Lundi 5 janvier 2009
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Et bien moi, si j'étais investisseur étranger, je ne miserais pas un copek sur la dette Française...
Pourquoi ?
1. Parce que le déficit annuel représente 20% des recettes... C'est comme si un ménage gagnait 2000Euros/mois et en dépensait 2400Euros... Faut pas être sorti de HEC pour se rendre compte que pour
changer un tel comportement, les efforts à réaliser sont magistraux.
2. Le montant du déficit représente le montant des intérêts des emprunts passés ! On parle pas du remboursement des emprunts, mais uniquement des intérêts sur les emprunts passés ! Dans tout
emprunt, il y a une partie "capital" et une partie "intérêts". Là, le trou ne représente que la partie "intérêts". Bref, cela augmente encore la difficulté à faire de la dette de l'Etat un emprunt
sûr.
3. Avec 5 Millions de fonctionnaires, la majorité des dépenses de la France est réalisé sur un budget de fonctionnement et absolument pas sur un budget d'investissement.
Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Novembre 2008
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La dette publique française est détenue à 62 % par des étrangers
L'ETAT prévoit d'émettre en 2009 au moins 135 milliards d'euros d'emprunts, " hors impact d'un éventuel plan de relance ", soit 16 % de plus qu'en 2008. Mais, " pour le moment, nous ne rencontrons
aucune difficulté à trouver des investisseurs ", assure Philippe Mills, directeur général de l'Agence France Trésor, qui gère la dette de l'Etat.
Bercy est d'autant moins inquiet que la dette française est très prisée par les investisseurs étrangers (des fonds de pensions anglo-saxons, des banques centrales d'Asie, des fonds souverains
d'Europe du Nord ou du Moyen-Orient...). Au 31 octobre, 62 % de la dette négociable, estimée alors à 996,3 milliards d'euros, était détenue par des non-résidents. A titre de comparaison, la dette
américaine est à 40 % entre les mains de non-Américains.
L'ATTRACTIVITÉ DE L'ALLEMAGNE
Et l'appétit des investisseurs étrangers pour la dette de l'Etat français persiste. Depuis janvier, sur 213 milliards d'euros de dettes échangés sur le marché, 64 % ont été achetés par des
non-résidents, dont un tiers par des Européens. Sur la période, les investisseurs asiatiques ont été les deuxièmes plus gros " clients " de la dette française avec 49 milliards d'euros de titres
achetés (23 %), contre 40 milliards pour l'ensemble de 2007 et 22,7 milliards en 2006. Enfin, arrivent les autres pays incluant ceux du Golfe et d'Europe de l'Est, qui ont souscrit 25 milliards
d'euros.
" Un tel engouement des investisseurs internationaux est un élément positif, indique M. Mills. En créant une concurrence entre les investisseurs, on abaisse le coût de financement de l'Etat. "
Grâce à cet afflux d'acheteurs, le contribuable français paie ainsi, in fine, moins cher la charge de la dette.
La dette de l'Etat français n'est toutefois pas la plus recherchée. Par rapport au Bund allemand notamment. Pour un emprunt à dix ans, la France paie 0,40 % d'intérêt de plus que son voisin. "
C'est colossal ", signale un analyste. Mais en période de crise, les investisseurs ne veulent prendre aucun risque, et la dette de l'Allemagne dont la rigueur budgétaire est exemplaire, leur semble
plus attractive qu'une obligation de l'Etat français plus à même de laisser déraper son déficit.
C. G.
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