Encore un article qui montre que notre société change depuis la nomination du nain à la tête de notre pays... Une décision de justice comme celle-ci me laisse sans voix, quand on pense que la
France est le pays des droits de l'Homme...
Franchement, y'a vraiment de quoi avoir honte quand on voit des choses pareilles...
Quand est-ce que l'on va avoir des décisions de justice réelles qui vont verser de l'argent à cette association sous le principe que l'Etat doit assurer un toit à chacun ?
Un article du journal 'Le Monde' daté du 27 Novembre 2008
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Droit au logement estime que l'Etat cherche à le " couler financièrement "
Le tribunal de police de Paris a condamné le DAL à 12 000 euros d'amende pour avoir installé un campement sur la voie publique à l'automne 2007
La condamnation de Droit au logement (DAL) à une amende de 12 000 euros pour avoir installé un campement de mal-logés a suscité des réactions indignées. Le PCF estime que ce jugement est une "
honte ", et SOS Racisme s'inquiète d'une amende qui pourrait " mettre en péril les activités " du DAL. " La situation est surréaliste, estime la sénatrice (Verts) Dominique Voynet. Le problème, ce
n'est pas l'encombrement de la voie publique par les tentes du DAL, c'est l'absence de logements et les promesses jamais tenues. "
Un quatrième SDF retrouvé mort à Paris
Le corps d'un homme sans abri d'environ 45 ans a été découvert, mardi 25 novembre, par l'association Emmaüs dans le bois de Vincennes. Il s'agit du quatrième SDF retrouvé mort en région parisienne
en un mois, et du troisième dans ce bois.
La Ville de Paris a annoncé la mise en place d'" une mission bois de Vincennes ".
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Le tribunal de police de Paris a condamné le DAL, lundi 24 novembre, à 12 000 euros d'amende pour avoir commis quatre infractions de quatrième catégorie en " embarrassant la voie publique en y
laissant des objets ". Ce texte du code pénal, qui concerne d'ordinaire l'abandon de gravats et de détritus, vise cette fois l'installation de 319 tentes et le dépôt de sacs de couchage, de
couvertures et de bâches en plastique. " Considérer aujourd'hui qu'une tente constitue un débarras sur la voie publique est une injure ", estime le porte-parole du DAL, Jean-Baptiste Eyraud.
Du 3 octobre au 15 décembre 2007, un campement accueillant 374 familles mal logées avait été installé rue de la Banque, à Paris (2e). Après deux mois et demi de mobilisation, sept évacuations
musclées et un rendez-vous à l'Elysée, un protocole d'accord prévoyant le relogement des familles dans un délai d'un an avait été signé avec la ministre du logement, Christine Boutin. A ce jour,
seules 130 des 374 familles ont été relogées.
" FAIRE APPEL À LA SOLIDARITÉ "
Droit au logement qui, en dix-huit ans d'existence, a organisé des centaines de campements, était poursuivi pour la première fois. L'association, qui a décidé de faire appel, craint que cette
amende menace son - fragile - équilibre financier. " Faute d'avoir découragé les mal-logés par la répression policière, l'Etat tente de couler financièrement l'association qui les a soutenus ",
estime le DAL, qui a décidé de " faire appel à la solidarité ".
Le haut-commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, a déclaré qu'il plaiderait pour que l'Etat renonce à l'amende. " Je fais partie de ce gouvernement, je ne peux pas le décider tout seul,
mais c'est ma position et je la défendrai mordicus. On ne met pas à genoux ce genre d'associations en les condamnant à des amendes parce qu'elles ont fait ce type d'actions. " Sa collègue,
Christine Boutin, ne paraît cependant pas choquée par cette condamnation. " Il ne faut pas faire de démagogie : s'il y avait eu l'année dernière un accident sur les femmes et les enfants sur le
trottoir, les mêmes auraient poussé des hauts cris ", a-t-elle affirmé.
Anne Chemin
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