Texte Libre

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
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...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 07:00
Je le trouve un peu trop optimiste cet article. On y lit que la France s'en sort mieux que les autres face à la crise et grâce à sa propension à dépenser beaucoup d'argent dans le social.

Je tempèrerais par ces propos :

1. Il y a trois ans, la France dépassait déjà les critères de Maastricht (déficit supérieur à 3% du PIB) alors que la crise n'était pas encore là.

2. Que les dépenses sociales soient présentes en France, ça ne fait aucun doute. Qu'ils soient efficaces, j'en doute par contre. Pour moi, ils ont plus tendance à représenter une gabégie dictée par une démagogie comprenant une logique électoraliste, qu'une véritable aide sociale : avant la crise, on avait déjà constaté des travailleurs vivant sous les ponts et de nombreuses familles vivant dans des caravanes ! Je n'appelle pas cela une politique sociale efficace.

3. Quand je lis : "Malgré une dette publique élevée, l'Etat peut encore emprunter dans des conditions jugées " très favorables " par Bercy.". Cette situation ne durera pas. Pour mémoire, le déficit public, d'à peu près 50Milliards d'Euros représente le montant des intérêts des emprunts passés. En clair : c'est comme si un ménage empruntait pour rembourser les intérêts de ses emprunts à la consommation : faut pas être un économiste réputé pour se rendre compte que si on ne met pas un frein rapidement à cette situation en freinant très fortement les dépenses, on ira dans le mur ! Emprunter pour investir se conçoit. Emprunter pour rembourser les intérêts des emprunts passés ne peut aboutir qu'à une impasse.

4 Quand je lis : "Tenue pour excessive en pleine bulle immobilière, la prudence d'un Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas, retrouve, comme le modèle social français, des vertus pendant la crise.". Pébereau retrouve ses vertus ? Pébereau a dit en 2006 que la France vivait au dessus de ses moyens avec ses 5 Millions de fonctionnaires ! C'est lui qui avait préconisé que l'on ait 250 000 fonctionnaires en moins en 7 ans ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 31 Janvier 2009

*********

Dans la crise, le modèle français, naguère décrié, retrouve des couleurs
La droite française et la presse anglo-saxonne saluent les capacités de résistance de l'Etat-providence

La crise brouille les repères. Qui eût cru, avant, que Nicolas Sarkozy serait prêt à défendre le " plus d'Etat " ? Qui eût imaginé ses ministres convertis aux vertus d'un modèle français qu'ils accusaient, il y a peu, d'être trop coûteux, de brider l'esprit d'entreprise, de faire obstacle à la modernisation du pays ? Et que dire de la spectaculaire conversion de la presse anglo-saxonne qui moquait, dans The Economist du 31 mars 2006, l'aveuglement du coq gaulois ?

    L'ajustement de l'emploi à la crise est désormais aussi rapide en Europe qu'aux Etats-Unis

C'est un des traits nouveaux de la crise : l'ajustement de l'emploi au ralentissement de la croissance se fait aussi vite en Europe qu'aux Etats-Unis, note l'économiste Patrick Artus. Jusqu'alors, en cas de moindre activité, les destructions d'emplois étaient plus massives et plus rapides outre-Atlantique, le déclin de l'investissement des entreprises y était plus fort mais, en contrepartie, la durée du retournement y était plus courte qu'en Europe. Le directeur des études économiques de Natixis fait état d'évolutions désormais comparables dans ces deux régions du monde du fait de la flexibilité accrue du marché du travail en Europe. " Si ce que nous vivons relève d'un ajustement cyclique, ajoute-t-il, il est normal que le modèle social protège les salariés. C'est aux actionnaires de porter le risque conjoncturel. En revanche, s'il s'agit, comme je le pense, d'une rupture et si la demande change durablement, il faut veiller à ce que les règles sociales ne retardent pas d'indispensables adaptations. " Faut-il protéger les emplois ou les personnes en les aidant à se former et se reconvertir ? Telle est la question qui ressurgit toujours en cas de crise.
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Depuis l'automne et la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, qui a mis à mal tant de certitudes, l'impensable s'est produit. Christine Lagarde elle-même, qui n'est pas la moins libérale des ministres du gouvernement, vante dans le dernier numéro de Newsweek le caractère " équilibré " de l'économie française, le poids de nos dépenses de protection sociale, les bienfaits de l'assurance-chômage. Le système français, résume-t-elle, a été souvent critiqué pour sa lourdeur, mais " en période de crise, il nous aide à résister au ralentissement ".

