Texte Libre

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...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 07:00
Un super article du journal 'Le Monde' de fin décembre 2007 démontrant les bienfaits de la lecture de la presse quotidienne aux détenus des prisons de l'ouest de la France.
Une superbe initiative qui devrait être reprise par le journal 'Le Monde' ;)

*************

Le quotidien " Ouest France " est distribué gratuitement, chaque jour, à 4 500 détenus pour leur permettre " de rester en contact avec l'extérieur ". Une opération que son PDG cherche à étendre
Derrière les barreaux, le journal fait le lien   

Chaque matin, vers 7 heures, les détenus des établissements pénitentiaires de Brest, Rennes, Caen, Le Mans, Vannes, Laval, Angers, Saint-Malo... reçoivent gratuitement le quotidien Ouest France, posé sur le chariot du petit déjeuner. Un journal est remis dans chaque cellule par le surveillant. En janvier 2008, l'opération sera finalisée dans la prison de Nantes. C'est la totalité des quelque 4 500 détenus des 18 établissements pénitentiaires des douze départements de l'ouest de la France (Bretagne, Pays-de-la-Loire, Basse-Normandie) qui recevront le quotidien gratuitement, y compris le dimanche.

Cette opération a démarré à Rennes le 3 avril 2006. " Vous êtes actuellement détenu à la prison Jacques-Cartier de Rennes. Cette période que vous accomplissez vous isole de la société où vous reprendrez votre activité. (...) Il existe à notre portée un moyen simple et concret pour vous aider, ne serait-ce qu'un peu, à mieux supporter cette période difficile : lire chaque jour le journal, c'est permettre de rester en contact avec le monde extérieur et de comprendre son actualité. " C'est ainsi que François-Régis Hutin, PDG du groupe Ouest France, a présenté cette opération dans une lettre adressée ce jour-là à chaque détenu.

Cette initiative est née de la rencontre de deux hommes, M. Hutin, patron du premier quotidien français, et Pascal Vion, qui était à l'époque directeur de la maison d'arrêt de Rennes (500 détenus), aujourd'hui directeur de la maison d'arrêt de Nanterre. Le journal Ouest France a décidé, fin 2005, d'inviter le personnel de la maison d'arrêt de Rennes. Vingt-cinq personnes, sur un effectif de 140 salariés, sont venues à ce dîner, le 29 novembre 2005. Valorisés par cette rencontre, les surveillantes et surveillants de la maison d'arrêt ont expliqué leur travail, sans fard.

Très sensible à ces problèmes, M. Hutin a " cherché comment contribuer personnellement à l'amélioration des conditions de vie dans les prisons, au-delà de ce qui s'écrit dans nos colonnes ". Il a donc suggéré l'idée de proposer le journal gratuitement dans les prisons. Sur les 500 détenus de la maison d'arrêt de Rennes, une dizaine seulement achetaient un journal de façon régulière, par le biais de la " cantine ", la " boutique " de l'établissement pénitentiaire, où le détenu peut acheter des produits courants. " Nous avons ensuite modélisé la distribution de journaux avec la direction des ventes d'Ouest France et l'association des détenus ", explique M. Vion.

" Certains détenus ne se lèvent pas le matin. Lorsque le surveillant arrive à 7 heures pour ouvrir la cellule et vérifier que les personnes sont là, qu'il n'y a pas de problèmes, leur proposer le journal peut leur donner une raison de se lever ", explique M. Vion. " Cela peut créer un moment d'échange entre le surveillant et le détenu ", ajoute Alain Jégo, directeur interrégional.

Cette opération ne s'est pas faite sans réticences. L'UFAP, un syndicat de surveillants, s'y est opposé dans un tract diffusé fin mars 2006 : " Nous ne sommes ni des commerciaux ni des salariés d'Ouest France. Demain, nous serons encore moins des larbins, les garçons d'étage de la zonzon. " " Cette distribution gratuite constitue un acte très positif vis-à-vis de la population pénale. La lecture du journal aura des vertus apaisantes ", avait répondu M. Vion.

