Texte Libre

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
...Mes joies
...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Divers

Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 07:00

Quand le Figaro m'envoie des offres d'abonnement, je réponds ;)

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Bonjour,

Je viens de recevoir une offre d'abonnement par mail de votre part.

Je trouve ça particulièrement mal-venu, ce, pour les raisons suivantes :

- Votre directeur de la rédaction, Sarkozyste convaincu, fait tout pour ne pas ébruiter les informations qui dérangent l'Elysée. Il en va de l'affaire Woerth pratiquement pas traitée dans votre canard à la botte du pouvoir.

- Votre actionnaire qui vous impose de ne pas sortir des articles concernant des pays à laquelle il veut vendre des Rafale.

En bref : VOUS NE VOUS FOUTERIEZ PAS UN PEU DE MA GUEULE DES FOIS ???

Votre journal est un journal de merde à la solde du pouvoir où l'indépendance à disparu depuis belle lurette de vos colonnes.

Vous faites honte au journalisme, à la démocratie et à la république.

Le journal 'Le Monde' est bien meilleur que vous : qu'il vous serve d'exemple si vous avez encore ne serait-ce qu'un peu de dignité.

Je ne vous salue, bien entendu, pas.

  James Hetfield

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 07:00

Telle est la petite phrase que je lancerai sous peu au septuple vainqeur du Tour de France. En effet, inutile de dire que ce type là ne fera pas de vieux os. A 55 ans, au maximum, Lance appartiendra au passé. En 2026 donc, Lance ne sera plus, foudroyé par un cancer.

Sur quelle bases lancé-je cet à propos ? Toujours sur la même : l'espérance de vie d'un vainqueur du Tour est de 60 ans. Lance l'a gagné 7 fois, justifiant le fait d'être en dessous de la moyenne.

Monsieur Armstrong fait le malin aujourd'hui... Wait and see...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Septembre 2010

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Lance Armstrong salue le départ de Pierre Bordry

" AU REVOIR, PIERRE. " C'est ainsi que Lance Armstrong a salué publiquement, et en français, sur Twitter, le départ de Pierre Bordry. En privé, le septuple vainqueur du Tour de France a dû faire preuve de moins de retenue pour exprimer sa satisfaction.

Lorsque le coureur américain avait été reçu à déjeuner par Nicolas Sarkozy, le 15 octobre 2009, le jour de la présentation de la Grande Boucle 2010, le Texan en aurait profité pour lui demander la tête du président de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Intox ? Lance Armstrong s'en est en tout cas vanté dans le peloton.

Quelques jours plus tôt, le patron de l'AFLD s'était attiré les foudres du coureur et du président de l'Union cycliste internationale (UCI), Pat McQuaid, en publiant un rapport qui dénonçait le traitement de faveur accordé par les contrôleurs antidopage de l'UCI à l'équipe de Lance Armstrong et du maillot jaune Alberto Contador pendant le Tour de France 2009 (Le Monde du 6 octobre 2009). Et dans la foulée, le parquet de Paris annonçait avoir ouvert une enquête préliminaire après la découverte de matériel de perfusion au sein de l'équipe Astana.

Depuis, l'affaire progresse lentement. Mais un autre front judiciaire s'est ouvert, aux Etats-Unis cette fois, à l'encontre du Texan, depuis que son ancien équipier, Floyd Landis - contrôlé positif lors du Tour 2006 et sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour sa participation supposée au piratage informatique du laboratoire de Châtenay-Malabry - l'a accusé de l'avoir initié au dopage.

Pierre Bordry, qui conserve les échantillons suspects du coureur prélevés lors du Tour 1999, a fait savoir qu'il était prêt à coopérer avec les autorités américaines. D'où le soulagement de Lance Armstrong à l'annonce de son départ anticipé. Sa joie pourrait être de courte durée : le futur patron de l'AFLD, Bruno Genevois, considéré comme l'un des meilleurs juristes français, possède la particularité d'avoir habité longtemps dans le même immeuble que Pierre Bordry.

St. M.

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 07:00

Voilà où en est la lutte anti-dopage Française : au point où l'on incite fortement le directeur de l'agence à se barrer. D'un côté on s'achète une conscience médiatique en disant que les contrôles ont lieu, et de l'autre côté, on ferme les yeux.

