Texte Libre

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
...Mes joies
...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 08:15
Ca me laisse sceptique cette affaire... Vouloir modéliser et mathématiser à tous prix la finance, n'est-ce pas jouer avec le feu ? Quand on réduit toutes les opérations financières du monde, n'est-ce pas assimilable à un système hautement chaotique impossible à modéliser ? Je le pense... D'autres non.

Pour moi la modélisation financière souffre de trois maux :

1. Comme je viens de le dire, c'est un système hautement chaotique. C'est à dire qu'il est assimilable aux fameux effet papillon : un battement d'aile de papillon au Nicaragua peut provoquer un ouragan au Japon. En maths, ce phénomène fait appel à la notion des séries : le résultat d'une équation vient alimenter une autre équation (ou la même) pendant un certain temps. Si on a une imprécision, celle-ci devient de plus en plus importante et est source d'erreurs de plus en plus grande sur les résultats escomptés. La modélisation financière, car elle implique de multiples acteurs, est assimilable à un système chaotique...émotif...

2. C'est un système chaotique basé sur une base d'émotions très forte ! Un système chaotique non émotif est, par exemple, la météo... Le nuage, car dénué d'émotions, n'en a rien à faire qu'il soit source de pluie ou non. C'est un système non pensant. Donc, une fois qu'on sait le modéliser, il ne changera pas son comportement pour autant... Le financier, si... Le financier n'agit pas de la même manière, n'a pas le même comportement quand il est mis sous pression que lorsqu'il est calme. Ses émotions le dirigent et quand elles sont trop fortes, le financier agit très souvent en dépit du bon sens et de la logique. Les équations régissant la finance, doivent prendre en compte ce caractère hautement émotionnel qui rajoute encore du chaos à des équations hautement chaotiques.

3. Car les mathématiques servent à l'homme à comprendre la nature, vouloir modéliser le comportement humain agit sur ce que l'homme croit savoir de ses semblables. Il adapte donc son comportement en conséquences... et son voisin change le sien en conséquence du premier. On appelle cela un système réentrant : le résultat d'un système d'équations vient alimenter le même système d'équations !

La météorologie est un système chaotique. Quand on voit que l'on n'est uniquement capable de prévoir la météo à 7 jours, avec les plus gros ordinateurs au monde et que :

1. Le nuage n'a pas de sentiments
2. Le nuage ne prévoit jamais de faire pleuvoir plus que son voisin, car dénué de pensée

on voit bien que prévoir la météo est une cinécure par rapport à la modélisation mathématique financière actuelle !

Et on essaie de nous dire que les mathématiques financières forment le grall absolu capable de prédire à l'avance l'évolution des bourses mondiales sous 6 mois ? Les prévoir sous 3 jours relèverait déjà du miracle !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 20 décembre 2008

**********

Malgré la crise, les jeunes chercheurs en finance restent très convoités sur le marché du travail
Au " Jobmarket " de Paris, les sociétés spécialisées dans la gestion d'actifs recrutent leurs futurs consultants. Les thésards en mathématiques financières sont les plus recherchés

Ce jeudi 18 décembre, au Job market (marché de l'emploi) pour chercheurs en finance, organisé à Paris par l'Institut Europlace de finance (EIF), Fadila Palmer est contente. Cette jeune femme, PDG de Lunalogic, une société de conseil et de services spécialisée dans la finance de marché et la gestion d'actifs, est venue pour recruter de jeunes thésards. Elle est enchantée de sa moisson. " Sur dix rendez-vous, nous avons identifié quatre très bons candidats ", se réjouit-elle.

A côté d'elle, l'un de ses collaborateurs, diplômé de l'Ecole Normale supérieure de la rue d'Ulm, acquiesce. Ses clients sont la plupart des grandes banques de la place, qui lui confient des missions pour créer des modèles mathématiques, définir les prix de produits dérivés, en évaluer les risques, ou pour développer les systèmes d'information.

Les modèles mathématiques ont beau avoir mauvaise presse, Mme Palmer n'en a cure. Certains de ses clients, comme la banque Calyon, ont certes arrêté des projets, " mais ils ont gardé - ses - consultants pour les faire travailler sur d'autres sujets ". Son entreprise emploie une cinquantaine de consultants, auxquels elle demande d'être non seulement excellents en mathématiques, mais aussi de connaître les produits financiers complexes et l'informatique.

Les diplômés de grandes écoles (Centrale Paris, les Mines, les Ponts, l'Ensimag) qui ont fait des stages ou suivi une formation en alternance sont des candidats de choix. " Nous recrutons deux à trois consultants par mois, car les meilleurs sont happés par les banques ", explique Mme Palmer. Depuis la création de sa société, en 1999, elle a recruté 150 personnes. " Nous leur mettons le pied à l'étrier ", précise-t-elle pour tenter ceux que la rémunération proposée - environ 50 000 euros annuels - dissuaderait. Même besoin au stand voisin, où Virginie Valibus, directrice des ressources humaines de Riskalis, une société de conseil spécialisée dans la gestion des risques, cherche des débutants ou de jeunes thésards. " Plus que l'école, nous regardons le sujet de thèse, les publications ", affirme-t-elle. Cette année leur est particulièrement propice. Les grands établissements financiers ne sont pas venus leur faire de l'ombre. A part Axa, aucune compagnie d'assurances et aucune banque n'a souhaité participer au Job market.

En revanche, les centres de recherche académique ont des postes à pourvoir. " Il faut repenser la régulation ; c'est un énorme chantier. La compétence des chercheurs est indispensable, et, dans ce domaine, les Français sont très réputés ", explique Pierre-André Chiappori, directeur du programme doctoral de l'université Columbia de New York.

" Il n'y a pas que la finance de marché !, ajoute Ivar Ekeland, professeur d'économie mathématique à l'université de Colombie britannique (Canada). Il faut aussi gérer le pétrole et les autres ressources non renouvelables de la planète. " Elyès Jouini, directeur scientifique d'EIF et vice-président de l'université Paris-Dauphine, relativise : " Ceux qui ont rajouté une couche de finance à un cursus d'ingénieur ne trouveront plus de job mirobolant. Mais les docteurs en finance n'ont aucune inquiétude à avoir. Même si les modèles sont devenus des victimes expiatoires. Car, au contraire, on a besoin de mieux comprendre. "

" Les excès ont été commis par ceux qui ont manqué de distance par rapport aux modèles. Il faut donc au contraire plus de chercheurs. Dans le monde académique, mais aussi dans le monde financier ", plaide-t-il. " Les économistes ont un rôle important à jouer pour établir une régulation plus solide, sans être un carcan ", ajoute Jean Tirole, directeur scientifique de l'Institut d'économie industrielle (IDEI) de Toulouse.

Pour Nicole El-Karoui, professeur de mathématiques à l'université Paris-VI, " il faut éduquer l'ensemble du management aux limites des modèles, à l'analyse des risques, car quand un secteur affiche une rentabilité nettement supérieure au reste, les effets sont toujours les mêmes : on investit de plus en plus et on ne maintient pas de regard critique sur l'activité ".

Moralité : avec la crise, chercheurs en finance et enseignants ont encore plus de pain sur la planche.

Annie Kahn
Par James Hetfield - Publié dans : Société
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