Texte Libre

...Mes coups de coeur
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...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 08:15
Un article très intéressant sur le fait que la langue locale, en Afrique, mérite d'être employée dans les programmes humanitaires. C'est somme toutes logique, mais encore fallait-il y penser ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 9 Janvier 2009.

**********

HUMANITAIRE En Afrique, l'absence de traduction en langue locale est souvent un frein aux programmes d'aide
L'aide au développement face à la barrière de la langue

En langue peule, "contraception" peut se traduire par "barrer la route aux enfants". Inutile de dire qu'un tel message est mal reçu par les populations. Si on utilise une formulation inspirée d'une pratique agricole, signifiant "espacer les plants de sorgho lors du repiquage", il est mieux accueilli. " Henry Tourneux, spécialiste des langues et cultures africaines au CNRS, en même temps que des systèmes de santé en Afrique pour l'Institut de recherche pour le développement (IRD), pourrait multiplier les exemples similaires. Depuis vingt ans, il milite pour que la question des langues soit reconnue comme l'une des clés de la réussite de l'aide au développement. Avec, souvent, le sentiment de prêcher dans le désert.

" Les initiateurs des programmes d'aide au développement - instances internationales, ONG, organismes de recherche ou Eglises - adoptent généralement une communication du haut vers le bas, décrit-il. Les projets, conçus en anglais ou en français, sont répercutés sur le terrain avec l'aide d'interprètes recrutés parfois à la dernière minute. Cette approche se heurte à des problèmes de compréhension, liés à des terminologies et, au-delà, des représentations culturelles et symboliques différentes. "

Il en a fait l'expérience au Cameroun, lors d'une campagne de lutte contre les ravageurs du coton. Elle exigeait que les paysans identifient une quinzaine d'insectes et de pathologies, afin de choisir le traitement adéquat. Une plaquette avait été éditée, avec la photo et le nom de chaque ravageur ou maladie. Problème : les paysans ne les reconnaissaient pas sur les photos, en raison de la différence d'échelle, du cadrage inhabituel ou de l'absence de relief. En outre, il n'existait pas d'équivalence entre la nomenclature française et le fulfulde parlé par les Camerounais, qui avaient leur propre classification (insectes volants ou non...) et se servaient d'appellations descriptives non scientifiques. Un lexique commun a été mis au point après de longues discussions...

Autre cas d'école : une campagne sur les maladies sexuellement transmissibles, lancée par l'Union européenne au Burkina-Faso, au Cameroun et au Mali. Certaines consignes sanitaires avaient été formulées en français. Et les difficultés de la traduction, sur un sujet où existent non-dits et tabous, n'avaient pas été prises en compte. Résultat : les recommandations sont restées pour une large part lettre morte. " En Afrique, les langues locales sont les mieux adaptées pour diffuser à grande échelle des informations concernant la santé, la prévention des maladies, l'agriculture ou l'élevage ", commente le chercheur.

Une autre preuve en a été donnée en Côte-d'Ivoire avec le projet d'aménagement du Parc national du mont Sangbé, rapporte Joseph Baya, chercheur ivoirien participant au programme " Langue, genre et développement durable " parrainé par la fondation Volkswagen.

Ce projet, visant à faire de ce parc à la faune très riche un espace consacré au tourisme et à la science, s'est heurté à l'opposition des riverains. Ils n'y ont adhéré que grâce à l'introduction de leur langue, le tura, dans les messages de protection du parc. La crise ivoirienne a depuis stoppé l'aménagement du mont Sangbé, livré au braconnage, mais, constate M. Baya, le tura a permis que le message environnemental subsiste " envers et contre tout ".

UN CONTINENT " MORCELÉ "

La complexité vient du fait que l'Afrique, où l'on recense près du tiers des langues parlées dans le monde, " apparaît comme le continent le plus morcelé du point de vue linguistique ", souligne Mamadou Lamine Sanogo, chef du département de linguistique à l'Institut des sciences des sociétés de Ouagadougou (Burkina-Faso). Au Cameroun, par exemple, quelque 260 langues sont usitées : certaines, supra-ethniques, ont diffusé au-delà de leur communauté d'origine, comme l'ewondo, le basaa ou le fulfulde, mais la plupart sont cantonnées à un groupe ethnique, comme le mafa. La tentation est donc forte de recourir au français ou à l'anglais.

Pourtant, si l'on veut, comme le préconise la Banque mondiale, que les populations concernées - souvent les plus pauvres - participent à l'élaboration et à la mise en oeuvre de ces projets, il est indispensable " d'échanger avec elles dans leur propre langue et selon leurs propres codes culturels ", plaide M. Tourneux qui préconise de créer des formations à la " linguistique du développement ".

Pierre Le Hir

Langues, cultures et développement en Afrique, ouvrage collectif sous la direction d'Henry Tourneux, éditions Karthala, 2008.
Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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