A l'arrivée, l'espérance de vie d'un vainqueur du Tour de France est de 60 ans. A qui la faute ? Aux politiques, à France 2 et autres qui, pour promouvoir le sport spectacle oublient que ces pratiques causent des morts... dont Laurent Fignon...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Septembre 2010

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Touche pas à mon sport spectacle
Pressions et absence de volonté politique : Pierre Bordry, le patron de la lutte antidopage en France, explique au " Monde " les raisons de sa démission

Dans le petit monde du sport, les tricheurs viennent de perdre un ennemi redoutable. Pierre Bordry, 71 ans, a annoncé, vendredi 24 septembre, qu'il démissionnait de la présidence de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) sans attendre la fin de son mandat, en juillet 2011. Le 1er octobre, il devrait être remplacé par un autre conseiller d'Etat, Bruno Genevois. Celui qui considérait l'agence comme " le petit grain de sable dans les rouages bien huilés du sport spectacle " explique au Monde les raisons de son départ.



Dans les milieux sportifs, la rumeur court que Nicolas Sarkozy serait intervenu pour précipiter votre départ.

Je ne pars pas à la demande du président de la République ou du gouvernement. C'est un choix délibéré et stratégique. Je ne voulais pas que les neuf derniers mois de mon mandat puissent apparaître comme une fin de règne qui aurait diminué l'efficacité d'une structure aujourd'hui reconnue comme l'une des meilleures par l'Agence mondiale antidopage (AMA) et laissé à mon successeur une agence affaiblie.



Existe-t-il aujourd'hui un risque d'affaiblissement de l'AFLD ?

Le risque est d'abord d'ordre budgétaire. Nous repartons sur les mêmes bases qu'en 2009, où le budget était préparé avec une ressource provenant d'une légère augmentation de la taxe Buffet - sur les droits de retransmission des événements sportifs - . Le gouvernement, à la demande de la Ligue professionnelle de football, a retiré cette proposition qui comptait pour 4 millions d'euros, soit la moitié du budget de l'AFLD. On ne les a obtenus qu'en juillet !

Et cette année, le budget ne prévoit pas non plus de ressources pérennes pour l'agence alors qu'elle a besoin de moyens supplémentaires car les produits indétectables sont de plus en plus nombreux et que le dopage est beaucoup plus répandu qu'on le pense. Cette situation me fait croire qu'il n'y a pas une volonté politique de soutien de la lutte antidopage.



Au-delà des problèmes budgétaires, que reprochez-vous au gouvernement ?

Pour le Tour de France 2010, nous avions demandé à effectuer des contrôles supplémentaires. L'Union cycliste internationale a bien sûr refusé. Nous avons alors saisi l'AMA qui a rendu un arbitrage en notre faveur. Mais nous n'avons eu aucun soutien du ministère des sports.

On a même connu un ministre - Jean-François Lamour - qui nous a demandé de ne pas traiter l'affaire Landis - positif à la testostérone sur le Tour 2006 - trois jours avant la séance où nous avons instruit son cas sur le plan disciplinaire. Dans un autre domaine, celui de la prévention, la loi sur l'audiovisuel public prévoit d'imposer des émissions sur ce sujet à la télévision publique. Or, personne n'a pris le décret d'application. C'est quand même étrange.



Est-ce si " étrange " dans un pays où le président ne cache pas son admiration pour un sportif aussi controversé que Lance Armstrong ?

On ne peut pas rendre hommage à Lance Armstrong sans lever les doutes qui pèsent sur ses performances. C'est tout à fait regrettable qu'on n'ait pas pu lever ces doutes en 2005 - quand le laboratoire de Châtenay-Malabry a retrouvé des traces d'EPO dans ses échantillons d'urine prélevés lors de son premier Tour victorieux en 1999 - . Soit il aurait été blanchi, soit il aurait été suspendu deux ans et on en parlerait plus aujourd'hui.

A l'époque, c'est le ministre des sports qui était le patron du laboratoire et qui a refusé. C'est pourquoi j'ai proposé à Lance Armstrong d'analyser de nouveau ses échantillons. Mais il m'a répondu que j'avais une très mauvaise idée.



Avez-vous subi des pressions à la tête de l'agence ?

Dans une affaire récente où un coureur français a été contrôlé positif à l'EPO, la fédération nationale nous a reproché d'avoir fait des prélèvements et demandé de ne pas faire les analyses. Dans le passé, on m'a aussi dit très clairement : trouvez les dopés avant le Tour de France mais surtout pas pendant.



Vous avez également eu des problèmes avec le football ?

