Mercredi 29 avril 2009
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Cet article, en tant que cycliste avec 7000km/an dans les pattes a le don de m'agacer. On y révèle que l'on applique des mesures repressives envers les cyclistes sous prétexte que les deux roues
représentent une grande part des morts sur la route. Jusque là, tout va bien... Sauf que... Les morts en deux roues sont représentés à 90% par des cyclomoteurs, scooter et motos...
Et là ça me gonfle car le cycliste n'a rien de comparable avec un cyclomoteur, scooter ou moto. Ils sont au minimum deux fois plus lourds, et quand un cycliste pro approche avec difficulté les
40km/h, le scooter affiche cette valeur, au minimum. Quant à la moto, elle atteint cette valeur en 3ms !
Le seul point commun entre le cycliste et le cyclomoteur est qu'ils ont deux roues. Point barre, pour le reste, y'a rien de commun entre ces véhicules !
Avec une telle logique on pourrait considérer que comme une chaise roulante a quatre roues, les forces de l'ordre devraient obliger les handicapés à rouler sur la route et sur l'autoroute au
minimum à 80km/h !
Mais c'est sûr que faire de la repression avec un cycliste est beaucoup plus facile : il faudrait s'appeler Lance Armstrong pour réaliser un délit de fuite, tandis que n'importe quel crétin à
scooter, ou à moto est capable de semer une bagnole de flics en ville !
La Police est-elle lâche ? Je le pense... Par solution de facilité on s'attaque aux plus faibles tout en oubliant une politique de prioritisation élémentaire qui consisterait à arrêter et
verbaliser les motos qui, en représentant 7% du parc réalisent 40% des accidents !
Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Mars 2009
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La nuit où dix cyclistes bordelais ivres ont fini leur soirée en garde à vue
C'est l'histoire d'une femme de 49 ans dont la sympathique soirée entre collègues se transforme en cauchemar. Le 20 mars, à 1 h 20, Marie S. (un nom d'emprunt), cadre dans une association
régionale, rentre chez elle à vélo, à Bordeaux.
Elle sort d'un dîner professionnel arrosé. Sur son chemin, deux agents l'interpellent. Avant même l'éthylotest - il sera positif, avec 1,3 gramme d'alcool par litre de sang - elle reconnaît avoir
bu et propose de rentrer chez elle à pied. Les policiers refusent et l'emmènent au commissariat central pour une garde à vue.
Cette nuit-là, dix autres cyclistes subiront le même sort, dont un de ses collègues : déposition, fouille, nuit en cellule, nouvelle déposition le lendemain. Comme l'impose la procédure, Marie S.
s'est retrouvée sans lacets ni soutien-gorge, et a récupéré ses effets personnels dans une boîte en carton. " Au début, je croyais seulement être dans un mauvais film et j'ai refusé les appels
téléphoniques autorisés, confie-t-elle. J'étais persuadée qu'on allait me faire la morale, avec une amende, et un retour chez moi au plus vite. " Depuis sa sortie du commissariat, le lendemain à 10
h 30, cette mère de deux enfants s'interroge : " Quelle est la proportionnalité entre la sanction et la faute, alors que j'ai reconnu les faits et que je n'allais pas être un trouble à l'ordre
public ? "
Des associations de cyclistes et des élus dénoncent " cette stigmatisation à outrance des cyclistes ". Le directeur départemental de la sécurité publique, Albert Doutre, fait face. A cause de
l'augmentation des accidents mortels mettant en cause les deux-roues - surtout les cyclomoteurs -, une campagne " de répression forte " est menée depuis la mi-mars et jusqu'à la fin du mois. Sur 1
577 infractions constatées sur cette période, 100 sont liées à des conduites sous l'emprise de l'alcool, dont 28 à vélo.
A chaque fois, les cyclistes ont été placés en garde à vue. " La loi, c'est la loi, dit M. Doutre. Le moyen de locomotion ne réduit pas la gravité des faits. Qu'aurait-on dit si les agents avaient
laissé partir cette dame et qu'elle ait eu après un accident grave ? " Marie S. est convoquée en octobre, pour connaître le montant de son amende. " Quand je rencontre des policiers, j'angoisse ",
dit-elle.
Claudia Courtois (Bordeaux, correspondante)
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