Mardi 20 octobre 2009
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J'en suis pas fier mais ma région natale est gérée par une bande de magouilleurs qui abusent des finances publiques.
Voici un bon article qui se suffit largement à lui même.
Un article du journal 'Le Monde' daté du 01/09/2009
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La communauté de communes de Metz peine à adopter un " régime minceur "
Une des 40 communes a opté dimanche 30 août par référendum pour une division par deux du nombre de vice-présidents
Metz Correspondant
Son surnom d'" armée metzicaine ", la communauté d'agglomération des 40 communes de Metz Métropole, le doit à ses 48 vice-présidents réunis au sein d'un conseil de 170 délégués. Un record absolu
puisque c'est deux fois plus de vice-présidents que dans l'agglomération nîmoise, de taille comparable, et que l'assemblée est plus pléthorique que celle de la communauté urbaine du Grand Lyon, six
fois plus peuplée.
A ces aberrations numériques s'ajoutent les attributions parfois " improbables " des délégations de ces vice-présidents, qui à la fourrière animale, qui à la bureautique, aux affaires générales ou
aux catastrophes naturelles. Et puis, bien sûr, les 1 780 euros brut perçus chaque mois en guise d'indemnités par chacun d'entre eux.
Après des mois de polémique que la création d'une " commission de réflexion sur la gouvernance " ne parvient pas à apaiser, le président de la communauté, Jean-Luc Bohl (divers droite), engage une
réforme de la gouvernance. Le 25 mai dernier, il fait adopter un projet visant à réduire de 170 à 105 le nombre de délégués et à diviser par deux celui des vice-présidents, dès 2010. Pour aboutir,
ce texte doit encore être validé par une majorité de communes adhérentes. Et c'est là que le bât blesse, car la réforme n'est pas du goût de tous.
Christophe Martin, avocat à la ville et maire à... la campagne - sa municipalité de Mey compte 330 habitants -, décoche le premier. Il assimile le dégraissage de l'assemblée et des vice-présidences
à un " coup d'Etat visant à museler les petits maires ". A ceux qui lui reprochent de s'accrocher à son poste et à ses indemnités de vice-président, il rétorque que " la démocratie a un prix ". Que
d'aucuns trouvent un peu élevé, même sur ses terres.
En désaccord avec une partie de son conseil municipal, Christophe Martin décide de s'en remettre à la vox populi et organise un référendum local, persuadé d'être soutenu par la majorité de ces
administrés. Ce dimanche 30 août, les 101 citoyens qui prennent part au vote infligent à leur élu un cinglant désaveu. A 81,63 % (80 pour, 18 contre, 3 blancs), ils approuvent la réforme que leur
maire voulait voir enterrée.
Loin de se démonter, celui-ci se dit " finalement satisfait ", une fois le dépouillement terminé. " Jusqu'à présent, j'étais le représentant de ma commune dans l'agglomération. Avec le nouveau
système qui nous est proposé, je serai l'élu de tous les habitants de la métropole ", a-t-il philosophé. " Le bon sens l'emporte et c'est ça qui compte ", commente plus sobrement l'un de ses
administrés, partisan de la cure de minceur de l'" armée metzicaine. " La réforme va donc continuer son chemin.
Nicolas Bastuck
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