Les joueurs professionnels ont fait un recours devant le Conseil d'Etat car ils refusaient que nous les contrôlions de manière inopinée. Il est aussi arrivé que des préleveurs soient mal reçus lors de matches. Un dirigeant d'un club bien connu a passé sa colère sur eux parce que les contrôles avaient été effectués à la fin du match et non à la mi-temps. On peut effectivement faire entrer en seconde mi-temps des joueurs qui n'ont pas été contrôlés...



Pourquoi n'y a-t-il pas de vraie volonté de lutter contre le dopage ?

Un jour, on m'a expliqué qu'il ne fallait pas trop lutter contre le dopage sous peine de perdre l'organisation de compétitions internationales importantes ou de priver les sportifs français de victoires. Devant les enjeux économiques et financiers colossaux du sport business, le mouvement sportif et le pouvoir politique préféreraient peut-être avoir une agence forte mais qui fasse semblant.

Mais si, dans l'avenir, ils ne soutiennent pas davantage le travail d'agence indépendante comme l'AFLD, la lutte antidopage va basculer dans le domaine judiciaire et la lutte contre les trafics en deviendra l'unique fondement. Cette évolution risque d'être rude pour les sportifs.

Propos recueillis par Stéphane Mandard

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 07:00

Nan ! Je déconne ! Bien entendu que je ne crois pas à mon titre une seule seconde ! C'est quand même édifiant cependant la manière dont certains Chinois élèvent leurs progénitures... On va dire, pour être poli, qu'il y a une différence culturelle ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Janvier 2011

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La guerre des " moms " a commencé
Professeure à Yale, Amy Chua provoque la polémique en défendant dans un livre l'éducation " à la chinoise " : et si, là aussi, les Américains étaient dépassés ?
Washington Correspondante

Après le dollar, la " mom " : un nouveau pilier du modèle américain est attaqué. Cette fois, il s'agit d'un élément plus subtil, quoique tout aussi fondamental : la mère de famille. Et encore une fois, la Chine est en première ligne. La mère chinoise, avec ses méthodes dictatoriales, serait " supérieure " à la maman américaine, trop soucieuse de tout ce qui pourrait contrarier l'épanouissement de l'enfant.

Hu Jintao, le président chinois, qui est en visite officielle aux Etats-Unis jusqu'au 22 janvier, n'y est pour rien. L'attaque vient d'une Américaine d'origine chinoise, membre de l'élite intellectuelle, Amy Chua, 48 ans. Professeure à la faculté de droit de Yale, épouse du juriste et romancier Jed Rubenfeld, elle avait déjà publié un ouvrage controversé sur la démocratisation. Cette fois, elle livre un récit sur l'éducation de ses deux filles, " Le chant de bataille de la maman tigre " (The Battle Hymn of the Tiger Mother, Penguin), qui va tellement à contre-courant qu'il a fait l'effet d'un électrochoc.

" Les gens se demandent comment font les parents chinois pour élever des enfants qui réussissent aussi bien. Je peux le leur dire, annonce-t-elle. Voilà plusieurs choses que mes filles n'ont jamais eu le droit de faire. " Suit la liste : pas de " sleepover ", les nuits que les enfants passent chez leurs amis ; pas de " playdate ", les après-midi de jeux avec les copains, pas de télévision ni de jeux vidéo. Interdiction de choisir soi-même ses activités extrascolaires ; interdiction d'avoir des notes inférieures à " A " ; interdiction de jouer d'un instrument qui ne soit pas le violon ou le piano ; interdiction de ne pas jouer du violon ou du piano. Interdiction de ne pas être en tête de classe... sauf en théâtre et en gym.

Selon Amy Chua, la moindre des mères occidentales est capable de faire répéter une leçon de musique pendant une demi-heure. Mais " le plus dur, c'est la deuxième heure, ou la troisième ". C'est là que la " maman tigre " intervient. Elle menace sa fille de brûler ses peluches. Elle lui interdit d'aller aux toilettes tant que le morceau ne sera pas maîtrisé. Elle laisse la cadette à la porte, malgré le froid (" Tu ne peux pas rester à l'intérieur si tu n'écoutes pas maman "). Quand l'enfant arrive en deuxième position en maths (derrière un enfant coréen), elle est condamnée à faire 2 000 exercices dans la nuit.