La ministre de l'économie a raison. La France est mieux armée que les Etats-Unis ou certains de ses partenaires européens pour affronter la récession parce que son modèle limite les dégâts sociaux. En ces temps où, selon une enquête de PricewaterhouseCoopers publiée dans La Tribune du 28 janvier, les patrons français sont les plus pessimistes de la planète, Le Monde passe en revue ses atouts qui étaient naguère considérés comme des handicaps.

La France est, devant la Suède, le pays de l'Union européenne qui dépense le plus pour sa protection sociale. " Le tiers du revenu moyen des Français provient de la redistribution. Cela lisse la consommation et amortit les chocs ", observe l'économiste Mathilde Lemoine (HSBC France). Cette année, de surcroît, de nombreuses prestations sociales seront indexées sur une inflation 2008 élevée. C'est le cas, notamment, des prestations familiales, dont 6,6 millions de familles ont bénéficié en 2006, et des pensions. Selon Bercy, 12 milliards d'euros supplémentaires seront versés aux retraités du seul fait de la revalorisation des pensions du régime général, des régimes complémentaires et du minimum vieillesse.

Le système de retraite français présente l'avantage d'être pour l'essentiel fondé sur la répartition : les cotisations prélevées sur les actifs sont versées aux retraités. Contrairement aux Américains, aux Britanniques et à tous ceux qui comptaient sur la capitalisation et les fonds de pension pour assurer leurs vieux jours, les Français ne verront pas leurs retraites fondre avec la tempête boursière.

Le déficit budgétaire, fortement critiqué en période de prospérité n'a pas que des inconvénients en période de crise. En choisissant de le laisser filer et de faire jouer " les stabilisateurs automatiques ", le gouvernement amortit le choc de la crise. Les rentrées fiscales baissent - donc in fine la ponction sur les revenus des ménages et des entreprises s'atténue -, et les prestations sociales sont davantage sollicitées. Or, observe Mme Lemoine, " dans une étude de 2007, l'Insee a montré que les stabilisateurs automatiques permettaient de réduire de 10 % la baisse du PIB la première année et de 25 % la deuxième, de stabiliser le revenu disponible brut des ménages à hauteur de 42 %. On évite ainsi la destruction de 17 000 emplois la première année et de 67 000 la deuxième ".

Aux amortisseurs de crise classiques s'ajoutent quelques points forts. Avec plus de deux enfants par femme, la France est restée en 2008 championne d'Europe de la natalité. Sa population, y compris sa population active, continue de croître, contrairement à ce qui se passe en Allemagne. Cette vitalité, souligne Mme Lemoine, " nourrit une dynamique de consommation différente et soutient la croissance de court terme ".

Grand pays agricole, la France n'a pas renoncé à être une nation industrielle. De ce point de vue, elle est en meilleure posture que le Royaume-Uni. La variété de son tissu économique, le relatif " équilibre " entre le poids du public et du privé ne peuvent que l'aider à traverser une année 2009 redoutable.

Malgré une dette publique élevée, l'Etat peut encore emprunter dans des conditions jugées " très favorables " par Bercy. Un peu moins que celles offertes à l'Allemagne mais bien meilleures que celles proposées à l'Italie, à l'Espagne ou au Portugal. Les ménages et les entreprises sont moins endettés, ce qui limite les risques notamment en matière immobilière.

Malgré les difficultés qu'il traverse, le système bancaire est plus solide. " La crise sonne la revanche des banques universelles, celles qui ont un portefeuille d'activités aux cycles différents : la banque de détail d'un côté, la banque de financement et d'investissement de l'autre, note l'économiste Olivier Pastré. La structure de bilan des banques françaises est assez équilibrée, et le niveau de concentration du secteur satisfaisant, avec sept grands réseaux. "

Tenue pour excessive en pleine bulle immobilière, la prudence d'un Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas, retrouve, comme le modèle social français, des vertus pendant la crise.

Claire Guélaud
Par James Hetfield - Publié dans : Société
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