Vendredi 26 décembre 2008
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Encore une preuve, s'il en était besoin, de l'incompétence généralisée de notre exécutif. A l'heure où la maîtrise budgétaire doit être élevée en objectif numéro un de toute action gouvernementale,
on continue à dépenser de l'argent à tout va en frais de fonctionnement.
Une honte...
Un article du journal 'Le Monde' daté du 06 Novembre 2008
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POUVOIRS PUBLICS Les règles de rigueur fixées au gouvernement en 2007 ne s'appliquent pas
Les frais de personnel des ministres explosent
Bonne nouvelle : au moment où le gouvernement mène une politique de réduction des dépenses publiques et de diminution des effectifs de la fonction publique, un secteur reste épargné. On embauche
dans les ministères, et les primes y ont explosé de 20 % en un an.
BUDGET DE L'ELYSÉE
PERSONNEL.
Les effectifs de la présidence de la république étaient de 1 031 au 1eroctobre, dont 872 mises à disposition par les ministères, 61 personnels conventionnés et 98 contractuels.
BUDGET.
La dotation pour 2009 est de 112,335 millions d'euros, soit une augmentation de 11,5 % par rapport à celle qui avait été votée pour 2008. L'Elysée a bénéficié en 2008 d'une dotation complémentaire
de 9,2 millions d'euros. Le poste des déplacements connaît la plus forte hausse (+ 33 %).
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Entre septembre 2007 et juillet 2008, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2009, les affectations dans les cabinets ministériels ont crû de 397 personnes et le montant des primes
distribuées a progressé de près de 5 millions d'euros.
Parité et sobriété devaient être les deux règles des gouvernements de Nicolas Sarkozy. Le premier gouvernement formé par François Fillon, en mai 2007, comportait 8 hommes et 7 femmes ministres de
plein rang. Sur la photo de groupe réunissant les 21 membres du gouvernement - premier ministre, ministres et secrétaires d'Etat -, les hommes (14) étaient cependant deux fois plus nombreux que les
femmes (7). L'actuel gouvernement compte pas moins de 38 membres : 25 hommes et 13 femmes.
La parité oubliée, quid de la sobriété ? En mai 2007, M. Fillon demandait par circulaire à ses ministres de limiter les effectifs de leurs cabinets. Il établissait une norme de 20 conseillers par
ministre de plein exercice et de 4 conseillers par secrétaire d'Etat. Pour leur installation dans les meubles, les membres du gouvernement s'efforcèrent tant bien que mal de " rester dans les clous
".
Au fil des mois, ils se sont affranchis des consignes de rigueur. Même en tenant compte des nouveaux périmètres ministériels, la progression des effectifs a de quoi faire rêver dans les fonctions
publiques : près de 20 % de membres supplémentaires répertoriés dans les cabinets et une augmentation de 15 % des personnels (sécurité, assistance administrative, intendance ou logistique) affectés
dans les ministères.
Seuls Eric Woerth (budget), Brice Hortefeux (immigration), Rachida Dati (justice), Christine Boutin (logement), et Christine Albanel (culture) respectent le " plafond " fixé par la circulaire du
premier ministre un an plus tôt. Pas un seul secrétariat d'Etat ne compte moins de 6 personnes dans son cabinet, le record étant détenu par Luc Chatel (18 conseillers), qui, il est vrai, cumule les
fonctions de secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation et de porte-parole du gouvernement.
L'économie, le travail et la santé sont les points cardinaux des recrutements ministériels. Le pôle " économie et finances " dirigé par Christine Lagarde a embauché 21 nouveaux conseillers et ses
effectifs globaux ont crû de 66 personnes. Le pôle " travail et solidarité " de Xavier Bertrand a contribué à la baisse du chômage en embauchant 36 personnes, dont 15 dans les cabinets. Enfin, le
pôle " santé " de Roselyne Bachelot a recruté 52 personnes, dont 21 dans les cabinets.
Pas moins surprenante est la progression des " indemnités pour sujétions particulières " distribuées dans certains ministères, à commencer par le premier d'entre eux. Le montant des primes mis à
disposition de Matignon en 2008 (+2,2 millions d'euros) a fait un bond de 45 %. Anciens socialistes tentant de refonder chacun une famille politique, Jean-Marie Bockel et Eric Besson ont eux aussi
bénéficié largement de cette aide : les " primes " du secrétariat d'Etat aux anciens combattants (370 000 euros) ont progressé de 83 % et celles du secrétariat d'Etat à la prospective (684 000
euros) de... 125 %.
Patrick Roger
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