Lundi 30 août 2010
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Ca, c'est plutôt caustique ! Cet article du journal 'Le Monde' daté du 19 Août 2010 nous apprend que Sakozy a des origines... Rom !
Arf ! Décidément, ce type là, m'étonnera toujours !
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Ces Roms qui s'appellent Sarközi
Hormis les syllabes d'origine hongroise de leur nom et un goût affirmé pour la politique, ils n'ont pas grand-chose en commun : l'un, Nicolas Sarkozy, est chef de l'Etat français, et glabre ;
l'autre, Rudolf Sarközi, visage rond et fières moustaches grisonnantes, n'est que conseiller d'arrondissement à Vienne, où il a travaillé jadis comme éboueur. Il est aussi le porte-parole le plus
connu en Autriche de la communauté rom, un groupe protégé, depuis 1993, au même titre que les autres minorités - slovène, hongroise, tchèque, croate ou slovaque - issues de l'ancien empire des
Habsbourg.
" Au Burgenland, à la frontière avec la Hongrie, il est possible d'enseigner dans les écoles publiques en langue romani ", rappelle au Monde M. Sarközi, né en 1944 dans un camp de concentration.
Vieux militant du Parti social-démocrate SPÖ, il suit avec inquiétude les mesures prises par les autorités françaises contre les Roms venus de Roumanie et de Bulgarie. " Bien sûr, on ne peut
laisser se développer des campements sans contrôle, il ne s'agit pas non plus de défendre la délinquance ou l'oisiveté. Mais si on offrait à ces gens des terrains où ils puissent vivre dignement,
ce serait un pas vers l'intégration. Le point capital, qui exige le plus d'efforts, étant la formation des jeunes ", souligne celui que l'extrême droite a surnommé " le roi tzigane ".
Un patronyme typique
Un million d'euros, reliquat des sommes allouées aux Roms autrichiens par le Fonds national d'indemnisation des victimes du nazisme (9 000 Roms et Sinti, sur 12 000 recensés avant-guerre, ont été
exterminés), a été investi dans une fondation d'aide à la formation des jeunes, à condition qu'ils donnent des preuves de leur bonne volonté. Sédentarisés de longue date, les Roms autrichiens
restent trop souvent en marge ; leur nombre est estimé à quelque 30 000, sur 8,3 millions d'habitants, grâce aux immigrants poussés par les guerres interethniques dans l'ex-Yougoslavie. " Nous
avons alors connu des situations de précarité semblables à ce qu'on voit en France aujourd'hui ", relève M. Sarközi. En février 1995, un attentat à la bombe avait tué quatre Roms à Oberwart, dans
le Burgenland, suscitant l'émoi en Autriche. Depuis cet épisode, attribué à l'extrémiste solitaire Franz Fuchs, qui s'est suicidé en prison, le calme est revenu.
Mais M. Sarközi déplore que sa communauté, comme dans les autres pays d'Europe, soit trop peu présente dans le champ politique. Les choses étaient sans doute plus simples à l'époque féodale,
quand le comte Batthyany accordait sa protection aux Roms du Burgenland et les plaçait sous l'autorité exclusive de leur " voïvode " (chef régional), un certain Martin Sarközi. Ce " voïvode "
peut-il avoir une lointaine parenté avec la famille hongroise de Nicolas Sarkozy - version francisée de Sarközi -, anoblie en 1626 par l'empereur d'Autriche ? " Qui sait ? ", se demande Rudolf
Sarközi, qui note que ce patronyme est typiquement rom...
Joëlle Stolz (Vienne, correspondante)
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