine sportif n'est pas réduit à quelque record ou quelques chiffres qui ne veulent plus rien dire, comme la durée d'ascension de l'Alpes d'Huez.

2. Sponsoriser la plus business des courses, gangrénée tous les ans par un dopage de masse, mais où il suffit de fermer les yeux pour ne pas le voir, tout en assurant que ça n'est plus le cas...mais en invitant tous les dopés des dernières années dans la prochaine édition. Tout cela ramenant un fric monstre par de la pub relayée par France 2 qui retransmet au minimum 2 heures par jour.

Cherchez pas : la bonne solution, c'est la 2 ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 31 Octobre 2008

*************

Quatre-vingt-deux coureurs étaient au départ du Tour du Faso, la plus grande course cycliste africaine, qui finit le 2 novembre. Reportage dans un univers de débrouille
Sur les routes " gâtées " du Burkina

DIEBOUGOU (Burkina Faso) ENVOYÉ SPÉCIAL

Ce matin-là, Cédric Noël se demande pourquoi les tournesols applaudissent le long de cette route du Burkina Faso. Il est à peine 10 heures du matin, il fait déjà 35 degrés et le soleil est intraitable. Sur son vélo, à 42 km/h, le jeune coureur isérois transpire des rivières. Puis le mirage se dissipe. Les tournesols sont... des écoliers, coiffés d'une casquette jaune, un sac jaune en bandoulière. La caravane publicitaire est passée par là. La caravane ? Une seule voiture, celle du Crédit lyonnais, qui, avant l'étape, distribue des gadgets à ses couleurs directement dans les classes.

Du 24 octobre au 2 novembre, le Burkina Faso, petit pays de 13 millions d'habitants, coincé entre le Mali et le Niger, accueille la course cycliste la plus importante du continent : le Tour du Faso. Créé en 1987, il en est à sa 22e édition. 1 229,5 kilomètres, dix étapes, quatorze équipes, 82 coureurs. Européens, Maghrébins, Subsahariens s'affrontent sur des routes qui se perdent au milieu de la brousse.

Sur ces étroites chaussées " foutues " ou " gâtées ", comme disent les chauffeurs, les coureurs apprennent à esquiver les nids-de-poule, creusés comme des cratères, tout en se méfiant des voitures des directeurs sportifs, pressés d'apporter de l'eau à leurs ouailles. Ils slaloment entre les poids lourds laissés à l'abandon ou arrêtés en double file par les gendarmes, le temps que le peloton passe. Dans les villages, des centaines de Burkinabés se massent pour applaudir les cyclistes. Sur les chemins, aussi plats que la paume d'une main, des familles - des paysans, des enfants au ventre gonflé, des femmes, la poitrine parfois nue - quittent leur case en terre, leur champ de mil ou leur troupeau pour encourager ces mangeurs de goudron : " Allez les toubabs ! " (" les Blancs ", en wolof), entend-on.

Tous les Européens sont des amateurs, parfois en passe de devenir professionnels. " La course doit être la plus équilibrée, explique Laurent Bezault, directeur de l'épreuve. L'idée est de permettre aux coureurs africains de progresser. " Les " toubabs " et leurs vélos en carbone, face aux équipes nationales africaines et à leurs montures d'acier épuisées.

Mais l'essentiel est ailleurs : grâce au cyclisme, ces athlètes africains voyagent et courent à travers leur continent, mangent mieux et gagnent un peu d'argent. Ils enragent, surtout, contre leurs gouvernements, qui ne pensent qu'à financer le football.

" Nos vélos peuvent être deux fois plus lourds que ceux des Européens ", raconte en souriant le capitaine de l'équipe nationale du Sénégal, Abdoulaye Tiam, 34 ans. Soudeur, plusieurs fois champion de son pays, il a commencé sa carrière, il y a dix-neuf ans, en fabriquant lui-même son vélo. " J'avais découpé les pieds de bureaux d'écolier ", se souvient-il.

Gants usés, maillots fatigués, la panoplie des coureurs est à l'avenant... Certains, curieusement, portent des couvre-chaussures. Habituellement utilisés en hiver pour réchauffer le pied, ils servent ici à le maintenir dans le soulier, histoire de palier le rôle des lacets, qui n'ont plus la force de le faire. " Pros " du rafistolage, les mécaniciens s'attellent à maintenir en vie des vélos parfois trop petits pour les coureurs. " Difficile de faire des résultats, résume Tega Martinien, 28 ans, capitaine du Cameroun. Et un vélo de compétition, c'est trop cher. " Jusqu'à 2 millions de francs CFA (3 050 euros), quand le salaire minimum est de... 20 000 francs CFA (30 euros).

LE " DER DES DERS "

Depuis 2001, c'est Amaury Sport Organisation (ASO) qui assure la grande partie de la logistique de l'épreuve. En huit éditions, la société organisatrice du Tour de France a su " professionnaliser la course ", juge le ministre des sports du Burkina Faso, Jean-Pierre Palm. L'étape part à l'heure, les coureurs ont leurs trois repas par jour, un lit pour se reposer la nuit...

Si le village étape n'a pas d'hôtel, un bivouac est monté. Ambiance club de vacances : les équipes dorment les unes à côté des autres sous des tentes, les tenues sèchent sur les arbres, on se prête les masseurs... Plus de 300 personnes se dévouent, chaque jour, à la course.

" Lorsque l'Etat burkinabé est venu nous chercher, en 2001, la course avait un niveau régional, maintenant c'est national ", raconte fièrement Laurent Bezault, directeur de l'épreuve. Le Faso se court désormais sous l'égide de l'Union cycliste internationale (UCI). L'enjeu est donc important pour les pays africains. " On ramasse des points pour se qualifier pour les championnats du monde et les Jeux olympiques ", explique Aziz Mahdi, directeur sportif de l'équipe nationale de la Libye.

La Sierra Leone n'a pas une telle ambition. Pour sa première participation, l'équipe est partie en voiture, de Freetown à Ouagadougou. Près de trois jours de routes, sans carte. " On s'est perdus ", s'amuse le directeur sportif, Klinston Crousther. Il aligne quatre coureurs. Normalement, c'est six par équipe, mais la seconde voiture est tombée en panne au moment du départ. " On s'est serrés et on a préféré prendre notre mécanicien ", raconte M. Crousther. Pour cette course, pas de vélos de rechange, juste deux paires de roues en " extra ".

Ses coureurs, payés 115 dollars (93 euros) chacun pour cette épreuve, collectionnent les dernières places au classement. A la sixième étape, le " der des ders ", Mansaray Saidu, 28 ans, agent de sécurité dans la vie, accumulait deux heures quarante-sept de retard sur le maillot jaune, un Belge. " Je veux finir le Tour ", assure-t-il. Sur le goudron, loin du peloton, il est seul face aux voitures qui foncent à contresens.

Mustapha Kessous
Par James Hetfield - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

De la pub




Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés