Texte Libre

...Mes coups de coeur
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...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 07:00
Un article qui montre que la tarification à l'activité, censée apporter un plus dans la gestion de nos hôpitaux, est accusée de porter atteinte au bien être de ses patients par sa politique par trop économique.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Mars 2009

************

A La Timone : " En dehors de l'incompressible, on n'a plus jamais le temps "

Marseille Correspondant

REPORTAGE

Elle le dit sur le ton de la boutade : " Je ne suis pas une médecin rentable en termes de tarification à l'acte. " Le professeur Brigitte Chabrol, chef du service de neurologie et maladies métaboliques de l'hôpital d'enfants de La Timone, à Marseille, n'est pas opposé aux différentes réformes qui ont traversé l'hôpital public ses dernières années - comme la tarification à l'activité (T2A) qui finance les hôpitaux en fonction de leur productivité.

Si elle considère que ces évolutions ont eu le mérite de faire comprendre aux médecins les rouages de l'économie de la santé, elle nuance aussitôt son propos : " On a introduit dans nos activités médicales une notion de rentabilité qui ne va pas dans le sens de la médecine que nous pratiquons. " Ce qu'elle veut défendre, elle, c'est une pratique clinique qui préserve la relation médecin-patient des contingences comptables.

SCHÉMAS PRODUCTIVISTES

A la tête d'un service de 230 lits où sont traités des maladies très rares et des polyhandicaps de l'enfant, Brigitte Chabrol pointe la manière dont la T2A minimise le travail passé auprès du patient. Elle peut ainsi passer sept heures pour trois consultations, valorisées seulement 23 euros chacune par le système de tarification. Mais comment faire autrement lorsqu'il s'agit d'annoncer à des parents un diagnostic de maladie extrêmement lourde ou de prendre une décision thérapeutique importante avec l'ensemble de l'équipe ? Le professeur Chabrol souhaiterait que le système " valorise mieux les actes qui ne sont pas techniques " afin que la médecine qu'elle exerce puisse se préserver de schémas productivistes. Elle a d'autant plus besoin de temps que dans certaines pathologies, des erreurs diététiques peuvent entraîner des hospitalisations, voire provoquer des séquelles. L'explication des régimes alimentaires aux adolescents ou aux parents devient alors primordiale. " Or seule ma consultation est valorisée par le système de T2A, observe Mme Chabrol, pas celle de la diététicienne qui m'accompagne. "

Depuis quelques années, l'hôpital est placé sous tension financière permanente. A l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), le déficit a atteint 57 millions fin 2008, ce qui pourrait conduire à de nouvelles suppressions de postes en 2009. Dans les services, la pénurie constante de personnel soignant aggrave les conditions de travail. Catherine Denoix, cadre de santé, passe un tiers de ses journées à jongler avec les plannings et rechercher des intérimaires. " Le service traite de pathologies complexes, difficiles. C'est passionnant, on fait un super-boulot ", pointe-t-elle.

Mais le manque de personnel - une infirmière pour neuf enfants au lieu d'une pour six - provoque des découragements : sur un effectif de douze infirmières, quatre postes sont actuellement vacants. " Les enfants ne doivent pas sentir qu'on fait le soin en courant, explique Mme Denoix. Les parents doivent savoir qu'on est disponible. Lorsqu'il y a une annonce de diagnostic lourd, les infirmières doivent être présentes pour les entourer, les écouter. "

En cas de décès d'un enfant, les protocoles d'accompagnement prévus pour le personnel ne sont pas toujours mis en place. " Parfois, on repart avec ça à la maison, alors qu'il aurait fallu qu'on en parle toutes ensemble, déplore Mme Denoix. En dehors de l'incompressible, on n'a plus jamais le temps. "

Luc Leroux
Par James Hetfield - Publié dans : Société
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