Cette année, on a assisté à un changement de comportement complet de Lance Armstrong sur le Tour de France. Ce changement d'attitude complet a bien sûr ses raisons. Avant, il était renfermé sur
lui-même, hautain et dédaigneux envers les cyclistes qui ne suivaient pas sa ligne de conduite, et envers les journalistes soupçonneux.
Cette année, changement de cap : il a l'air de ne pas se soucier de ses détracteurs et est disponible et jovial. Bien entendu, Lance joue un rôle. Il sait que le public Français n'aime pas les gens
qui se la pètent et a donc changer sa communication en conséquence.
Car de communication, il a besoin : il faut qu'il vende ses bracelets à la con et ils ne peuvent pas se vendre si le vendeur est digne des agents commerciaux de la SNCF ! Bref, il faut faire le
vendeur parfait pour pouvoir vendre ses breloques... et ça marche ! On ne compte plus les journalistes (ou assimilés comme tels car on ne peut pas décemment appeler les animateurs de France 2, des
journalistes) qui arborent fièrement le bracelet 'LiveStrong', structure qu'a fondé Armstrong chargée, officiellement, de lutter contre le cancer.
Sauf que 'LiveStrong' est une structure pour le moins opaque, qui ne publie pas ses comptes et ses actions. Alors, à quoi sert-elle ? Et bien, moi, j'ai ma petite idée sur la question...
D'abord les faits :
- Armstrong s'est dopé, et beaucoup dopé. Quand il a eu son cancer des testicules, il a dit devant les médecins qui s'occupaient de son cas, qu'il avait pris des produits. En 1999, il était chargé
sur le Tour, les labos Français ont les preuves irréfutables de ce fait par la trouvaille de traces d'EPO dans ses urines.
- Armstrong a toujours nié les preuves de son dopage, sans qu'il n'ait apporté la moindre contre-preuve susceptible qu'on le croit. C'est donc qu'il assume pleinement ses actes de tricheries.
- Un vainqueur du Tour de France a une espérance de vie de 62 ans alors que son contemporain a une espérance de vie de près de 20 ans de plus. Au début du XXe siècle, ses deux espérances étaient
inversées. Seul le dopage permet d'expliquer un tel renversement de situation.
- 'LiveStrong' est une structure opaque qui ne publie pas ses comptes.
Les suppositions de ma part :
- Lance Armstrong sait qu'il a un capital génétique et physiologique qui peut le faire rechuter dans le cancer. Il se sait menacé et condamné. Il faut qu'il trouve le moyen de se soigner le jour où
il rechutera. Les traitements qu'il aura à prendre seront très couteux et très lourds. Il lui faudra un budget conséquent pour se faire.
- Et si 'LiveStrong' était la structure idoine lui permettant, personnellement, de faire face à la maladie le jour où elle repointra le bout de son nez ?
Ces suppositions sont 100% personnelles et je peux me tromper. Mais, il faut avouer que les pièces du Puzzle s'emboitent plutôt bien entre elles ;)
Un article du site internet 'linternaute.fr' daté du 13 Juillet 2009
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Armstrong musèle le peloton
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Dans le peloton, il y a toujours un, voire plusieurs chefs, qui dictent leur attitude aux autres coureurs. Une sorte de gendarme mais aussi de tricherie.
En 1985, Bernard Hinault rappelle à l'ordre Joël Pelier, un jeune cycliste français, qui attaque précocement dans une étape de montagne, alors que le peloton s'était mis d'accord pour un début de
course plus calme : "C'était pour lui rendre service", explique-t-il, "car il disperse ses efforts inutilement et va au suicide".
Armstrong règle ses comptes
lance armstrong s'est montré parfois tyrannique sur le tour.
Lance Armstrong s'est montré parfois tyrannique sur le Tour. © Boris Jacopin
L'exemple le plus flagrant de "tyrannie" est à mettre au crédit de Lance Armstrong. L'Américain s'est illustré à plusieurs reprises en "punissant" des coureurs qu'il n'apprécie pas et qui tentaient
leur chance dans une échappée.
Première victime : Jean-Cyril Robin, coéquipier d'Armstrong à l'US Postal. Le Français avait osé dire que le leader américain était égoïste et dur avec les membres de son équipe. Dès le début
du Tour 1998, Lance va le voir, l'humilie, l'insulte. Robin n'aura plus le droit de quitter le cœur du peloton. Dès qu'il tente une échappée, Armstrong "fait rouler" comme on dit pour que le
Français soit rattrapé...
Deuxième victime : Christophe Bassons, lors de l'étape du 14 juillet dans le Tour 1999. Le cycliste français, ancien membre de l'équipe Festina, est connu pour être le "Monsieur Propre" du
peloton puisque lui a toujours refusé de se doper et le clame haut et fort. Entre Sestrières et l'Alpe d'Huez, il décide d'attaquer. Armstrong se met alors à sa hauteur et lui demande :
"- Qu'est-ce que tu fais ?
- J'attaque, répond Bassons, je fais la course.
- Tu sais, ce que tu dis aux journalistes [sur le dopage, ndlr], ce n'est pas bon pour le cyclisme.
- Je dis simplement ce que je pense. Je dis qu'il y a du dopage.
- Si tu es là pour faire ça, il vaut mieux que tu rentres chez toi et que tu trouves un autre travail.
- Je ne partirai pas tant que je n'aurai rien changé ; si j'ai des choses à dire, je les dirai.
- Alors, fuck you".
Deux jours plus tard, Christophe Bassons abandonne le Tour de France sous la pression du peloton. Même certains membres de son équipe ou certains Français le lynchent en coulisses et dans la
presse...
Troisième victime : Filippo Simeoni. Dans ce cas, Lance Armstrong règle un compte purement personnel. En 2002, le coureur italien avait accepté de témoigner devant le tribunal de Bologne
contre le docteur Michele Ferrari et de révéler les pratiques dopantes du sulfureux médecin qui l'a suivi durant plusieurs mois.
Or, Ferrari travaille également avec Armstrong, devenu un ami. L'Américain traite Simeoni de "menteur", qui, du coup, porte plainte contre Armstrong pour diffamation.
Résultat des courses : le 23 juillet 2003, lors de la 18e étape, Lance Armstrong s'érige en souverain absolu en interdisant à l'Italien Filippo Simeoni de s'illustrer. Il contre la tentative
d'échappée de Simeoni, pourtant nullement menaçant au général. Un épisode rocambolesque et grotesque. "Ce n'est pas normal qu'un grand champion comme Lance Armstrong ne laisse pas d'espace à des
petits coureurs comme moi, dans une course aussi importante que le Tour de France, réagira Simeoni. J'ai fait un gros effort pour rentrer sur l'échappée. Quand je suis revenu, les autres ont été
surpris par la présence d'Armstrong. Je respecte mes collègues et j'ai préféré me relever [et laisser les autres s'échapper seuls devant]. Il a montré le genre de type qu'il était."
Le maillot jaune répliquera : "J'ai protégé l'intérêt du peloton et beaucoup m'ont remercié".
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