Jeudi 9 juillet 2009
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Pour moi, la résolution du conflit Israëlo-Palestinien ne pourra passer que par la création de deux états, ce qu'à priori, le premier ministre israélien, ne veut entendre parler...
Toute résolution doit passer par une phase de donnant-donnant. Pour moi, Israël ne respecte pas cette règle de base : à croire qu'elle se plaît dans cette situation de crise depuis 50 ans...
Bref, le conflit Israélo-Palestinien, dans ces conditions, n'est pas prêt de s'éteindre. C'est bien dommage, mais la nature humaine est ainsi faite...
Un article du journal 'Le Monde' daté du 26 Mai 2009
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Benyamin Nétanyahou exprime ses réserves sur la création d'un Etat palestinien
Le premier ministre israélien défend également l'extension des colonies en Cisjordanie et le maintien de l'unité de Jérusalem
Jérusalem Correspondant
Une semaine après sa première rencontre à Washington avec Barack Obama, Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, refuse toujours de donner son accord pour la création d'un Etat
palestinien et s'oppose au gel de la colonisation, deux décisions réclamées avec insistance par le président américain afin de tenter de résoudre le conflit israélo-palestinien.
En conseil des ministres, dimanche 24 mai, M. Nétanyahou a exprimé " certaines réserves concernant un Etat palestinien dans un accord de statut final ". " Lorsque nous parviendrons à un accord sur
la substance, nous parviendrons à un accord sur la terminologie ", a-t-il ajouté. Et si le chef du gouvernement israélien a dit ne pas avoir l'intention de créer des colonies, il estime que " ce
n'est pas logique de nous reprocher de ne pas trouver de réponses à la croissance naturelle et d'interdire toute construction en Judée-Samarie - Cisjordanie - ".
L'Etat juif n'a cessé d'étendre les colonies existantes qui accueillent de nouveaux venus dans les territoires occupés. Rien n'a été décidé, non plus, au sujet du démantèlement des colonies
sauvages qui, au fil des ans, s'incrustent en Cisjordanie. Ehoud Barak, ministre de la défense, a proposé d'en raser 22 construites depuis 2001 tandis que le ministre des transports, Israël Katz,
insiste pour légaliser les quelque 80 autres établies avant cette date.
De toute façon, comme l'a souligné, dimanche, avec fermeté, Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères, " un retour aux frontières de 1967 - avant la guerre des six jours - , comme on nous
presse de le faire, ne mettrait pas fin au conflit et ne garantirait ni la paix ni la sécurité ". " Cela reviendrait simplement à déplacer le conflit dans les frontières de 1967 ", a insisté le
ministre ultranationaliste aux yeux duquel la feuille de route (le plan de paix international) " devrait être reconsidérée dans toutes ses étapes ".
" JÉRUSALE
M EST LA CAPITALE "
Toutes ces réticences s'ajoutent au " non " catégorique exprimé, jeudi, par le premier ministre sur la revendication des Palestiniens de faire de Jérusalem-Est leur capitale. " Jérusalem est la
capitale d'Israël, l'a toujours été et le restera pour toujours. Elle ne sera jamais plus divisée ou coupée en deux. Jérusalem restera seulement sous notre souveraineté ", a-t-il indiqué à
l'occasion du 42e anniversaire de la conquête de Jérusalem-Est, officiellement annexée en 1980.
" Jamais depuis sa réunification, la liberté de culte pour tous n'a été aussi pleinement assurée ", a-t-il ajouté. Lors de la visite du pape Benoît XVI, au début du mois de mai, le Patriarcat latin
a pourtant protesté contre les restrictions imposées aux fidèles lors de la messe à Jérusalem-Est. L'accès à l'esplanade des Mosquées est régulièrement soumis à des restrictions pour les musulmans.
La plupart du temps, seuls les femmes et les hommes de plus de 45 ans sont autorisés à pénétrer librement dans le troisième lieu saint de l'islam. Les Palestiniens protestent contre les obstacles
dressés contre la pratique de leur culte.
Ils dénoncent aussi la progression de la colonisation dans la partie orientale de Jérusalem qui, désormais, coupe pratiquement totalement la Cisjordanie de Jérusalem-Est. Or M. Nétanyahou a
totalement exclu de stopper les constructions à la périphérie de ce qui est considéré par les Israéliens comme " la capitale éternelle " de l'Etat juif. " Nous n'accepterons pas de limites sur nos
constructions et nos activités à l'intérieur d'Israël ", a-t-il fait remarquer. Toute la question est désormais de savoir quels moyens Barack Obama mettre en oeuvre pour le faire changer
d'avis.
Michel Bôle-Richard
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