Texte Libre

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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /Nov /2007 07:35
Où va-t-on en matière environnementale, en France, si l'on se dirige vers une filière fossile en matière d'énergie en France ? On se croyait plus fort et plus économe que les autres, par notre exposition nucléaire, et voilà que la dérèglementation énergétique nous amène dans les pattes des acteurs plus préoccupés par des matières économiques qu'environnementales...

Et si l'idée du Grenelle, pouvait être de taxer l'émetteur d'énergie en fonction du taux de CO2 rejeté dans l'air ? Cela permettrait à Poweo et consorts de reverser une partie des émissions en taxe carbone, réduisant d'autant leur chiffre d'affaire, et augmentant de facto l'attrait pour eux d'investir dans des moyens de production propres... Une idée à creuser en tous cas, en espérant que le prix du carbone sera suffisamment incitatif pour que la fameuse 'taxe carbone' produise son effet...

Pour comprendre, un article du journal 'Le Monde' daté du 13/10/2007

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Les projets de centrales brûlant du combustible fossile se multiplient
Les engagements français de réduction des émissions de gaz à effet de serre risquent d'être contrariés par des usines de production électrique privées utilisant du charbon et du gaz

LE HAVRE (Seine-Maritime) ENVOYÉ SPÉCIAL   

Habillés et masqués de noir, ils étaient une quinzaine, lundi 8 octobre, à l'entrée de la réunion préparatoire au Grenelle de l'environnement, organisée au Havre, devant une grande banderole : " Non aux deux grandes centrales à charbon ". Leur argument : pourquoi de nouvelles centrales alors qu'il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre ?

A quelques kilomètres de là sont en effet projetées, dans l'immense zone industrielle qui longe la Seine, deux usines électriques alimentées avec le combustible le plus émetteur de gaz carbonique (environ 780 g de CO2 par kilowattheure produit). Des herbes folles et des arbustes occupent le grand terrain où pourraient être construites les deux installations de 800 mégawatts (MW) chacune, par les compagnies Endesa et Poweo.

Juste à côté, un quai où est débarqué le charbon alimentant les centrales existantes d'EDF. " Augmenter les importations de charbon intéresse le Port autonome qui soutient ces projets, indique Annie Leroy, de l'association Ecologie pour Le Havre. Mais l'intérêt économique à court terme s'oppose à l'intérêt planétaire à long terme lié au changement climatique. "

Les deux centrales projetées au Havre ne constituent pas un cas isolé : une déferlante de centrales thermiques au charbon, au fioul et au gaz est planifiée dans le pays. Si tout est réalisé, cela représentera près de 13 000 MW. Ces installations remplaceraient des centrales à charbon pour partie, ce qui laisserait environ 9 000 MW de capacité nouvelle, soit autant que sept réacteurs nucléaires. Le surcroît d'émissions de CO2 est certain, même si aucun calcul officiel n'a encore été produit. Pour l'heure, ces projets ne sont pas prévus pour capter à la source le gaz carbonique, afin de le stocker ensuite dans le sous-sol.

Ils sont lancés par les compagnies qui entendent prendre place sur le marché de l'électricité, suite à la libéralisation imposée par les directives européennes : Gaz de France, Endesa, Poweo, Suez, Atel, Iberdrola, d'autres encore, et aussi EDF qui, à elle seule, devrait mettre en service entre 2005 et 2010 plus de 4 000 MW en combustibles fossiles. " Pour faire face aux pics de consommation, nous avons besoin de ces centrales thermiques ", expliquait en début d'année Pierre Gadonneix, le patron d'EDF.

MARCHÉ DÉBRIDÉ

Ce programme se traduira aussi par une forte augmentation des importations de gaz, dont témoignent les projets de ports méthaniers à Fos, Dunkerque, Verdon (où l'impact paysager serait très important). A Antifer, non loin du Havre, existe déjà un port pétrolier. Tous les jours, on peut y voir des tankers décharger leurs 400 000 tonnes de brut importées du Moyen-Orient. Le consortium Gaz de Normandie veut compléter les installations par un terminal méthanier. Mais ce projet est contesté par plusieurs associations et élus locaux, qui critiquent son impact paysager et industriel, mais aussi sa logique même : " La France s'est engagée à diviser par quatre, en 2050, les émissions de gaz à effet de serre, dit Guy Le Mignot, de l'association Saint Jouin Bruneval pour un développement durable. Mais si on additionne les projets de ports méthaniers, on aboutit à une multiplication par trois des quantités de gaz importés : il y a une contradiction ! "

Les industriels se réfugient derrière le jeu du marché et la sécurité énergétique. " La France ne peut dépendre seulement pour son gaz de la Russie de M. Poutine, dit Luc Poyer, de Poweo. Et une compagnie comme la nôtre, qui est un nouvel entrant, doit pouvoir prendre sa place sur le marché, d'où nos projets de centrales au gaz et au charbon. "

A l'anarchie créée par un marché débridé s'ajoute l'idée que la demande électrique ne peut que croître : selon RTE (Réseau de transport d'électricité), la consommation d'électricité devrait augmenter de 1,3 % par an d'ici à 2010, puis de 1 % par an d'ici à 2020. C'est contradictoire avec la décision des chefs d'Etat européens, en mars, qui ont fixé l'objectif de réduire de 20 % la consommation énergétique de l'Europe en 2020.

Quant au groupe énergie du Grenelle de l'environnement, son rapport de synthèse établit que " la priorité est de parvenir à une réduction importante de la consommation d'énergie dans tous les domaines ". Christian Garnier, de France Nature Environnement, en déduit que " la diminution de la consommation d'énergie implique une baisse des capacités de production ". " Si nous, Européens, on ne montre pas l'exemple, observe M. Le Mignot, on ne voit pas comment on va convaincre les autres pays de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. "

Hervé Kempf

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Par James Hetfield - Publié dans : Société
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