Au contraire de la pensée " occidentale ", qui prône d'encourager l'enfant même s'il est nul, Amy Chua pense que plus on maîtrise une technique, plus on a confiance en soi. Elle cite une étude : 70 % des mères américaines pensent qu'insister sur les performances scolaires n'est pas bon pour l'enfant ; " les mères chinoises ne pensent pas cela ". Elles ne s'embarrassent pas de litotes : " Eh la grosse, il faudrait maigrir un peu ! ", se permettent-elles si nécessaire. Elles sont persuadées que l'enfant est fort et n'a pas besoin d'être ménagé.

La fille aînée d'Amy Chua, Sophia, a été concertiste à 15 ans à Carnegie Hall. Mais la cadette Louisa a fini par se rebeller, à 13 ans. Quand elle a cassé des verres dans un restaurant de Moscou en criant qu'elle " haïssait " sa mère autant que sa vie, le tigre a été vaincu : " Elle voulait faire du tennis plutôt que du violon. Cela m'a brisé le coeur. Elle jouait si bien. " Amy Chua a renoncé et, dès le lendemain, elle s'est mise à écrire. Le 8 janvier, des extraits du livre ont été publiés dans le Wall Street Journal, sous un titre accrocheur : " Pourquoi les mères chinoises sont supérieures ". Le journal a enregistré plus de 5 000 commentaires sur le Web. Amy Chua a été traitée de " monstre ". De jeunes Sino-Américaines ont témoigné qu'elles ne s'étaient jamais remises au violon, et à peine à apprécier la vie.

Dans un pays traumatisé par la montée en puissance de la Chine, le livre a fait l'effet d'une trahison. La mère est une figure aussi consubstantielle à l'Amérique que le base-ball ou l'apple-pie. Chaque Fête des mères - invention américaine - est une célébration nationale qui voit les médias se remplir d'hommages et les éditorialistes les plus compassés verser une larme sur leur " mom ".

Les mères américaines ont un poids politique. Les " soccer moms ", qui passent leur temps dans le mini-van à conduire les enfants d'un playdate à un entraînement de soccer (football), ont fait la différence dans l'élection de 1996. Les " mamma grizzly " de Sarah Palin, apparues en 2010, sont prêtes à défendre leur famille contre " l'emprise du gouvernement ". Dans l'Histoire, la mère a été le pilier de la classe moyenne, explique Rebecca Jo Plant, professeure à l'université de Californie à San Diego et auteure du livre Mom. The Transformation of Motherhood in Modern America (University of Chicago Press, 2010). Ce sont les mères, et non les syndicats, qui ont obtenu une protection sociale avant même le New Deal.

A un moment où la classe moyenne est menacée par la crise, elles doutent d'elles-mêmes. " Il est devenu vraiment difficile d'entrer dans les meilleures universités. Les parents de la classe moyenne voient les enfants de familles asiatiques-américaines avoir de meilleurs résultats ", explique Mme Plant. En Californie, la population américaine d'origine asiatique est de 14 %. A l'université de Californie, les " Asians " représentent de 40 % à 44 % des étudiants. " Derrière le tollé, je vois une anxiété sous-jacente : est-ce que nous ne sommes pas en train de saboter les chances de nos enfants en n'étant pas assez durs avec eux ? ", relève l'universitaire.

Heureusement pour les " moms ", la créativité n'est pas la qualité première de l'éducation chinoise. Pour Adam Segal, sinologue au Council on Foreign relations à New York, et auteur d'un ouvrage qui assure que l'innovation américaine peut surmonter le défi asiatique (Advantage, W. W. Norton), les Chinois en sont conscients. " Si on considère tous les éléments qui vont être de plus en plus importants dans le futur, l'aptitude à travailler ensemble, à inventer, à former des groupes de réflexion, le système américain crée un environnement qui est nettement plus propice à l'innovation, assure-t-il. Ce n'est pas parce qu'il y a un milliard de Chinois élevés par des mères chinoises qu'il y a menace. " La bataille des " moms " n'est pas encore perdue.

Corine Lesnes

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 07:00

C'est clair dans cette affaire que 'Le Monde' s'est fait enfler dans les grandes largeurs dans ce dossier. Comme le parquet est aux ordres des politiques, bien évidemment, il a classé l'affaire sans suite histoire que ça ne fasse pas de vagues.

Il me semble que ce genre de comportement de la part d'un service aux ordres rentre en contradiction avec les principes élémentaires de démocratie.

