Que l'on demande, suite à la mort du petit Ilyès, la démission du ministre de la santé alors que cette mort a tout l'air d'être dûe à une erreur de manipulation d'une infirmière, me paraît
exagéré.
Par contre, une démission du Ministre de la Santé dans le cas présent, me paraît juste.
La responsabilité de l'Etat est engagée dans ce cas où l'on n'a pu trouver une place aux urgences dans plus de 27 services. Dans ce cas, je crois que madame Bachelot doit prendre ses
responsabilités.
Vu sur Capital.fr le 29 décembre 2008
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Les urgentistes blâment le gouvernement pour la mort d'un malade
PARIS (Reuters) - La torpeur du gouvernement face à la dégradation des conditions de travail dans les hôpitaux fait courir un grave danger à la population, accuse un syndicat de
médecins urgentistes français après la mort d'un malade qui n'a pu être hospitalisé faute de place.
L'homme âgé de 60 ans est mort dans une ambulance dimanche matin, six heures après avoir été pris en charge par les secours qui ont contacté sans succès plus de 27 services de réanimation, précise
l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf).
"Malgré nos alertes, les patients commencent à payer le prix fort de la surdité du ministre de la Santé et de la Direction des Hôpitaux", dénonce le syndicat dans un communiqué.
"L'irresponsabilité du ministre de la santé et de son directeur de cabinet sur ce dossier stratégique aboutissent actuellement à des pertes de chances et des défaut de moyens pour les
patients", ajoute-t-il.
Les médecins de l'Amuf sont en grève depuis trois semaines pour dénoncer le manque de personnel et des problèmes de temps et de conditions de travail. Ils continuent toutefois d'assurer les
soins.
"L'Amuf demande aux plus hautes autorités de l'Etat de prendre immédiatement des mesures énergiques avant qu'une catastrophe sanitaire ne se produise", poursuit le syndicat, selon qui "la sécurité
des patients n'est plus assurée dans les hôpitaux en Ile-de-France pendant cette période de fêtes".
Evoquant la mort d'un enfant dans un établissement parisien la semaine dernière, l'UMP a imputé dimanche au Parti socialiste et aux 35 heures la responsabilité des problèmes des hôpitaux.
"L'hôpital ne souffre pas (...) d'un manque de moyens généralisé alors même que notre pays a les dépenses de santé par tête d'habitant parmi les plus élevées du monde", écrit Frédéric Lefebvre,
porte-parole de l'UMP, dans un communiqué.
Selon lui, "ce qui est en cause c'est le rapport coût/efficacité en particulier parce que, plus qu'ailleurs, les 35 heures chères à Martine Aubry ont fait des ravages !"
"Le PS (est le) principal responsable des problèmes d'organisation à l'hôpital", poursuit Frédéric Lefebvre.
Jean-Baptiste Vey
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Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 décembre 2008
HÔPITAL CINQ PLACES DE RÉANIMATION DISPONIBLES EN ILE-DE-FRANCE DIMANCHE
Les urgentistes font de nouveau entendre leur voix après la mort d'un homme qui n'a pu être soigné à temps
FAUTE DE PLACE en réanimation dans un hôpital de la région parisienne, un homme âgé de 56 ans est mort aux premières heures de la matinée, dimanche 28 décembre. Victime d'un malaise cardiaque à son
domicile de Massy (Essonne), dans la soirée de samedi, ce patient a été admis dans un service de réanimation six heures après sa prise en charge par le SAMU qui lui avait prodigué les premiers
soins.
Une évasion relance le débat sur les moyens de la psychiatrie
Après l'évasion d'un schizophrène dangereux de l'hôpital Edouard-Toulouse de Marseille, vendredi 26 décembre, la ministre de la santé Roselyne Bachelot a rappelé, dimanche 28, qu'un plan de
sécurisation des hôpitaux psychiatriques de 70 millions d'euros était programmé. Mardi 2 décembre, après le meurtre d'un étudiant par un malade à Grenoble, le chef de l'Etat avait annoncé une série
de mesures : réforme de l'hospitalisation d'office (un texte sera présenté au printemps 2009), création de 200 chambres d'isolement et de 4 unités pour malades difficiles de 40 places. Une pétition
signée par 12 000 professionnels dénonce la " criminalisation de la psychiatrie " et demande des moyens.
[-] fermer
Dans un premier temps, le malade avait été dirigé vers l'hôpital de Longjumeau (Essonne) qui ne dispose pas de matériel adapté pour faire face à ce type d'urgence. Il avait été transporté là, dans
l'attente de trouver un établissement hospitalier qui aurait pu procéder à une coronarographie.
CINQ PLACES
Après s'être adressée en vain à 27 hôpitaux de la région Ile-de-France, l'équipe du SAMU a fini par trouver une place à l'hôpital Lariboisière à Paris. Il était près de 6 heures. Trop tard. Le
patient est mort dans l'ambulance juste avant son arrivée. " La sécurité des patients n'est plus assurée dans les hôpitaux en Ile-de-France pendant cette période de fêtes ", s'est indignée
l'association des médecins urgentistes de France (AMUF).
Selon cette association, qui a révélé cette affaire dans la soirée de dimanche 28 décembre, la situation des services d'urgence de la région parisienne serait " catastrophique ".
Toujours selon l'AMUF, à 19 heures, ce même dimanche, ces services étaient " saturés " et plus aucune place n'était disponible en réanimation dans les départements voisins de la Seine-et-Marne, de
l'Essonne et du Val-de-Marne. De son côté l'assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) a indiqué qu'à 16 heures, dimanche, il restait cinq places de réanimation en Ile-de-France.
Pour Bruno Fagganielli, secrétaire général de l'AMUF, " les hôpitaux n'ont plus les moyens de prendre des remplaçants " pendant les périodes de congés. Aussi, face à ce manque de personnel,
l'administration aurait choisi de fermer des lits de réanimation. En grève depuis trois semaines, les urgentistes redoutent " une catastrophe sanitaire " et déplorent " la surdité du ministre de la
santé et de la direction des hôpitaux ".
Lundi matin, " dans l'attente d'informations plus précises ", le ministère de la santé joint par Le Monde n'a pas commenté ce nouveau drame. Un porte-parole précisait toutefois qu'au cours des cinq
dernières années, le " plan urgence " avait permis de débloquer 500 millions d'euros et de créer 5 200 emplois et 7 500 lits, " exclusivement consacrés aux urgences ". " Contrairement à ce
qu'affirme l'AMUF, le nombre des services d'urgence n'a pas diminué. Il y en avait 657 en 2007 dans toute la France, contre 655 en 2005 ", a conclu le porte-parole.
Yves Bordenave (avec AFP.)
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