Mardi 1 septembre 2009
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Je vais peut être en choquer certains, mais, je dirais, en parlant de ce gars à la langue bien pendue : bien fait pour sa gueule ! Car il est peut être intelligent, mais il a un tout petit peu
oublié que dans le dossier des collèges et lycées, il n'a pas droit à la parole !
Les seuls qui ont le droit de parler sont ses parents : eux financent les lycées et collèges par leurs impôts directs et indirects. Eux font partie intégrante de la démocratie. Les lycéens et
collégiens n'en font pas partie. Ils en FERONT partie, mais plus tard. Seul le financeur a droit à la parole. Ils l'ouvriront donc le jour où ils paieront des impôts ou le jour où ils montreront
qu'ils n'ont pas à en payer, pas avant !
Un article du journal 'Le Monde' daté du 08 juillet 2009
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Les démêlés de Tristan, bon élève mais trop " bloqueur "
Les barricades ou les études. C'est le dilemme qui taraude Tristan Sadeghi, brillant lycéen en 1re générale à Maurice-Ravel (Paris). Meneur lors des manifestations contre la réforme du lycée,
l'hiver dernier, il doit s'engager par écrit à ne plus participer au blocage de son lycée pour pouvoir s'y réinscrire. " Mi-juin, raconte-t-il, l'administration a refusé mon dossier, alors que
j'avais mon passage en terminale économique et sociale. Mon père a été reçu, le proviseur lui a expliqué que je devais signer cet engagement pour être réinscrit. "
Avec une moyenne trimestrielle oscillant entre 14 et 15, un mandat d'élu au conseil d'administration de l'établissement et une grande aisance à l'oral, Tristan pourrait faire partie des élèves que
l'on s'arrache... s'il était moins charismatique et militant. Non affilié aux associations lycéennes, il pratique pourtant le blocage d'établissement depuis le collège. Déjà en 2008, il avait fait
l'objet - avec huit camarades - d'une mesure conservatoire et avait été exclu quatre jours pour avoir empêché le fonctionnement du lycée. " Cette année, les enseignants m'ont félicité de l'ambiance
bon enfant qui régnait lors du mouvement ", s'insurge le jeune homme.
Une appréciation que ne partage pas le proviseur, Philippe Guittet, qui reproche à Tristan " une attitude contraire aux textes fixant les droits et devoirs des lycéens ". La lettre reçue par sa
famille précise : " Votre fils a été l'un des principaux artisans des blocages qui ont perturbé le lycée. " Or Philippe Guittet, dont l'établissement a subi dix jours de blocage cette année,
déplore ce type d'action et estime que " la question des modes d'expression des lycéens doit être débattue ". Ces blocages ont d'ailleurs été évoqués par les proviseurs lors de leur première
rencontre avec le ministre Luc Chatel, le jour de son arrivée, le 24 juin.
Tristan n'est pas le seul Parisien sans lycée. Sur les 11 300 collégiens de la capitale qui passent en 2de, 572 ne savaient toujours pas, lundi 6 juillet, dans quel lycée ils seraient affectés. La
colère gronde, surtout dans les familles des bons élèves qui n'ont trouvé place dans aucun des six lycéens qu'ils avaient demandés.
" EFFET SECONDAIRE "
Ils auraient été victimes d'" un effet secondaire " du logiciel Afflenet mis en place en 2008 par le rectorat pour gérer l'affectation des élèves. N'ayant pu obtenir de place dans le lycée qu'ils
avaient placé en premier choix (souvent un établissement très prisé), ils ont perdu le bonus de points affecté à ce premier voeu. Pour les lycées suivants, ils se sont retrouvés en concurrence avec
des élèves qui en avaient, eux, fait leur premier choix, et jouissaient du fameux bonus. Le rectorat estime qu'il s'agit d'un problème d'ajustement de l'ambition des familles au niveau scolaire des
élèves. Il promet d'arranger la situation au mieux.
Quant au cas de Tristan Sadeghi, Philippe Guittet a répondu lundi au Monde que " les inscriptions s'arrêtaient le 2 septembre ".
Maryline Baumard et Benoît Floc'h
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