Heureusement qu'il nous reste la presse pour nous rendre compte que l'on est dirigé par une bande de nullos et de pourritures de premier plan.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 19 Janvier 2011

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Violation du secret des sources : " Le Monde " conteste l'analyse du parquet après le classement de sa plainte
Dans l'affaire Woerth, la police avait cherché à découvrir les sources d'un de nos collaborateurs

Le parquet de Paris a classé sans suite le 11 janvier la plainte du Monde pour violation des sources dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Le dossier, sensible, était suivi de près par le président de la République, et il était difficilement imaginable que le procureur, quoiqu'il s'en défende, puisse prendre une autre décision.

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avait en effet cherché à la demande du chef de l'Etat, en juillet 2010, à découvrir les sources d'un journaliste en se procurant, notamment, les factures téléphoniques détaillées (les fadettes) de David Sénat, le conseiller pénal de Michèle Alliot-Marie, alors garde des sceaux.

La DCRI avait obtenu ces relevés sur simple réquisition des opérateurs téléphoniques, hors de tout contrôle de la Commissation nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), et en s'appuyant sur une lecture discutable de la loi de 1991 sur les écoutes téléphoniques.

La commission, en septembre 2010, puis le directeur de cabinet du premier ministre, en octobre, avaient rappelé à l'ordre le ministère de l'intérieur, en rappelant qu'il était interdit de se procurer directement des données personnelles auprès des opérateurs.

Saisi par Le Monde, le parquet a ouvert une enquête préliminaire, mais le contre-espionnage, couvert par le ministère de l'intérieur, s'est refusé pendant trois mois à fournir le détail des " vérifications techniques " qu'il avait engagées. Le procureur de Paris avait paru un temps s'en émouvoir, mais s'est, semble-t-il, fait une raison.

Pour le parquet, les infractions dénoncées le 20 septembre 2010 par le quotidien ne sont pas " suffisamment caractérisées ", écrit le procureur adjoint Jean Quintard. D'abord parce que la loi du 4 janvier 2010 sur la violation du secret des sources n'a pas prévu de sanctions pénales, et est donc inopérante.

L'atteinte à la liberté individuelle, aussi évoquée par la plainte, ne serait pas constituée parce que la loi ne vise en réalité que la liberté d'aller et venir, plusieurs jurisprudences allant en effet dans ce sens.

Le troisième argument est plus opaque. La plainte visait " le fait, par un dépositaire de l'autorité publique, de prendre des mesures destinées à faire échec à la loi ". Le parquet estime mystérieusement que le délit n'est pas constitué " dans une espèce où, si violation de la loi il y a, elle ne serait que le moyen de l'action mais non son but ".

Sans aucun contôle

Quant à la violation du secret des correspondances, elle ne concernerait pas les fadettes, alors que la loi de 1991 semblait au contraire placer les écoutes et les facturations détaillées sous le contrôle de la CNCIS. Ces fadettes sont bien, pour le procureur, des données personnelles, mais le délit de collecte déloyale de ces données n'est pas constitué " dans la mesure où les données recueillies sur les fadettes ne sont pas venues alimenter un fichier " : l'argument est mince, et d'ailleurs non vérifié.

Enfin, " l'élément intentionnel " d'une violation du secret professionnel des opérateurs téléphoniques qui ont livré les fadettes n'est pas établi, " même si a posteriori - Le Monde peut - discuter de leur légalité ", conclut le parquet.

En somme, des policiers peuvent, sans aucun contrôle, demander à votre insu vos relevés téléphoniques, savoir à qui vous avez téléphoné, de quel endroit et pendant combien de temps, sans que le parquet y voie malice.

Le Monde conteste l'analyse du procureur, et ses avocats, Mes Yves Baudelot et Catherine Cohen-Richelet, ont saisi, le 10 janvier, le doyen des juges d'instruction pour que la plainte soit confiée à un magistrat indépendant. Si le parquet estime à nouveau qu'il n'y a pas matière à poursuite, la cour d'appel tranchera. La Cour européenne des droits de l'homme l'a déjà fait en rappelant, en mars 1996, que " la protection des sources journalistiques est l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse ".

Le jour même du classement de la plainte, François Falletti, le procureur général de la cour d'appel de Paris et supérieur hiérarchique du procureur de Paris, rappelait que le ministère public, en France, constituait toujours un modèle et qu'il avait plus que jamais un rôle essentiel de " protecteur des libertés ".

Franck Johannès

Par James Hetfield - Publié dans : Divers
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