Un article du journal 'Le Monde' daté du 15 Janvier 2009
Tiens, ça bouge encore chez les fainéants ! Maintenant, ils se mettent en grève quand on ose les attaquer sur le fait...qu'ils se mettent en grève...
Ce qui me plaît particulièrement dans cet article c'est que l'on critique la direction : c'est pas trop tôt ! En effet, ce n'est pas nouveau que Pépy est une personne incompétente. Elle a été dans
l'ombre de Gallois, qui était nul, et dans l'ombre de Idrac, qui était pire encore...
Bref, le numéro 2, en ayant pris la place de numéro 1 ne fait que conforter un fait admis par tous que si le personnel est si fainéant et incompétent à la SNCF, il le doit largement à sa direction
!
Mes propos ne vont certainement pas faire plaisir à mon copain du MoDem ;) En effet, il m'affirmait que je ne pouvais juger de la compétence ou de l'incompétence de la SNCF car je n'y travaillais
pas.
Je réponds donc à cet imbécile heureux par deux remarques :
1. Je n'ai pas besoin de travailler dans une boîte pour constater l'incompétence de l'entreprise. Je suis un client (forcé) hyper régulier de la boîte et l'incompétence y est si flagrante qu'elle a
le don de transpirer sur sa clientèle.
2. Mon meilleur pote travaillant à la SNCF (...comme quoi...), m'a rapporté ce petit incident.
Un employé de la SNCF s'est mis en droit de retrait (possibilité qu'à le personnel de s'éloigner de son poste par souci de sécurité) car il était soumis à la fumée de cigarette de ses collègues à
l'intérieur d'un local de la SNCF...alors que ce Monsieur était lui même fumeur ! Fort non ?
Qui plus est, le droit de retrait ne donne pas droit à son auteur de quitter l'entreprise pour rentrer chez lui...mais l'homme ne s'est pas posé cette question et a donc quitté son poste pour
rentrer à son domicile...
Ca donne quand même le niveau de certaines personnes dans cette boîte !
Deux remarques complémentaires :
1. Quand je traite de fainéant, je n'inclus, évidemment pas mon meilleur pote (ben ouais, ça sert à quoi les potes autrement ? Qui plus est, je l'ai déjà vu bosser et il n'est pas avare d'activités
dans le boulot et loin s'en faut).
2. Dans le doute, je considère mon copain du MoDem comme tel...jusqu'à preuve du contraire. Comme statistiquement, y'a plus de fainéants à la SNCF que de gens investis dans leur boulot, j'ai moins
de chances de dire des conneries en adoptant cette pensée.
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Ecofrictions
Le dialogue de sourds à la SNCF paralyse Saint-Lazare
La SNCF en a connu d'autres, mais le mouvement de grève qui a perturbé pendant un mois le trafic ferroviaire de la gare Saint-Lazare, à Paris, a de bonnes chances de rester dans les annales. Il a
pris fin, mardi 13 janvier dans la soirée, à la suite d'un enchaînement de circonstances qui a permis de renouer le dialogue entre la direction et les syndicats.
Lundi soir, le conducteur d'une rame du RER A s'est fait agresser en gare de Maisons-Laffitte (Yvelines). Le lendemain, à l'aube, la plupart des personnels employés sur le secteur
Paris-Saint-Lazare ont décidé de cesser le travail, ce qui a provoqué une gigantesque pagaille, amplifiant les perturbations entraînées par la grève des conducteurs lancée le 14 décembre 2008 par
la CGT, la Fédération générale autonome des agents de conduite (FGAAC), FO et SUD-Rail.
Par mesure de sécurité, la gare Saint-Lazare a été fermée au public afin d'éviter les mouvements de foule dans un lieu où transitent environ 400 000 personnes par jour. Résultat : la paralysie
totale des trains sur le quart nord-ouest de l'Ile-de-France. Plusieurs personnalités politiques sont alors montées au créneau ; le ministre du budget, Eric Woerth, a dénoncé l'attitude "
irresponsable " des cheminots ; des voyageurs ont crié leur colère...
C'est dans ce contexte explosif que la direction et les syndicats sont parvenus à un compromis sur deux séries de mesures. Les premières visent à améliorer la sécurité en renforçant les équipes de
" surveillance générale ".
D'autre part, une douzaine de conducteurs supplémentaires seront affectés sur Paris-Saint-Lazare, de manière à répondre aux doléances des salariés en grève depuis 30 jours.
Le conflit avait éclaté à propos d'une nouvelle organisation du travail qui vise à rendre plus lisibles les horaires et à augmenter le nombre de trains. Elle implique un surcroît de productivité
que les cheminots ont accepté pour le trafic vers la Normandie mais pas sur le réseau irriguant la banlieue, d'après Bruno Duchemin, secrétaire général de la FGAAC.
Paradoxalement, le mouvement a été facilité par la loi sur " la continuité du service public dans les transports terrestres de voyageurs ". Entré en vigueur début 2008, le texte était censé réduire
la conflictualité et garantir un service minimum aux usagers. Mais il a eu un effet inattendu : grâce à cette nouvelle réglementation, les cheminots ont pu faire grève un jour, retourner à leur
poste le lendemain, cesser de nouveau le travail le surlendemain - chose impossible auparavant, d'après un porte-parole de la direction.
Très vite, les esprits se sont échauffés. Jean-Pierre Farandou, directeur général délégué de " SNCF proximités ", a critiqué les syndicats, leur reprochant de mener une " grève corporatiste " au
nom de " revendications inaccessibles et infondées ". Bien implanté à Paris-Saint-Lazare, SUD a été accusé de faire de la surenchère à quelques semaines des élections professionnelles. " Calomnies
", a répliqué le syndicat.
Aujourd'hui, la SNCF déplore les dégâts que ce long feuilleton a causés à son image. Les syndicats, eux, estiment avoir été traînés dans la boue par la direction.
Bertrand Bissuel
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