Pour calmer les tensions, Ouest France a décidé d'accorder un tarif préférentiel aux salariés de la maison d'arrêt en proposant une réduction de 40 % sur le tarif de l'abonnement. Les surveillants ont très vite accepté cette tâche, et nombreux s'en réjouissent aujourd'hui.

Une fois que l'opération a été bien installée à Rennes, les autres établissements pénitentiaires de la région et Ouest France, avec les associations de détenus, ont généralisé cette distribution. " Aujourd'hui, nous distribuons 2 068 exemplaires dans 2 211 cellules, pour 4 400 détenus ", explique Fabienne Gavard, directrice des ventes et de la promotion d'Ouest France. L'opération a un coût : 150 000 euros par an.

Les effets sont positifs. De nombreuses lettres de détenus parviennent à M. Hutin. " Vous m'avez permis de lire le journal. J'étais sur le chemin de la guérison, votre initiative m'a persuadé d'être guéri par le fait de ne pas me sentir abandonné par l'entourage social. Quel bien vous avez répandu dans les cellules ", écrivait le 15 novembre 2006 un ancien détenu de Saint-Malo. " Votre idée prouve que nous ne sommes pas des sous-hommes ", écrivait de son côté un détenu de La Roche-sur-Yon.

Certaines lettres sont collectives : " L'information permet aux détenus de rester au courant de la vie extérieure et de préparer une réinsertion ", écrivent des détenus de Saint-Malo. Au fil des nombreux témoignages reviennent les mêmes mots : démarche humaniste, redonner courage et confiance, gratitude, reconnaissance...

" La distribution du journal a changé miraculeusement l'atmosphère de la prison ", déclarait M. Vion lors de son pot de départ de la maison d'arrêt de Rennes, en septembre. Pour la plupart, les détenus regardent les offres d'emploi, les pages sports, les programmes télé, les chroniques judiciaires...

Certes, " aucune de nos cellules n'est dépourvue de télévision, mais, avec son pouvoir hypnotique, elle entraîne de néfastes dépendances, alors que, avec le journal, nous ne risquons qu'une heureuse dépendance à la lecture ", affirme un collectif des détenus de Saint-Malo.

" Cela crée de l'appétence pour le journal. Notre initiative souligne le rôle social de la presse ", ajoute M. Hutin. " C'est aussi un outil éducatif dans l'apprentissage de la lecture, de la citoyenneté, sachant que nous avons affaire à une population en grande difficulté ", explique de son côté M. Jego.

" Tout ce qui peut permettre de créer un lien entre l'extérieur et l'intérieur nous ravit ", renchérit Jocelyne Randé, directrice de la communication de l'administration pénitentiaire. Pour Jean-Yves Kerboeuf, juge d'application des peines de Rennes, " cette initiative brise la spirale de l'enfermement ". Effet induit : elle a permis de mettre en place le tri sélectif des déchets dans les 18 établissements concernés.

" Je souhaiterais généraliser ce mouvement. C'est une opération que la presse devrait faire. On dit que nous sommes indispensables à la société, faisons des choses ", lance M. Hutin. Le quotidien gratuit Metro distribue depuis six mois 500 exemplaires par jour à la maison d'arrêt de Fresnes. Espérant renouveler l'opération à Nanterre, M. Vion envisage de contacter Metro, 20 minutes et Le Parisien. " Cette idée m'intéresse beaucoup. Je vais suggérer aux équipes de La Croix d'y réfléchir ", déclare Bruno Frappat, président du directoire de Bayard. Même si cela pourrait être plus compliqué pour un journal à étiquette chrétienne. Ce que n'est pas Ouest France, même si ce grand titre breton a été depuis l'origine pétri de catholicisme social,

Encore faudra-t-il beaucoup d'acharnement pour réussir. La distribution d'Ouest France aux prisonniers ne se serait pas faite sans la rencontre de deux hommes, MM. Hutin et Vion, et de deux volontés.

Pascale Santi

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Par James Hetfield - Publié dans : Société
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