Une réunion et un évènement qui ne servent vraiment à rien et ce, pour plusieurs raisons. D'abord, il y a énormément d'absents. Ce qui prouve que tout le monde se fout du racisme et que la connerie
humaine est toute puissante sur notre petite planète.
Ensuite, quand on y envoie des représentants (style la France), ils sont de seconde zone : à peu de chose près, on y envoie la femme de ménage chargée de faire les chiottes de l'Elysée... Bref, en
matière de légitimité, on a déjà vu mieux.
Et cerise sur le gateau, on dit et on affirme que si ce connard d'Ahmadinejad dit des trucs racistes, on se casse de la réunion ! Arf ! La bonne blague ! Si j'étais le représentant Français, je
passerais chez Eram me faire un bon stock de godasses que je pourrais envoyer sur le représentant Iranien pour lui signifier ce que je pense de ses propos ! Le représentant Français, lui, va
décider de ce casser : il a autant rester chez lui tout de suite, ça fera économiser un billet d'avion et par les temps de crise budgétaire qui courrent, ça sera autant de gagné !
Un article du journal 'Le Monde' daté du 21 Avril 2009
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La conférence de l'ONU sur le racisme s'ouvre dans la division et l'incertitude
Les pays européens sont restés divisés jusqu'au dernier moment. Israël, les Etats-Unis, l'Allemagne et l'Italie seront absents à Genève
Genève Correspondance
C'est dans une atmosphère pesante, sur fond de défections et d'importantes dissensions entre Européens que la conférence internationale des Nations unies sur le racisme (" Durban II ") s'est
ouverte lundi 20 avril à Genève, pour une semaine.
Ahmadinejad : " Israël est le porte-drapeau du racisme "
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré qu'Israël est le " porte-drapeau du racisme ", selon la télévision iranienne dimanche 19 avril, à la veille de sa participation à la Conférence de
l'ONU sur le racisme à Genève. " L'idéologie et le régime sioniste sont les porte-drapeaux du racisme. " Selon le président iranien, les sionistes " pillent les richesses des nations en contrôlant
les centres de pouvoir du monde et ont créé les conditions pour que rien ne puisse être dit au sujet de ce phénomène diabolique dont les effets pèsent sur les habitants des nations ". Il a
expliqué, toujours selon la télévision, que la Conférence de l'ONU se tiendrait alors que " le sionisme global va employer tous les moyens pour étouffer les voix innocentes contre la tyrannie ". -
(AFP)
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Dimanche en début de soirée, alors que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad atterrissait à Genève où il prendra la parole, lundi vers 15 heures, au siège de l'ONU, la liste des pays ne
souhaitant pas y participer continuait à s'allonger. Dans la matinée, les Etats-Unis, après des semaines d'hésitation, annonçaient qu'ils ne viendraient pas à Genève, craignant que la réunion qui
doit évaluer les progrès réalisés depuis la première conférence onusienne qui s'était tenue en 2001 en Afrique du Sud, à Durban (dite " Durban I ") ne tourne à la seule dénonciation d'Israël et de
l'Occident.
Ils étaient suivis par l'Australie, les Pays-Bas, puis dans la soirée par l'Allemagne et la Nouvelle-Zélande. Israël, le Canada et l'Italie, ayant précédemment fait connaître leur décision de
boycotter. Tous gardant en mémoire les débordements antisémites qui s'étaient produits, il y a huit ans à Durban, en marge de la conférence onusienne. Israël et les Etats-Unis avaient alors claqué
la porte.
Cette vague de défections a bien failli entraîner, par effet de domino, le retrait de la plupart des pays de l'Union européenne. Mais tard dans la soirée, on apprenait finalement que la France, la
Belgique, le Royaume-Uni seraient présents à Genève, à différents niveaux de représentation. Ces pays estiment que le projet de document final, adopté vendredi, au terme d'un long marathon
diplomatique, respecte les lignes rouges fixées. Le texte qui servira de base de travail ne contient aucune référence à Israël, évoquant seulement au pluriel, les " occupations étrangères ",
considérées comme un contexte dans lequel le racisme peut se développer. Le concept de " diffamation des religions ", présenté par les pays de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) comme
une forme de racisme, n'y figure pas et enfin le principe de la liberté d'expression y est réaffirmé.
L'unité européenne en ressort cependant sérieusement mise à mal. Dimanche, vers 22 heures, une ultime conférence téléphonique s'est tenue entre les ministres des affaires étrangères français,
allemand, britannique, néerlandais et tchèque. Aucune ligne commune n'a pu être dégagée. Au grand dam de ses homologues français et britannique, le ministre allemand, Frank-Walter Steinmeier,
annonçait ne pas vouloir se rendre à Genève, redoutant, comme il l'a expliqué ensuite dans un communiqué, que la conférence, au même titre que celle de 2001, ne soit " instrumentalisée comme une
plateforme pour d'autres intérêts ". L'Allemagne très sensible du fait de son histoire à tout ce qui touche Israël se contentera d'un statut d'observateur, et n'exclut pas " de reprendre une
participation active un peu plus tard " si les choses se déroulent bien. Cette défection était attendue, elle n'est pas étrangère au contexte électoral.
" Nous sommes déçus, nous aurions préféré davantage d'unité européenne ", a réagi un diplomate belge dont le pays a tenté de jouer les intermédiaires ces derniers jours... Lundi matin, sur
France-Info, Bernard Kouchner a confirmé la participation de la France qui, comme le Royaume-Uni, ne sera représentée que par un ambassadeur. Le ministre des affaires étrangères mettait cependant
en garde l'Iran. " Il faudra être très clair. Nous ne tolérerons aucun dérapage. Si le président Ahmadinejad veut rouvrir le texte difficilement accepté ou s'il profère des accusations racistes ou
antisémites, nous quitterons la salle immédiatement ", a-t-il expliqué, ajoutant que les ambassadeurs européens présents feraient de même.
La conférence de Durban s'ouvre sur un constat amer. La haute commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navy Pillay, s'est dite " choquée et profondément déçue " par l'absence des
Etats-Unis. " La défection des Etats-Unis a entraîné celle de certains pays européens. Cela porte un sérieux coup à la lutte contre le racisme au niveau onusien ", estime Julie Gromellon de la
Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH). Elle regrette surtout que sous la pression de leurs opinions publiques, et par crainte de dérapage à Genève, " les Etats qui,
comme l'Allemagne, avaient pourtant accepté en 2001 la déclaration finale de Durban refusent aujourd'hui de prolonger leurs engagements ".
Agathe Duparc (avec Philippe Ricard à Bruxelles et Marie de Vergès à Berlin)
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