Vendredi 22 janvier 2010
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En matière de Basket, la France ne laisse pas jouer ses jeunes pousses prometteuses. Cela pourrait être un immense gâchi et il faut que les entraîneurs Français privilégie leur équipe sur le long
terme plutôt que de viser des résultat immédiats.
Quoiqu'il en soit, cet article est un très bon article écrit par le spécialiste du monde en matière de Basket : Romain Brunet.
Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Décembre 2009
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Le basketteur français, une espèce minoritaire en Pro A
Les joueurs étrangers représentent plus de la moitié des effectifs du championnat de France
BASKET
La Ligue nationale de basket (LNB) organise, mercredi 30 décembre à Paris, son All Star Game. Ce match de gala, qui sert de vitrine au basket français, oppose, chaque année, une sélection des
meilleurs étrangers à une sélection des meilleurs Français du championnat de Pro A.
Problème. Le championnat de France a de moins en moins de joueurs vedettes. Avec seulement sept Français à plus de dix points par match, le jury en charge de la composition des équipes a eu les
pires difficultés pour trouver dix " stars " françaises.
Pour Aymeric Jeanneau, international évoluant à Villeurbanne et président du syndicat national des basketteurs (SNB) : " Il y a trop d'étrangers dans notre championnat, et, du coup, très peu de
joueurs français ont de l'importance et des responsabilités au sein de leur équipe. "
Une étude présentée au Sénat le 21 décembre confirme cette forte présence étrangère. Avec 50,86 % de joueurs étrangers ( 36,41 % pour les seuls Américains), la Pro A est la ligue professionnelle
française qui en accueille le plus.
Cette situation inquiète également la fédération. Jean-Pierre de Vincenzi, le directeur technique national, estime qu'elle reflète " le déni d'une formation qui est pourtant l'une des meilleures
d'Europe ". Il met en avant les bons résultats des équipes de France chez les jeunes, notamment la médaille d'argent obtenue, cette année, au championnat d'Europe juniors (18 ans et moins).
" Parmi les quatre équipes demi-finalistes du championnat, nos joueurs sont ceux qui jouent le moins dans leur propre ligue ", insiste Jean-Pierre de Vincenzi, qui s'appuie sur un document publié
par le SNB. Selon cette étude, deux médaillés français jouent en Pro A, et trois autres en Pro B (deuxième division), pour un total de 152 minutes après dix journées. En comparaison, ils sont huit
en Turquie (médaille de bronze) pour un total de 777 minutes (sept journées). Sept en Serbie (or) pour 822 minutes (dix-neuf journées). Et neuf en Lituanie (quatrième) pour 2 303 minutes (treize
journées). " On forme des joueurs, mais après on ne leur permet pas de trouver un marchepied pour pouvoir accéder à la Pro A ", regrette Jean-Pierre de Vincenzi.
René Le Goff, président de la Ligue nationale, ne fait pas le même constat. Selon lui, le basket français est victime de son succès : " Si nos joueurs restaient dans le championnat, il n'y aurait
pas de problème. Mais ils partent trop tôt. "
Trois Français ayant participé au All Star Game en 2009 ont ainsi quitté la Pro A l'été dernier : Amara Sy, Alain Koffi et Nando De Colo. Le premier tente sa chance aux Etats-Unis, et les deux
autres jouent en Espagne. Plus d'une vingtaine de Français évoluent à l'étranger, dont onze en NBA. René Le Goff considère que la Pro A vit " une période de transition ", et rappelle que le All
Star Game peut aussi révéler des joueurs, puisque " personne ne connaissait Nando De Colo il y a deux ans ".
Le SNB fait valoir que l'expatriation ne concerne qu'une minorité de joueurs, et que des mesures s'imposent. Il doit discuter avec la LNB de la mise en place d'un quota maximum de cinq joueurs non
formé localement par équipe. Une solution déjà critiquée. Certains font en effet valoir qu'un joueur comme Joakim Noah, entièrement formé aux Etats-Unis et pourtant français, ferait partie de cette
catégorie.
Romain Brunet
basket.blog.lemonde.fr
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