Mercredi 18 février 2009
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Le PS profite de la crise pour jouer les Père Noël ! Le plan coûterait la bagatelle de 50 Milliards d'Euros (soit le déficit budgétaire de 2006) à distribuer des cadeaux à tout va, sans aucune
réflexion.
On garde, bien entendu tous les fonctionnaires et on revient sur le paquet fiscal histoire que les riches, qui ont les moyens de payer leurs impôts ailleurs s'ils estiment trop en payer en France,
se cassent définitivement et laissent le soin aux classes moyennes de payer plus d'impôts.
Bref, c'est une connerie monstrueuse dans la pure lignée de Martine Aubry dont sa bêtise égale son ignorance en matière économique.
Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Janvier 2009
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Le contre-plan de relance du PS propose d'injecter 50 milliards d'euros dans l'économie
L'effort se partagerait entre le soutien à l'investissement et celui à la consommation. La TVA serait abaissée d'un point. Une prime anti-crise de 500 euros serait versée aux plus modestes
Le bureau national du Parti socialiste, réuni exceptionnellement, devait avaliser mercredi 21 janvier un " contre-plan de relance ". Celui-ci devait comporter 50 milliards d'euros de dépenses
budgétaires " brutes " et injecter, in fine, 40 milliards d'euros dans l'économie soit l'équivalent de 2 % du produit intérieur brut. Ce dispositif, dont le détail est susceptible de faire l'objet
de négociations de dernière minute au sein de la majorité issue du congrès de Reims, se présente comme une solution alternative face au dispositif de 26 milliards d'euros annoncé par le
gouvernement. Ce " contre-plan " servira d'argumentaire à la motion de censure déposée par les députés PS et qui sera discutée le 27 janvier devant l'Assemblée nationale.
Plus de 50 milliards d'euros. Le dispositif élaboré par le PS se présente comme " massif, équilibré et de nature à engendrer des effets immédiats ". Il devrait injecter quelque 50 milliards d'euros
dans l'économie française, un montant dont il faut retrancher 10 milliards d'euros d'aides en capital apportées aux banques sous forme de prise de participation de l'Etat. Globalement, la moitié
des sommes concernées vise à stimuler directement la consommation des ménages, l'autre à encourager l'investissement.
Chèque " anti-crise " de 500 euros. Parmi les mesures destinées à relancer immédiatement la demande figure notamment l'attribution d'un " chèque anti-crise " de 500 euros aux bénéficiaires de la
PPE (prime pour l'emploi), soit 9 millions de personnes, ainsi qu'à ceux qui perçoivent les minimas sociaux.
Hausse de 3 % du smic. Le salaire minimum serait augmenté de 3 % dans les plus brefs délais. Le mode de revalorisation des retraites serait modifié afin de suivre l'évolution du salaire moyen.
Baisse de 1 % de la TVA. Plutôt que d'opter pour une baisse sélective du taux de TVA, le PS a choisi de réduire uniformément d'un point son taux qui passerait de 19,6 % à 18,6 %. Le coût budgétaire
de cette mesure est évalué à 6,9 milliards d'euros.
Emploi. 100 000 " emplois aidés " supplémentaires seraient créés, permettant de porter les effectifs concernés de 300 000 à 400 000. Les suppressions de postes seraient gelées dans la fonction
publique. La durée d'indemnisation du chômage partiel prolongé serait allongée grâce à l'augmentation des moyens consacrés par l'Etat.
Encadrer les licenciements. Afin de faire échec aux " licenciements boursiers ", la solution retenue préconise de distinguer quatre types de cas, allant de l'entreprise en situation de difficulté
patente contrainte de réduire ses effectifs à la société tentée de procéder à des licenciements " d'opportunité " sans autre justification que la maximisation de ses résultats financiers.
Il s'agirait de rétablir, en l'adaptant, la disposition mise en oeuvre par la loi de modernisation sociale instaurée par le gouvernement Jospin. Celle-ci permettait à la direction départementale du
travail, sous l'autorité du juge, d'imposer à l'employeur des obligations (en matière de reclassement et de formation, par exemple) directement liées à la santé de l'entreprise. Ce qui aboutirait à
renchérir le coût des licenciements.
Soutenir l'investissement. Consacré à l'investissement, l'autre volet du contre-plan socialiste prévoit notamment des mesures de soutien aux collectivités locales et aux entreprises en leur
facilitant l'accès au crédit par l'intermédiaire de fonds de garantie.
Des mesures sectorielles - portant, entre autres, sur le bâtiment et l'industrie automobile - ainsi que des mesures spécifiques au profit des dépenses de recherche et de protection de
l'environnement sont proposées. Le PS, qui entend transformer en prise de participation de l'Etat les aides accordées aux banques, est favorable à la généralisation du principe de conditionnalité
des allégements de charges. Ceux-ci seraient réservés aux employeurs ayant, par exemple, conclu un accord salarial.
Supprimer le " paquet fiscal ". La suppression du " paquet fiscal " contribuerait au financement du dispositif. Une telle mesure (qui impliquerait des hausses d'impôts) rapporterait une dizaine de
milliards d'euros par an. Au total, les experts du PS considèrent que leur contre-plan creuserait de 5 milliards d'euros le déficit budgétaire.
Jean-Michel Normand
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