Mardi 16 juin 2009
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La politique de Sarko est mauvaise car la mère des réformes, la maîtrise des dépenses publiques à échoué de manière extraordinaire.
Il faut donc se rendre à l'évidence : Sarko ne peut obtenir la moyenne si on le note sur son action à la tête de l'Etat. En effet, il se devait se rabaisser de manière substancielle le déficit
public, or, c'est tout le contraire qui a eu lieu : il a explosé !
La note est donc sans appel : 05/20 "Elève en grande difficulté, stupide et bien trop sûr de lui ! Doit se reprendre et faire montre d'humilité".
Un article du journal 'Le Monde' daté du 06 Mai 2009
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L'insoutenable explosion de la dette publique française
QUE faire face à la flambée de l'endettement public ? Et comment s'assurer " la maîtrise des finances publiques pour sortir de la crise la tête haute " ? A ces questions, le ministre du budget,
Eric Woerth, oppose invariablement les mêmes réponses : la non augmentation des impôts " dans un pays où la pression fiscale est trop élevée " et la diminution de la dépense publique, dont la
France est la championne en Europe.
Mais plus l'endettement public croît, moins la ligne définie par le président de la République semble compatible avec le redressement à moyen terme des comptes publics. C'est ce qu'ont
implicitement souligné les participants au colloque organisé, lundi 4 mai à Bercy, par Fondafip, l'association pour la fondation internationale des finances publiques.
Avec leurs déficits publics oscillant entre 10 % et 17 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009 et 2010, le Royaume-Uni, l'Irlande et l'Islande paraissent à première vue bien plus lourdement
handicapés que la France qui affiche un déficit tournant autour de 7 %. Mais notre pays ressemble " à un marathonien lesté d'un sac de pierres ", a fait valoir le premier président de la Cour des
comptes, Philippe Séguin. La dette publique française, qui s'élevait à 68 % du PIB à la fin 2008, représente 52 000 euros par Français actif. Le taux d'endettement poursuit spontanément sa
croissance et la charge de la dette absorbe peu ou prou le montant de l'impôt sur le revenu. Comme l'a rappelé M. Séguin, la dette publique de la France était de 40 % du PIB à la veille de la
récession de 1993, plus courte et plus limitée que la crise actuelle. " Or à l'époque, le taux d'endettement avait bondi de 20 points. " C'est moins cette dégradation des finances publiques en
temps de crise, " sans doute inévitable ", que " la spécificité française - ne pas avoir su en amont profiter des périodes de croissance pour redresser les comptes - ", qui préoccupe le premier des
magistrats financiers.
A en croire les prévisions des organismes internationaux, FMI en tête, la récession va propulser la dette des pays avancés du G 20 autour de 100 % du PIB en moyenne à l'horizon de 2014, a indiqué
l'économiste Alain Quinet. " Ramener ce taux d'endettement à 80 % impliquera un effort énorme ", a-t-il fait remarquer en soulignant la difficulté, pour les pouvoirs publics, de " réduire les
déficits sans compromettre la reprise et le potentiel d'offre " de l'économie française. " La dette s'auto-alimente. Dans certains pays, elle pourrait atteindre 125 % du PIB à l'horizon de dix ans.
En France, il faudra faire un très gros effort pour la remener à 60 % du PIB ", a renchéri Carine Bouthevillain, de la Banque de France. " Toutes choses égales par ailleurs, il faudrait stabiliser
les dépenses en volume sur 15 ans pour y parvenir ", a-t-elle ajouté. Du jamais vu dans l'histoire budgétaire.
En France, a déploré l'UMP Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée, la dépense publique (53 % du PIB) est d'une " rigidité extraordinaire ". La révision
générale des politiques publiques (RGPP), a-t-il précisé, ne porte que sur un cinquième de la dépense publique et le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne suffit pas
à la réduire. " Il faut s'attaquer à la dépense sociale ", a-t-il plaidé.. " Pour le moment, a ajouté M. Carrez, mon ambition est d'obtenir que l'on ne finance pas les prochaines baisses d'impôts
(TVA à taux réduit pour la restauration et réforme de la taxe professionnelle) par de la dette. Sinon, les dernières digues sauteraient. "
Mais contrairement à la ligne officielle, M. Carrez n'exclut pas une augmentation " temporaire " des recettes. " Nous n'éviterons pas l'augmentation des impôts et surtout des contributions
sociales. Je pense d'abord à la contribution de remboursement à la dette sociale (CRDS) ", a-t-il précisé.
Claire Guélaud
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