Lundi 18 septembre 2006
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Un grand merci à la personne qui m'a fait parvenir cet article paru dans le journal "La Voix du Nord" en Septembre. Encore une superbe preuve de la mauvaise foi d'un des syndicats de la SNCF d'ailleurs ;)
Article de "La Voix du Nord"
dimanche 10 et lundi 11 Septembre 2006
Ile de France
Des agents SNCF licenciés accusés d'avoir gardé l'argent des billets
La SNCF a engagé des enquêtes disciplinaires contre 300 vendeurs de billets en Ile-de-France et licencié trente d'entre eux, les accusant d'"escroquerie". Le syndicat SUD-Rail parle lui de "dysfonctionnements" du système informatique de distribution des billets, Mosaïque.
L'affaire commence mi-2005, avec la verbalisation d'un client qui avait acheté un billet dans une gare d'Ile-de-France. Problème, ce billet ne serait pas valide mais "virtuel", car non comptabilisé. Sûr de son bon droit, le voyageur a porté plainte, provoquant le déclenchement d'une enquête de la SNCF.
Les investigations ont révélé des "incidents informatiques". Les vendeurs questionnés ont expliqué qu'ils créaient un "bug" informatique qui leur permettait de sortir des billets qui ne sont pas pris dans la comptabilité, billets vendus ensuite au propre compte des agents au guichet.
"Bouche à oreille"
"Depuis 2003 et la généralisation de Mosaïque, les problèmes d'impression des billets de banlieue sont nombreux et connus de la direction qui n'a rien mis en oeuvre pour y mettre fin", affirme le syndicat SUD-Rail, qui a confirmé que "suite à de multiples enquêtes internes et des investigations policières, 300 procédures disciplinaires étaient aujourd'hui engagées contre des vendeurs SNCF". SUD-Rail assure cependant qu'il n'y a "aucune plainte de voyageurs, aucune matérialité des faits" et que "les incidents informatiques du système Mosaïque sont totalement aléatoires et incontrôlables à posteriori". Le syndicat concède pourtant, par l'intermédiaire de son responsable, Didier Fontaine, que "certains vendeurs ont effectivement avoué avoir profité de la faille".
De son côté, la SNCF, qui a d'ores et déjà licencié trente personnes dans cette affaire après conseils disciplinaires tenus au premier semestre 2006, dénonce une "escroquerie, puisqu'il s'agit de gens qui ont forcé le système informatique et sorti des billets pour les distribuer ou les revendre pour leur compte". La SNCF, qui n'est pas en mesure d'estimer le préjudice subi, assure que "les investigations se poursuivent et concernent plusieurs centaines d'agents dans toute l'Ile-de-France. Cela ne semble pas être un réseau mais plutôt du bouche à oreille" entre les vendeurs.
Selon la direction, qui a entrepris de renforcer son système de délivrance des billets, tout est désormais rentré dans l'ordre. "Depuis qu'il y a eu des licenciements, on assiste à une remontée des ventes et à un arrêt des anomalies informatiques."
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